Urbanbike

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Réponse à côté de la plaque

Moi aussi je peux troller…

dans dans mon bocal | groummphh

Ce n’est pas sur le bon site sur lequel je réponds mais c’est du vécu sur urbanbike également…

Depuis une décennie, j’en ai reçu des courriels de lecteurs sympathiques (sans ironie) m’expliquant en toute bonne foi comment faire un vrai blog et me recommandant de m’inspirer de tel ou tel qui était nettement plus ceci, voire plus cela [1]

  • me suggérant de changer la largeur de la colonne (qui est restée à 450 pixels)
  • d’opter pour une autre couleur que le rouge
  • de remplacer mes petites fleurs par d’autres sujets plus graphiques
  • d’ouvrir (un grand, grand classique…) les commentaires
  • d’avoir des flux RSS fractionnés selon les catégories
  • d’ajouter un nuage de mots clés…
  • Etc.

Ou de fractionner les articles pour avoir juste le début du billet comme sur les vrais sites avec un lire plus… pour leur éviter de perdre du temps…

Attendez : mais si vous avez déjà trouvé un site qui réponde à tous ces critères tant fonctionnels qu’esthétiques, continuez à le lire. Ne me demandez pas de le singer, de bâtir ici une pâle et rassurante caricature de ce que vous avez l’habitude d’apprécier[2].

Bref, je ne cherche pas à être nominé, reconnu, interviewé, me retrouver dans un quelconque top ten de je ne sais quel classement ! C’est vous qui organisez inconsciemment une compétition entre sites, compétition auxquels certains sont sensibles.

Moi, je m’en fous. Même sans lecteurs, urbanbike va continuer à débiter ses fadaises, billets, chroniques — salades — parce que j’aime écrire pour moi-même, n’ayant pas de mémoire et recherchant dans cette base des infos qui se sont évaporées. Dont acte. Si vous venez, ce n’est pas par pur (formule rigolote ! pas par pur…) masochisme, rassurez-moi ?

@urbanbike

Le seul truc auquel je viendrais un jour est passer cet espace en responsive, Richard de Monarobase a déjà ébauché une maquette fonctionnelle…

Par contre, peu m’ont demandé s’ils pouvaient soutenir ce site qu’ils prennent plaisir à lire régulièrement et qui fonctionne sans… rien [3]. Juste à l’énergie et, parfois, avec des billets de mes amis Lukino et Vincent. Or ces derniers ont également des activités professionnelles, ne vivent pas plus d’amour et d’eau fraîche que moi.

Bref, ceci pour dire que parfois quand je lis un tweet, un mail qui n’a rien de méchant (j’insiste sur le rien de méchant) mais maladroit, émis par une personne que l’on aime bien (j’insiste aussi sur ce point…), cela vient involontairement cisailler ma bonne humeur.

En gros, même si je comprends le point de vue de mon intervenant, cela revient à me faire remarquer que la couleur du ruban qui entoure mon dernier billet n’est pas de la bonne teinte ou que l’auteur de ses lignes a encore oublié de cirer ses chaussures [4].

Pas méchant mais décourageant !

Et là, tu te dis que ton mode partage, ce temps passé à décortiquer telle ou telle app, tu pourrais le passer à faire autre chose. Regarder la TV (non !), finir la pile de livres qui tangue à côté de ton lit (aie !), faire un nouveau tour au Potager du Roi (heuuu, non, j’ai pris ma dose de pollens hier…), me balader avec ma tribu (oui !), écouter du jazz, cuisiner (on me dit non dans mon oreillette…), aller voir de vieux copains, etc.

@urbanbike

Et puis ça passe.

Et je me remets à écrire un petit billet d’humeur pour vider mon sac. Comme celui que vous venez de parcourir.


  1. Sites qui, souvent, soit ont disparus corps et bien ; soit publient un billet tous les mois en r… Mais il faut reconnaître qu’ils étaient beaux et sentaient le flash chaud !  ↩

  2. C’est comme en cuisine, évitez en ce cas les nourritures exotiques…!  ↩

  3. Je ne reviens pas sur la pub. Il n’y en a pas. Cela fait des années que je pense que ce n’est pas le bon système pour vivre de son travail. Quand je vais chez mon boulanger, je paye 1,10 € pour sa banquette tradition que je récupère toute chaude et craquante et que je partage le matin au petit déjeuner en famille. Pas d’open baguette, j’ai plaisir à acquérir un produit de qualité que j’ai choisi entre tous les boulangers de mon quartier (…chez qui je me rends quand celui-ci fait relâche). Mais mon boulanger me vend un produit physique. Je ne vous vends rien. Et, d’ailleurs, qui serait enclin à acheter un peu d’Urbanbaguette ou de Tiaaft aux pommes ?  ↩

  4. Ce que je fais rarement, je le reconnais, après l’avoir fait un an durant au 1er régiment du Train. De vrais miroirs mes Rangers alors.  ↩

le 08/05/2013 à 18:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #