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Mais pourquoi Markdown…? | 2

Oui, je suis polyapps…

dans dans mon bocal | écrire | outils

Ceci est une suite à ce premier billet sur urbanbike

Tout ce qui peut ressembler à une mode, un engouement, génère rapidement exaspération et remarques caustiques…! L’explosion des traitements de texte dédiés au Markdown dans l’AppStore n’échappe pas aux commentaires critiques.

C’est jamais méchant, souvent ironique… Et démontre essentiellement un manque de connaissance quant à l’histoire des traitements de texte !

Récemment, j’ai réagi à un commentaire sur le blog de @david_bosman qui m’avait amusé…

Ce n’est pas parce que je n’utilise pas le .TXT ni ne maquille mes textes avec des astérisques et des dièses que je ne suis pas sérieux…

Plus récemment et ailleurs…

Eh bien moi, je ne tombe pas dans les filets de Markdown dont tout le monde parle en grand bien. Même problème qu’avec LateX : j’ai acheté un Mac pour sa simplicité, pour voir ce que je fais, et pour avoir une mise en page immédiate. Tant pis si je dois le faire dans des applications propriétaires. Au pire. je peux perdre quelques documents, je préfère plutôt que ne rien voir ou devoir faire un travail de “traduction dans ma tête”. Ras le bol des balises !

N’étant plus le bienvenu sur ce site, je n’ai pas cherché à réagir.

Mais pourquoi opposer Markdown et bureautique ?!

Il est tout à fait normal de ne pas apprécier la simplicité du texte nu associée à l’idée plus sotte que grenue (sic !) d’ajouter quelques balises enfantines pour rappeler que cette sélection est en gras, cette autre en italiques. Ou encore cette phrase précédée de ## un titre de niveau 2…

Je comprends parfaitement que Vincent, François, Paul… et les autres utilisent d’autres produits ou, plus simplement, n’en perçoivent pas l’intérêt pour leur usage…

Chacun fait ce qui lui convient. Comme en photo, chacun utilise le boîtier qui lui convient pour faire des images. L’important est bien la photographie in fine.

Ici, c’est pour écrire sans être distrait et, néanmoins, styler son texte à la volée.

Cela me remet en mémoire l’affrontement un peu ridicule dans les années quatre-vingt des utilisateurs de calculatrices Texas Instruments versus celles griffées HP. Ces dernières utilisaient la notation polonaise inversée qui a fini par péricliter car A Enter B + semblait plus difficile à employer que A + B =. PCalc, la calculatrice de James Thomson, propose les deux manières de calculer, ce qui met tout le monde d’accord. Pour ma part, je reste fidèle à i41cx+ depuis ma toute première HP 41CV…

Bien avant WYSIWYG ou Markdown, les macrocommandes de WordPerfect !

Chers Vincent, François, Paul, personne (certainement pas moi) ne va vous obliger à passer au Markdown.

C’est pas votre truc, point barre. Restez avec des outils bureautiques qui vous permettent de voir la mise en forme de votre texte. Moi-même ai commis plusieurs bouquins sur et sous Word (dès 1987) et j’aimais passionnément la version 5.1b

Mais après 40 ans passés à tapoter avec deux doigts et le pouce, j’ai opté tout seul (personne ne m’a forcé) pour MultiMarkdown et Markdown.

Par contre, prétendre que d’user de balises revient à maquiller son texte (je fais un combo de citations) est tout aussi crétin (…et je pèse mes mots) que les premiers arguments des détracteurs du WYSIWYG qui ne juraient alors que par WordPerfect, …un traitement de texte professionnel dans les années 80 qui permettait d’éditer en clair le formatage de son texte

Je n’évoquerais même pas les claviers de saisie des photocomposeuses professionnelles (petite pensée pour les Fontenaille…).

@urbanbike

Ici, sous Editorial sur iPad…

Alors, oui. Par un de ces retournements ironiques de l’histoire, nous voilà à baliser (de manière nettement plus aisée que sous WordPerfect) nos textes mais cette fois ci avec des objectifs qui échappent souvent à l’utilisateur lui-même.

Universel et non propriétaire

Quand je lis « Tant pis si je dois le faire dans des applications propriétaires » (sic !), c’est oublier quelques accidents industriels qui ont coûté cher à nombre de professionnels. Dans mon cas, c’est l’abandon de Mac par FrameMaker (c’est même à cause de cela qu’urbanbike est né, voir les billets ad hoc dont celui-ci). Mais c’est aussi en 2006 l’abandon de Visual Basic sur Mac, etc.

Du coup, quoi de plus banal qu’un fichier .txt (même s’il se nomme ailleurs .md). Quoi de moins lourd que l’ajout de ces ** de part et d’autre d’un mot pour signifier qu’il est en gras…?

Mieux, les traitements de texte évoluent et interprètent ces infos pour afficher dans la bonne graisse…!

@urbanbike

…saisie…

Bref, du WYSIWYG sans le poids des fichiers…

@urbanbike

…preview…

Enfin, qui dit balises, dit capacité à transformer ce texte en autre chose. En PDF, HTML, RTF, ePub, DOCX. Et ceci en utilisant, en sus, une — ou plusieurs — CSS (feuille de style) pour gérer taille, couleur, typos des diverses sorties…

  • Pourquoi pensez-vous que Brett a sorti la version 2 de Marked…?
  • Que Olivier a mis à jour en 1.5 sous OSX son iA Writer ?
  • Ou encore que The Soulmen peaufine le retour d’Ulysses…?!
  • Etc.

De plus (…d’ou le sous-titre emprunté à David), ce balisage me permet de changer d’outil (de tournevis, quoi…!) quand je le veux et, ce, quelque soit l’OS… Pourvu que l’on ait l’ivresse… CQFD…!

@urbanbike

Ici, sous MultiMarkdown Composer sous OSX… Elle est où « la traduction dans ma tête »…?!

Note de fin : Et MultiMarkdown…? Pour ma part, c’est aussi cela qui m’intéresse. Mais attention : J’ai lu récemment que Mou proposait gratuitement de faire ce que MultiMarkdown Composer fait de manière payante. Non Frédric, Mou ne propose que du Markdown. L’erreur vient de la prévisualisation quasi identique du résultat en regard du balisage…

le 29/09/2013 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #