Retrouver l’envie d’écrire …avec un iPad
Hop, incorrigible, j’en remets une couche !
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Après plusieurs semaines (déjà !?) devant l’écran du iPad Pro, quelques réflexions que je pose — à nouveau — ici. Cette envie d’écrire passe — j’insiste — par :
- cette épatante possibilité de le faire à la main directement sur l’écran de l’iPad, en laissant un dispositif astucieux, Stylus, reconnaître et traduire ma graphie en caractères d’imprimerie
- et ce, de manière fluide, à la volée !
- le Pencil d’Apple est parfait… pour dessiner (je vais y revenir)
- le choix du traitement de texte devient — façon de parler — secondaire pour le coup…
- …même si les outils markdown habituels restent irremplaçables
- …ce qui est désormais tout aussi clair dans ma pratique après quelques semaines, c’est que je n’aime pas du tout le bruit de la pointe du Pencil sur la vitre. Mais pas du tout !
- que je n’aime pas la glisse trop rapide du Pencil sur cette même vitre
- la bonne surprise est que je peux écrire des heures en silence avec une simple pointe caoutchouc…
- que je retrouve en écrivant — au lieu de taper sur les touches d’un d’acier — une plus grande fluidité entre ma main et ce qui ne sert de cervelle (!), comme quand j’étais étudiant naguère…
- même si cela m’a demandé quelques efforts au départ pour que ma graphie soit reconnue
Déterminer ensuite “si” ce qui est écrit à la main est meilleur qu’une saisie du clavier est une autre histoire… d’autant que je corrige mes premiers jets… au clavier !
En effet, je ne suis pas péremptoire, je vais — comme tous les paresseux — au plus pratique. Si le stylet m’est plus agréable pour rédiger un premier jet, je ne vais pas jeter pour autant mon clavier aux orties ! Même virtuel !
Le bruit et la glisse, non merci !
Ce n’est pas un extravagance, mais un constat, une banalité. Disposant d’un bamboo Wacom et d’un Apple Pencil, je n’ai pas eu longtemps à me prononcer : je préfère la pointe qui reste “accrochée” à l’écran et qui ne fait “pas” de bruit.
C’est tout.
Dernier avantage à l’usage, pas besoin de recharger (!) le stylet à pointe caoutchouc, juste penser recommander des pointes dures chez Wacom …au prix du caviar.
Saisie non liée à un format
Quel que soit l’endroit (l’application…) où je saisis mon texte, il me suffit de le copier vers le traitement de texte de mon choix avant, bien entendu, de le baliser en Markdown.
Aussi, le seul truc à ne pas oublier est, accessoirement, de déplacer ce contenu.
Pour éviter ce qui précède et les désagréments qui peuvent en découler, j’ai opté à 99% pour Drafts 4 car je dispose…
- d’une barre additionnelle adaptée à mes besoins…vu que je peux personnaliser celle-ci intégralement
- d’un excellent système de versioning
- …synchronisé via iCloud
- d’un nombre redoutable d’actions prêtes à l’emploi pour exporter mes notes vers d’autres traitements de texte, vers d’autres solutions de stockage
Modifier ses habitudes
Tout ceci pour rappeler qu’il n’est “pas” inutile de remettre en question nos habitudes, éviter de s’enfermer dans des routines sans les remettre de temps à autre en cause, analyser ce que chaque nouvel outil peut nous apporter… au risque, bien évidemment, de devoir changer nos pratiques actuelles pour de nouvelles, souvent “plus” confortables !
Mais ce qui va vous bloquer après lecture de tout ce qui précède, vous retenir même d’essayer, c’est ce que l’on nomme la résistance au changement ! Florilège…
- j’ai toujours fait comme ça jusqu’à présent
- je tape très vite au clavier
- pffff ! l’iPad n’est pas pratique déjà avec un clavier, alors avec un stylet !
- j’écris très mal
- pas envie de changer
- pas de temps à perdre
- après les vacances si j’y pense
- c’est la nouvelle marotte de JC après le Markdown !
Tout ce qui précède dans cette liste n’est pas totalement faux ! Même le dernier point.
Il n’empêche qu’écrire naturellement à la main (et donc au stylet) sur l’écran d’un iPad fait partie des expériences les plus agréables, informatiquement parlant, ces derniers mois.
À vous d’essayer.

Notez qu’il y a des trucs plus rigolos qui se mettent en place (…j’ai lu trop de livres de Philip K. Dick). Ainsi ceci : Facebook and Google may be using copyright scanners to suppress ‘extremist’ speech | The Verge.
Ah…! Qui va nourrir les algorithmes ?
Qui va décréter que tel texte est un texte heuuuuuu extrémiste ?
Même si aujourd’hui, dans ce moment particulier, on peut y trouver un intérêt, demain on pourra censurer toutes les pensées divergentes, tous les textes un peu trop critiques vis-à-vis, je ne sais pas… d’une décision, d’un gouvernement, etc.
Et silencieusement, à votre insu.
…Vous ne le saurez pas vu que le méchant texte aura été neutralisé en amont…
Notez que le procédé n’est pas nouveau… On mettait bien les textes qui dérangeaient naguère à l’index expurgatorius… L’histoire est un éternel recommencement…
Les deux applications citées dans ce billet sont Stylus ⚑ (Gratuit) et Drafts 4 ⚑ (9,99 €).