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La page à quatre mains

Une interface auteur-éditeur en un seul clic

dans joël | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


L’idée est simplissime : permettre enfin de travailler en réseau tout en étant dans des bureaux différents ou des lieux géographiquement éloignés. Permettre le partage partiel ou total de certains documents de travail, principalement les textes ou feuilles de calcul. C’est possible en un clic depuis peu et ce billet à quatre mains en est la démonstration. Il a été écrit en trois jours par Jean-Christophe et moi, sur un seul document, à deux claviers distants et des fuseaux horaires différents. Plus besoin de Word, plus besoin d’Excel… ni même de disque dur. Seule une connexion internet importe : j’ai achevé ce billet installé dans une bibliothèque de Minneapolis. Toute opération s’effectue via le navigateur, l’ensemble étant préservé sur un serveur quelque part dans la nébuleuse des datas centers de l’ovni californien… Google.

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Ce nouveau mode de production d’un texte, service gratuit de Google, Docs & Spreadsheets, intéressera tout le monde. Il passionnera les auteurs et éditeurs de livres. Dérivé de Writely acquis l’an passé, cette mouture est impressionnante de simplicité et d’efficacité. Il s’inscrit dans la continuité des applications comme Timbuktu, Apple Rmote où les rédacteurs doivent être connectés simultanément, les documents étant centralisés sur la machine de l’un des contributeurs, et où il est impératif que les “visiteurs” contributeurs soient en mode contrôle pour intervenir…

Avec le dispositif offert par Google, tout devient transparent et facile d’usage. Les accès sont liés à l’adresse e-mail de chaque contributeur et de son mot de passe. Après avoir accéder à un espace ressemblant à une boîte e-mail de Google, GMail, vous avez devant vous vos documents personnels et ceux en partage. Vous pouvez dans ce dernier cas être passif (lire seulement) ou actif (contribuer en accédant en totalité au texte). Vous recherchez un document précis datant d’il y a deux mois ? Comme sur GMail, vous pouvez stocker ces documents et les retrouver par date ou par type avec le moteur de recherche dédié à votre interface. Ou mieux, en les taggant avec des mots clés. Pas de stress côté sauvegarde, elle est assurée en continu et automatiquement.

Pas de souci côté export, vous pouvez à tout instant enregistrer votre fichier en un clic dans le format qui vous convient ! En RTF, au format Word ou OpenOffice mais aussi en HTML ou en PDF… Car, de fait, toute la mécanique est du pur HTML. Les habitués du HTML y retrouveront leurs petits avec les options créant des citations, des listes et des liens. Un éditeur HTML est à disposition (Edit HTML) mais l’utilisation des options de base avec rappel des enrichissements est déjà impressionnant.

Un premier temps, nous avons hésité à utiliser le correcteur orthographique intégré, pensant que dès lors que l’interface était en anglais, cela ne fonctionnerait pas… Surprise, le texte en français a été immédiatement reconnu, les erreurs surlignées en jaune. Certes, ce n’est pas ProLexis mais c’est d’ores et déjà efficace. Attention aux mots comportant des apostrophes, le remède est parfois pire que le mal ! Il est certain que les développeurs vont affiner ce produit et

lui ajouter peu à peu quelques fonctionnalités comme la possibilité de placer l’heure et la date en regard d’un paragraphe

De facto, cela existe via l’onglet Insert avec l’item Comment…! Vous pouvez également envoyer le document en cours de rédaction à tout moment via e-mail, l’imprimer et même ajouter un fil RSS pour informer en mode automatique les contributeurs des changement apportés et vice-versa. Dans notre cas, cette dernière option n’a pas fonctionné. Ce RSS est accessible à tous pour des documents publiés publiquement ou réservé aux seuls contributeurs.

Enfin, pour les bloggers, il y a un plus. Cet outil est lié à… Blogger. Ainsi, vous pouvez écrire de manière collaborative un billet à plusieurs claviers et l’éditer d’un clic sur un Blog chez Google (ou ailleurs si votre blog supporte les API idoines — LiveJournal, BlogWare, WordPress, etc.).

