Quid des repas moyenâgeux
Retour d'expériences culinaires…
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ancres |
dans mon bocal
La curiosité est un très bon défaut contrairement à tout ce qui nous a été enseigné durant des millénaires. Tester, goûter, comprendre par soi-même est une méthode indispensable — avec un minimum bon sens, bien entendu — pour découvrir le monde. Mais aussi des recettes oubliées…!
Parfois ces expériences sont un peu extrêmes (sic !), se dire que l’on aurait peut-être dû écouter les protestations de nos petites voix intérieures à la lecture des ingrédients du bocal que l’on s’apprête à réchauffer…!
Mais en même temps, dommage de ne pas tester.
Ail et gingembre, châtaignes et civet de cerf, certes. Mais pourquoi avoir fait tomber un seau (j’exagère à peine…) de cannelle dans la préparation ? Une sauce trop corsée pour masquer dans tous les sens du terme le goût du gibier ?
Interprétation des anciennes indications
Si, à l’époque, l’hygiène était douteuse, les viandes souvent méchamment faisandées, pourquoi ne pas adapter ces brouets médiévaux ?
Car, si l’on suit scrupuleusement les indications laissées par les anciens, cela donne des préparations fortes en bouche qui explosent nos palais, dixit ma team familiale d’experts…!
C’est d’autant plus dommage que l’idée de retrouver ces saveurs d’autrefois est réellement intéressante. Aussi, pourquoi ne pas proposer deux gammes, la gamme actuelle cf. celles de la cour des saveurs qui reprend ligne à ligne les indications des ouvrages de cuisine et donc nous amènent à des expériences culinaires amusantes. Et une gamme revisitée sur les mêmes bases mais avec une lecture nettement soft de ces préparations ?
Pourquoi…? J’ai toujours en mémoire l’excellente glace au thé vert de chez Kinugawa dans sa version à destination de nos palais occidentaux alors que celle servie aux clients japonais est nettement plus… retenue. Bref, subtile.
Tout ceci m’a remis en mémoire le Moyenâgeux de l’oncle Georges…
À la fin, les anges du guet
M’auraient conduit sur le gibet.
Je serais mort, jambes en l’air,
Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L’herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds
Les ribaudes apitoyées…!