Tenseurs et toiles
Araignées ou ingénieurs…?!
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En me baladant avec ma fille sur les sentiers côtiers du côté de Kerzo, nous sommes tombés sur une toile gigantesque (…non représentée dans les photos qui suivent), quasi à l’horizontale, accrochée sur trois épineux différents. Un bon mètre séparait chaque attache.
En nous approchant, ce qui nous a frappé, ce sont les dispositifs de haubanage des câbles principaux sur les ajoncs, sachant que le vent souffle en force par ici.

Bref, la question qui m’agite est comment une araignée peut matérialiser ces ancrages dans l’espace, penser sa toile à partir des trois points séparés.
Puis démarrer son ouvrage en accrochant d’abord sa toile à deux points d’attache, accéder au troisième, décider de la hauteur de ce dernier appui qui va conditionner tant l’efficacité de sa toile, sa tenue au vent et à la pluie.
Et, accessoirement, décider de sa survie : pas d’insectes attrapés, pas de nourriture et donc d’énergie.
Mais elles se laissent porter par le vent est une réponse tout à fait acceptable.
Certes mais j’ai assez de mal à le concevoir.
Cas isolé ? Bien sûr que non.

En circulant sur le chemin qui mène à Borménahic (…par temps sec comme par temps de pluie…!), après les moutons qui remplacent désormais les maraîchers, plein de toiles habitées attendant leurs proies.

Et toutes avec des tenseurs sophistiqués, certains accrochés sur des graminées !

Mais l’epineux semble plus efficace…!

D’autres options solutions étonnantes…

Bref, il suffit d’observer pour être surpris.

Sans oublier la chorégraphie des araignées achevant le tissage de leurs toiles, un ballet impressionnant de précision qui démarre par la périphérie pour finir sur le centre de cet ouvrage remarquable.

Je reconnais que mes idées préconçues sur les araignées se sont volatilisées depuis quelques années. Je les regarde avec sympathie.
Si les araignées crabes se planquent entre les pétales non loin des pollens pour accrocher les butineuses distraites, celles qui tendent ainsi de véritables pièges de fils sont des ingénieurs sidérants.
C’est un des agréments de la photo rapprochée, la prise de vue numérique permet de contempler tranquillement sa moisson d’images sur son écran.
Note de fin : Les gouttes d’eau permettent parfois de noter d’autres détails… Et de mieux lire la structure.

Nous avons beaucoup à appendre de la nature au lieu de continuer à la détruire.

Ce qui me sidère, c’est que cette destruction n’émeut plus personne, notre monde étant trop occupé à se massacrer également aux quatre coins de la planète.