En un mot, cet interface Docs & Spreadsheets propose les fonctionnalités essentielles vendues sous Word, TextEdit, Excel… Cela suffit amplement à la grande majorité d’entre nous. Mieux, il ne laissera pas indifférent les éditeurs et auteurs de livres. Car cette dématérialisation des applications est la source de nouveaux usages. Il permet d’enrichir pendant plusieurs jours un même document de travail avec pauses, questions, compléments, corrections visibles à l’écran, points à vérifier, liens internet… un coup de stabilo virtuel vert pour l’un, un orange pour l’autre. Le mode Revision permet de visionner les dernières corrections effectuées. C’est un véritable tableau de bord avec l’état d’avancement des documents consultable à l’écran. L’éditeur de livres trouve là un moyen de parfaire la pratique de son métier. Un texte est un document vivant qui, grâce à des interactions multiples se transforme, se bonifie. Cette alchimie peut prendre des semaines, des mois. Pour un éditeur qui passe de livres en livres au risque de perdre son âme sous ce rouleau compresseur, cet outil s’avère être un formidable moyen d’allongement, d’étirement du temps de maturation du texte, sans perdre de vue le tempo de la maison d’édition. Sans perdre de vue le propre tempo de l’auteur focalisé sur son texte.


Bémols.
Premier bémol : ce travail collaboratif est idéalement adapté pour la première phase de production d’un texte : le synopsis, le sommaire et un chapitre témoin. Car c’est bien à l’auteur de garder la main sur le contenu. Des échanges ponctuels peuvent avoir lieu au cours de la rédaction même du manuscrit mais l’apport de l’éditeur se situe surtout avant et après. Utiliser cet outil tout au long du processus, c’est risquer le naufrage : aucun rythme, perte de style, confusion, tensions, démotivation… Travailler ensemble en live sur un même document nécessite un apprentissage.
Second bémol : la fenêtre de saisie, celle de l’écran, demeure trop large en ne s’adaptant pas au format d’écriture et de lecture naturel de l’oeil, celui du livre.
Troisième bémol : quid de la sécurité ? Quid de la confidentialité au-delà du mot de passe donnant accès à cet outil ? Entre un Email et un document accessible sur un serveur par ce service, il n’y a finalement pas de différence. Le bon sens est de nettoyer régulièrement, supprimer ou sauvegarder sur votre ordinateur par exemple les documents à conserver et garder à l’esprit ce point sensible.
Quatrième bémol : il n’offre pas l’usage d’un mode outliner comme Opal (ou, plus basiquement, le mode plan de Word) pas plus que la possibilité de styler directement ses textes dans des applications comme Indesign ou FrameMaker.
Cinquième bémol : surveiller la vitesse de votre connexion internet et le résultat de votre frappe qui parfois peut souffrir d’un petit décalage…
Sixième bémol : attention, Safari n’est pas encore reconnu, utilisez de préférence FireFox ou Camino. Mais hormis cela, quel confort. Perçu comme complémentaire, cette interface offre alors une puissance d’échange inégalée et valorise les opportunités pour un éditeur de voir, rencontrer et apprendre à mieux connaître un auteur “dans la vraie vie”.

Dernier bémol : nous utilisons une adresse GMail (messagerie de Google) depuis son démarrage confidentiel par invitation il y a quelques années et nous apprécions la pertinence du développement continu de leurs nouvelles interfaces. Étrange situation cependant où le meilleur de Google innove avec génie en s’intéressant ici à la manière dont est produit un texte puis en fournissant gratuitement l’application complète via un business model basé sur des recettes publicitaires.

le 30/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Démarrer son activité | 1 | Rappel : ceci est un lieu de travail

La chronique du Lundi

dans bosser partout | lukino

Troisième étape, passage à l’action ! Mais attention ! fixez d’emblée le cadre de votre activité.
C’est entendu, vous êtes chez vous et donc joignable… Ce n’est pas la peine pour autant de vous téléphoner toutes les deux minutes sous prétexte que c’est plus facile maintenant de vous avoir !
Ce n’est pas pour rien que vous avez bichonné et équipé ce nouveau lieu où vous allez passer une grande partie de vos journées.

