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Workflow et Day One 1.9 sous OSX

Sur 10.7, 10.8 comme 10.9

dans dans mon bocal | écrire | usages

Billet sans copies d’écran (nouveau concept !)

Hop, Day One est arrivé cette semaine en version 1.9 sous OSX. Pour comprendre pourquoi cela me remplit de joie (si, si…!), c’est tout simplement que les versions iOS et OSX sont quasiment équivalentes même s’il sera nécessaire de disposer de Mavericks (10.9) pour bénéficier de toutes les options de cette nouvelle mouture… Comme je n’ai pas encore installé cet OS, les copies d’écran seront pour plus tard.

Sous Mavericks, vous avez la possibilité d’afficher une carte comme sous iOS et donc de localiser le lieu d’écriture de la page de votre journal ou de la photo qui l’illustre. Néanmoins les utilisateurs des versions précédentes d’OSX ne seront pas pénalisés (je l’ai testé, CQFD) même sans l’affichage de ces cartes (la localisation est bien prise en compte dans tous les cas de figure) et c’est rassurant pour ceux qui ne peuvent ou n’ont pas envie de changer.

Pour autant, ce n’est pas cet aspect que je trouve révolutionnaire. Explication.

Tu l’as vu mon workflow ?

Ce qui me sidère depuis deux ans (…voir cette chronique sur urbanbike), c’est le chemin parcouru entre la cible initiale, une app sous iOS pour rédiger de manière astucieuse ce que l’on peut nommer un journal et ce que Day One est devenu au fil des versions - et sans forcer - tant sur OSX que iOS.

Bref, il est important de revisiter les possibilités de Day One et de ne surtout plus conserver en tête l’image réductrice de l’outil à pondre un banal carnet intime. C’est certes toujours vrai… Mais pas que…!

En effet, il n’y a pas eu de rupture, de remise en question des fondamentaux, juste des ajouts judicieux — une barre additionnelle Markdown sous iOS à plusieurs affichages, la localisation et la météo, le possibilité de lier une photo comme bannière à une entrée,l’emploi de Camera+ sous iOS, l’arrivée des tags… — tout en conservant son principe de base, à savoir ne jamais contraindre l’utilisateur à attribuer un titre ou autre à ce qu’il écrit, seules les dates et heures étant prises en compte dans une sorte de récit chronologique.

Avec cette nouvelle mouture sous OSX qui fait le pont avec la version iOS qui tourne sur iPad et iPhone et se synchronise sans peine, un nouveau cap pour celui qui détourne l’outil comme les intentions de départ, la possibilité penser Day One comme un workflow pour ses textes.

Cela est devenu possible avec trois options à priori banales…

  • l’ajout du balisage Markdown bien entendu en amont,
  • l’emploi de tags qui permettent ultérieurement de n’afficher qu’un pan de vos billets en ne sélectionnant que ceux souhaités.
  • Et, enfin, des options d’export puissantes même si perfectibles, à savoir du pdf.

En effet, il est désormais très facile d’exporter une sélection de vos billets (une journée ou une année, un seul billet avec ou sans des tags) en Markdown.

S’organiser pour écrire

Et c’est ce point là qui est, à mes yeux, remarquable.

Car on conserve en amont toute la souplesse, la légèreté apparente et je n’ai pas peur de le dire, la beauté de l’application.

À ce propos, le bleu vert d’origine a été remplacé par un bleu plus dense qui permet du coup de mieux lire les notes de localisation dans les listes.

Du coup, pour le rédacteur (mettez les termes que vous souhaitez), le voici face à des* écrans qui se partagent sans souci la même base de données XML sauvegardée sur iCloud ou DropBox (sauvegardée plusieurs fois sous la forme de back-up quotidiens, cf. Les préférences), alimentée par des billets démarrés par exemple avec l’iPhone et une photo, poursuivis sur un iPad ou directement sur un Mac.

Pas de souci pour mémoriser les lieux, les infos de l’image ou de l’endroit ou le billet à été écrit sont présentes. Le temps ? Le rappel des infos météo est juste remarquable.

Ensuite, pas de souci non plus pour retrouver un mot avec le search popover appelé d’un simple commande F, pas de souci pour se déplacer de jour en jour ou de billet en billet avec les touches flèches.

À la fin du journal, j’exporte…

Au fur et à mesure de la narration en cours, pas de souci pour taguer chaque billet. Mais le mieux reste encore les fameux #tags comme sur twitter qui, sous Day One, sont reconnus comme tags.

Du coup, avec tous ces outils sous les doigts du rédacteur, facile de mitonner une trame livresque ou autre.

Si le PDF à toujours été correctement exporté (…avec rappel des urls en gris léger en sus des urls cliquables), l’export en Markdown est remarquable car il ouvre la voie à une flopée de possibilités dès lors que son utilisateur prend le temps d’y réflechir…

Donc celle de le retraiter dans dans d’autres applications, je pense notamment à Ulysses III (qui vient également de débarquer en version 1.1), bien entendu, mais aussi à MultiMarkdown Composer.

De plus, je retrouve mes notes en bas de page (…certes, on pourrait parler ici de notes en fin de document). Mais, surtout, tout est à disposition : plus qu’à puiser dans cette manne de textes – tagués ou non – pour travailler.

Une option plus intéressante est d’exporter sur une période de temps, voir sur une journée. Mais là encore, c’est à vous, utilisateur, de fabriquer votre mode de travail.

Mais d’où parles-tu ?

Pour finir, dans ma tribu, il y a deux utilisateurs immodérés de Day One.

Et avec ses 650 billets sur trois ans, ma fille est paradoxalement la plus assidue car elle s’en sert comme outil de texte Markdown tous les jours sur son iPad. Et refuse d’employer autre chose tant elle apprécie l’interface. De temps à autre, je sauvegarde ses écrits dans une session sur mon Mac qui lui est réservée (et sans les lire, CQFD).

Le second utilisateur est votre serviteur qui accumule près de 1400 billets (…de fait, je colle dans Day One tous les billets que j’écris pour urbanbike, m’en servant comme d’un gros Lightroom à textes). Sans oublier près de 370 photos liées en dehors des liens vers les images d’urbanbike.

Billet volontairement non terminé, à suivre !

le 27/10/2013 à 15:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #