Voyage et internet en pointillé, la belle affaire…
Pas déplaisant de se retrouver sans “bruit de fond”…
dans
ancres |
dans mon bocal
Ces notes ont été rédigées en majeur partie la semaine dernière et complétées hier…
Cela fait déjà une longue semaine que je suis à la portion congrue pour ce que relève de la connexion internet. Et cela ne s’arrange pas en fin de parcours avec, dans le dernier gîte perdu dans la garrigue, une connexion en bout de ligne (…comprendre, au bout du raccordement au DSLAM à trois kilomètres via un relief tourmenté…). Sans oublier le réseau téléphonique qui n’est capté que sur un coin de terrasse.
Dans le gîte précédent, c’était une seule connexion internet à la fois via les identifiants fournis. C’est à ce moment que j’ai regretté de ne pas avoir investi quelques euros dans un outil de redistribution.
Comme pour nous rappeler la faiblesse des connexions en pleine nature, hier, un épisode météo violent avec de splendides éclairs et assourdissants coups de tonnerre a eu raison d’intenret. Nous allons partir en laissant nos hôtes en grande discussion avec le support de leur opérateur. La dernière fois, ils ont supporté 21 jours d’interruption.
De fait, ce n’est pas mal de se poser, de prendre le temps d’écrire, de lire, de ne plus être au courant des aléas du monde même si Twitter reste un allié fidèle quand j’arrive à le relever. L’actu du monde en 140 signes, c’est amplement suffisant.
.txt et Markdown
L’avantage d’écrire en utilisant des balises Markdown est de ne traiter que des fichiers fort légers. C’est bien dans ce type de situation réelle que l’on apprécie certains choix qui font sourire les apôtres du .doc. Quand tout fonctionne, synchroniser mes textes écrits dans Editorial via DropBox se déroule sans angoisse.
Bref, voyager en prenant en compte ces accidents possibles permet de conserver ses derniers cheveux. Le forfait 4G toutes options ne changera rien.
Apprendre la patience et à improviser selon les circonstances est quasiment une petite leçon de vie, un rappel modeste.
Je suis parti avec fidèles iPad et iPhone. Mais j’ai évoqué cela récemment.
Orages et météo
Se souvenir que voyager est s’exposer à supporter des événements climatiques qui sont, je le note depuis quelques années, de plus en plus fréquents et puissants. Ainsi ces orages violents qui bombardé dès minuit la vallée ont raviné au passage le chemin d’accès.
Aussi, relativisons : pas d’arbre abattu, de route coupée, de coulée de boue, de rupture d’électricité, juste une connexion tombée, quelle aventure…!
Mais il y a aussi de bonne surprises. Ainsi, en explorant les abords, j’ai trouvé une connexion FreeSecure distribuée depuis une maison éloignée. Suffisant pour relever Twitter et mes Messages via l’iPhone.
Grave ? Assurément pas…!
Bref, même si cela peut être frustrant (sic !), vivre quelques jours sans réseau n’est pas une catastrophe. Mieux, découvrir la musique du vent dans les frondaisons, celle du ressac sur les côtés en furie, épier les cigales ou les chants des oiseaux selon l’endroit où l’on se trouve est parfois une découverte pour ceux qui vivent avec un casque vissé sur leurs oreilles.
Sur mon ile, les coupures de tous ordres arrivent régulièrement avec les tempêtes. On se déplace alors (…après coup bien entendu) en vélo pour trouver quelques kilomètres plus loin un accès internet si urgence. Mais le vrai problème reste une mer formée qui empêche la rotation des ferrys. Et nous coupe pour de bon du continent.
Le spectacle dantesque des vagues, de l’écume, de la force des vents est bien plus impressionnant que n’importe quel jeu 3D… Juste s’assurer en permanence, se faire déséquilibrer sur un sentier côtier peut être fatal, pas de seconde vie, pas de bonus. Et pas de secours, le CHU de Vannes s’atteint uniquement en hélicoptère… si ce dernier arrive à décoller.
Alors, dans ces moments de non connexion, ouvrir les yeux, être à l’écoute de la nature et se rappeler que c’est déjà fabuleux d’être en vie dans un pays où les seuls gros incidents sont pour l’heure des grèves… et non des guerres confessionnelles.
Zut, je deviens sentencieux… Comme un vieux con.