En premier lieu, rappelez impérativement à votre famille que ce n’est pas la peine de vous téléphoner – sauf urgence – de 09 h 00 à 18 h 00 car vous bossez ! Ne parlez pas de l’interruption de midi, faites tout pour la préserver car c’est à la fois une réserve de temps en cas de dérapage sur une mission et un réel sas de décompression dans une journée chargée…
En second lieu, expliquez à votre conjoint que vous avez effectivement réalisé une O.P.A. sur un coin de l’appartement… Sauf que ce coin sympa est généralement inoccupé 95 % du temps, donc autant l’optimiser ! Et puis, quoi, l’important pour elle ou lui, c’est aussi votre bien-être… !
En juste retour des choses, c’est un lieu que vous entretiendrez régulièrement en passant l’aspirateur… ! Bon, si cela ne suffit pas, cherchez d’autres explications !
Bref, vous êtes dans votre bureau, faites-vous respecter pendant ces horaires où vous êtes en plein boulot…
Non mais !

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Introduction | Préparer son espace : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | Installer matériel et connexions : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | neuf | dix) | onze | Démarrer son activité : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | Optimiser sa vie au quotidien : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | Des raisons d’échouer : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | neuf | De très bons motifs pour continuer : un | deux | trois | quatre | cinq | six | sept | huit | neuf | dix | Santé par Martin Winckler

le 29/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Êtes-vous prêt pour le grosPod…?

Pensez lecture, pas cinéma…

dans groummphh

Avez-vous regardé les dernières moutures des sites d’information en ligne…? Nombre de supports commencent à envisager la lecture de leurs news sur des écrans plus petits. Je devrais même préciser : plus étroits… Nous avions évoqué l’importance de la largeur de colonne sur le web.
Assez proche de notre maquette, toutes proportions gardées (468 pixels contre 450 ici), la colonne principale du site du Figaro s’est modifiée ces derniers temps avec des images plus volumineuses et des titres qui seront aisément lisibles sur un… iPhone.

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D’ailleurs, testez aussi leur journal en ligne, impressionnant. Bref, il semble qu’un retour s’opère vers le principal utilisateur d’internet, le lecteur…! C’est aussi le cas, mais dans un traitement différent, du site duMonde. Par contre, nombre de sites semblent avoir occulté l’arrivée de ces nouveaux outils de communication et restent engoncés dans des mises en forme larges, remplissant nos écrans forts peu adaptés à la lecture justement. Certes, il est possible de basculer l’affichage à 90° sur un iPhone mais ce n’est pas idéal…

Bref, serions-nous en train de voir quelques signes précurseurs d’une révolution dans la manière de distribuer l’information…?

Rien à voir, mais ce billet passionnant du Monde sur les outils de traduction orale d’une langue vers une autre. Avec ces informations qui nous rappellent que nous héritons souvent de technologies impulsées par des besoins militaires…

D’ores et déjà, l’anglais ne permet plus de comprendre qu’une part minoritaire du Web : selon les estimations de l’organisation non gouvernementale Funredes, la langue de Shakespeare ne représente plus que 35 % du contenu d’Internet, contre 75 % en 1998 et la quasi-totalité en 1992. L’essor programmé du Web en Asie devrait accentuer la tendance - ce qui signifie un volume gigantesque de pages potentiellement inaccessibles pour les Occidentaux. Avec près de 400 millions d’utilisateurs recensés, le continent asiatique représente déjà un tiers des internautes dans le monde alors que 10 % seulement des habitants sont connectés (contre 70 % des Américains et 40 % des Européens).

le 28/01/2007 à 18:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #