Suivre ou ne pas suivre : That is not the question!
Twitter, blogs et ego à la con
dans
ancres |
dans mon bocal |
groummphh
Ces deniers mois sur Twitter, j’ai peu à peu cessé de suivre certains comptes de personnes que j’aime bien. Parfois, je les avais parfois muté depuis quelques semaines, voire mois.
Pas de haine, pas de profonde détestation, pas d’indifférence !
Juste que ma vie n’est pas sur Twitter même si j’apprécie énormément ce service d’informations instantanées, d’échanges.
Mais pour échanger, il faut être deux. Avoir des lecteurs muets est une chose et je remercie à nouveau ici tous ceux qui ont encore la faiblesse de croire que mes tweets peuvent les intéresser.
Par contre, cesser de suivre une personne n’est pas un signe de mépris ou de désintérêt. Juste que les conversations initiées par eux sont trop souvent à 10 000 lieux de mes propres centres d’intérêt, préoccupations et que je n’arrive pas à suivre une vingtaine de conversations en même temps.
Ma fille ne peut en suivre qu’une à la fois et a besoin de l’épuiser, comprendre, aller jusqu’au bout et non bifurquer en cours de route. C’est une spécificité des autistes. Elle est rejetée au collège pour cette particularité, n’arrive pas à papillonner d’un sujet à l’autre comme ses condisciples. Étonnant rappel.
Ensuite, j’ai de moins en moins de temps.
Je ne peux à la fois suivre tous ces bruissements sur Twitter et écrire. J’ai cessé de poster sur G+, cessé de jeter un œil sur linkedin, passe une fois par semaine 5 minutes sur Facebook, ne poste plus sur instagram et ses concurrents, n’utilise quasiment plus flickr.
Pas une crise vis à vis des réseaux sociaux, juste que ma vie n’est pas sur ces réseaux au risque de ma répéter.
Et tumblr ? Je me suis bien amusé depuis deux ans, ai posté quasiment 7000 billets. Bref, j’ai joué le jeu à fond. Mais bon, pour poster des infos qui n’intéressent que moi en définitive. Évoquer l’état de la planète et pointer quelques chouettes architectures, je vais rapatrier ces thèmes sur urbanbike.
Bref, à l’orée de mes 60, je fais le point.
Inversement, qui a relayé ma colère vis à vis de la suppression des jardins potagers des Mortemets ?! J’ai écrit pas mal de billets à ce sujet, mais manifestement, intérêt proche de zéro.
Alors, je vais me concentrer sur urbanbike mais également sur photager qui va finir par remplacer behindtheleves dans les mois à venir, tuer inexten.so avant que la pub promise par Yahoo s’invite dans tumblr, fermer flickr. Et passer plus de temps à écrire pour @tiaaftmag.
Dans un quart de siècle, je serais en mode légume (ou liquide…!) si je survis jusque là. Ou mouru…!
Alors, dans cette perspective de fin de parcours, pas la peine de se disperser (…juste les cendres à la fin !) mais se concentrer sur l’essentiel : ma tribu et mes activités.
Reprendre la photo même si je ne suis pas un super technicien ; reprendre mes projets d’écriture même si je ne suis pas un styliste ; reprendre le temps de me balader pendant que je peux le faire sans déambulateur ni chaise roulante ! Et ce, avec mon coach de (déjà !) 16 ans, me faire boxer (!!) par mon grand de 20 ans. Et, bien sûr, partager ces moments avec mon associée de toujours.
Rappel : la vie est courte, brève ! Que la votre soit intense !
EDIT de 14:30 : comme je me suis fais engueuler (amicalement) par Franklin et Got, je pense ne pas fermer inexten.so… Merci de ce soutien par Mail et merci pour vos réactions…