Textkraft 2 sur iPad pour le français
Rapide prise en mains d'un traitement de texte avec assistance à l'écriture
Avertissement : si on n’y prend garde, cette application peut avoir une grande propension à planter en cours de rédaction sans avoir enregistré temporairement le fichier en cours d’utilisation. L’auteur de ces lignes est rapidement revenu à un principe d’écriture en ne lui communiquant qu’un texte à vérifier, écrit préalablement sur Daedalus touch et convenablement stocké sur ce dernier. En fait, ces capacités explosives se règlent en majeure partie via les Réglages en glissant le curseur à fond vers le mode tortue…!
Rédiger avec le concours d’un correcteur orthographique en arrière-plan est une expérience nouvelle et originale. Je ne suis pas un aficionado de cette solution mais je reconnais qu’elle peut contribuer à rendre un billet insipide plus dynamique. Ou moins insignifiant, au choix. Bref, je ne regrette nullement de m’être fait dépouiller de près de 5 euros pour acquérir ce produit. Cela ne va pas améliorer les sempiternelles platitudes que vous lisez sur urbanbike mais bon, vous êtes prévenus.
Bien sûr, tout dépend de ce que l’on a à rédiger mais si vous vous sentiez un peu sec, fatigué, l’ inspiration en berne pour trouver des synonymes, c’est un outil à envisager dans vote panoplie d’auteur émérite !
Sur ce plan, je suis convaincu que Textkraft peut rendre service à nombre de rédacteurs… à la seule condition de cesser de ruiner leur prose par un retrait inopiné de l’écran ! C’est stimulant (il faut se souvenir des parties disparues que l’on réécrit parfois de manière plus succincte) mais cela reste un tantinet agaçant.
Textkraft peut être employé de trois manières :
- comme un modeste traitement de texte avec juste le clavier ;
- ce même clavier surmonté d’une barre additionnelle pour gérer le déplacement du curseur et la saisie de caractères accentués.
- Ou utilisé en mode assistance à l’écriture.
C’est bien entendu ce dernier mode qui m’intéresse. Comment épicer à peu de frais mon indigente production (sic !), devenir un nouveau Flaubert ou Balzac (re sic !). À moi l’usage de ces nouveaux nègres numériques !
Cette assistance ainsi que la barre additionnelle peuvent être désactivées à tout moment. Le correcteur orthographique du iPad activé ou non. Seuls manquent à l’appel malheureusement TextExpander comme une assistance au balisage Markdown. Cette dernière pourrait très facilement être ajoutée, des options d’ajouts de guillemets sont en place, reste à leur adjoindre quelques balises ad hoc.
À noter cette palette pour des caractères particuliers.
Ajoutez à tout ceci la possibilité de paramétrer la couleur de l’écran, choisir sa typographe, définir l’interlignage comme la taille en points et vous avez face à vous un outil de rédaction qui n’est pas déplaisant même si, très vite, vous allez basculer en mode portrait pour lire plus de trois lignes dès lors que vous optez pour l’assistance à la rédaction ! Ici, pour des raisons indécrottables d’habitudes, je suis resté en mode paysage.
Le principe est assez simple : au fur et à mesure que vous écrivez, Textkraft vous propose des mots en relation avec votre saisie.
Un appui sur plus permet de poursuivre l’exploration des mots proposés…
Vous pouvez alors en sélectionner un pour remplacer le dernier terme entré ou consulter — sans quitter l’application — un dictionnaire en ligne (à la seule condition d’être connecté à l’Internet, CQFD).
Il est dommage de ne pas pouvoir effectuer un double tapotement sur un mot proposé dans la sélection de mots affichée pour remplacer celui en vigueur. Bref, côté ergonomie, cela n’est pas toujours très intuitif.
Mais je reste convaincu que cela va s’améliorer, j’ai démarré avec la version 1.0 de Textkraft en anglais l’an passé et notez que je n’ai jamais évoqué ce produit auparavant. Là, en version 2.x, c’est devenu utilisable.
Revenons à nos moutons. De fait, la couleur des bulles est capitale.
- Un filet vert indique que le terme saisi est correctement orthographié, brun que ce n’est pas le cas !
- Un filet jaune entoure les termes alternatifs (ambré à la place de jaune, par exemple)
- Un filet magenta des propositions à partir des lettres composant votre mot.
- Un filet brun entoure des termes qui peuvent s’ajouter au mot sélectionné : au mot surprise, Textkraft va vous proposer du chef par exemple ; au mot dernier, Textkraft va vous proposer des mohicans !
- Un filet bleu le même terme au pluriel ou au féminin. Ou encore conjugué.
- Une bulle plus (voir plus haut) permet d’afficher plus de termes si nécessaire dans une de ses catégories, etc.
- je n’ai pas pu activer les bulles grises, ce sera pour un prochain billet.
Vous pouvez, en théorie, sauvegarder votre texte dans DropBox, utiliser une option de sauvegarde (…je n’ai pas tout compris me semble-il mais, à ma décharge, un réseau internet poussif) et même iCloud. Consultez le mode d’emploi qui n’est, certes, disponible qu’en allemand et en anglais. Vous verrez qu’il y’a pas mal de fonctions dont une étonnante recherche remplacement ou une analyse des fréquences de votre texte comme le fait Phraseology.
La réactivité des propositions comme de nombreuses options sont disponibles via Réglages. Là, la surprise vient des nombreuses fautes de français dans ce panneau, bévues que je tiens de suite à relativiser.
De fait, Textkraft est un produit qui a d’abord été conçu pour l’allemand. Puis adapté à des dictionnaires anglais, espagnols et français. Je ne sais pas comment il fonctionne mais il puise essentiellement en cours d’utilisation dans une base de données. Demain, son principe peut être déployé pour d’autres langues de manière quasi mécanique. Bref, tout dépend de la qualité de la base de données lexicale. Ce que je constate, vu de ma tablette (sic !), c’est que cela fonctionne.
Alors n’attendez pas de miracle mais bien de disposer d’une palette de mots concomitants à chaque fois que vous saisissez un mot. Et, à l’usage, ce n’est pas désagréable..
Mais faites des tests, modifiez les réglages pour obtenir la meilleure combinaison. Et, surtout, trouvez le mode de fonctionnement le plus adapté à votre manière d’écrire. Pour ma part, je reste partisan de saisir mon texte sur Daedalus touch }— sans aucune autre assistance que ma bonne ou mauvaise humeur (!), de baliser en Markdown puis, accessoirement, de le vérifier et embellir si nécessaire dans Textkraft. Puis de revenir sur Daedalus touch via un simple copier-coller du texte.
Par contre, je suis persuadé que la prochaine génération de traitements de texte va intégrer de plus en plus de dictionnaires en son sein. J’avoue qu’une intégration du Dixel ou du Robert dans Daedalus touch, çà aurait du sens. Ben, oui, je rêve.
Nb : bon, vous découvrirez tout seul les 5 pages utiles pour bosser, l’option en bas à droite pour activer automatiquement ou pas le clavier, le mode de recherche, etc. Et que l’application ne prend pas en compte certains caractères comme celles utilisées par les balises Markdown, ce qui est parfait…
À suivre…