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Courriel et iPhone

Une échelle de services à venir…? Et le livre en arrière-plan…?!

dans usages

Après l’annonce du grosPod

iPhone hier soir, il reste néanmoins encore pas mal d’inconnues qui vont nous être dévoilées au fur et à mesure des jours à venir. Et notamment avec Yahoo et Google présents sur la scène auprès de Steve Jobs. En me réveillant ce matin, j’émets l’hypothèse suivante.

Apple n’a rien voulu verrouiller et risque de proposer un dispositif très souple qui contentera les professionnels comme les particuliers à terme. Le iPhone est livrable tel que mais nous devrions voir des options s’ajouter. Ces options seront payantes mais n’intéresseront que les gros utilisateurs.
Et notamment l’usage de .mac…
Si Yahoo va offrir des adresses courriels, Google devrait en faire autant avec GMail (Agenda, Calendrier, etc.)…
Intérêt…? C’est gratuit, c’est efficace mais c’est noyé de publicité.

Inversement, pour les utilisateurs qui ne souhaitent pas en trouver, qui veulent une synchronisation parfaite avec leurs autres machines, je suis certain qu’Apple n’aura de cesse de proposer son service .mac étoffé avec un volume de stockage en hausse et des services spécifiques pour les consommateurs plus exigeants en terme de sécurité. Mais cela a un coût.

C’est pourquoi je ne pense absolument pas que l’offre .mac deviendra gratuite. Elle devrait rester à son prix actuel mais se renforcer plus encore fonctionnellement parlant. Je persiste à trouver cela un peu cher. Pourtant, comme je l’écrivais hier soir à un lecteur, .mac reste aujourd’hui la messagerie la plus rapide devant GMail, Orange, celle de mon propre hébergeur et, loin derrière, Free. Ce n’est pas une critique, juste un constat au quotidien. Mes clients le constatent également.

Hier, nous avons assisté au lancement d’un concept qui fait l’unanimité. Une partie de la soirée a été consacrée à des échanges et nous sommes tous, oui tous, unanimes. La vision de Jobs correspond exactement à ce que nous tous souhaitions. Alors, à la marge, on peut regretter que l’écran soit encore un peu trop petit pour la lecture (320 par 480 pixels à 160 dpi tout de même…).
Pourtant, en modélisant cela sous Photoshop ce matin, cela fonctionne. Il n’en reste pas moins que, comme pour l’iPod, nous devrions voir sortir une gamme avec des formats différents. Et inversement, rien n’exclu un grand frère

super grosPod

iPhone plus large…

Note de 17:20 : Comme la lecture est possible aussi bien en mode portrait qu’en mode paysage, pourquoi pas un iPhone à la résolution d’un livre de poche demain matin ? D’autant que nous sommes déjà aux deux tiers de ce dernier, l’idéal est un 10 par 18 centimètres… Où 18 par 10 centimètres…! Les éditeurs de bouquins papier peuvent se projeter dans les prochaines années…!

Bref, au bout de cette courte nuit, l’impression étrange que, pour la troisième fois (Lisa, OSX), Apple vient de marquer la rupture. Comme le soulignait hier soir par courriel Stéphane Bouleau, les réactions sont vives (pas que dans la hausse du cours de bourse d’Apple).

Windows Mobile OS: Microsoft’s Windows Mobile is serviceable, but it’s less elegant than what Research in Motion or Palm can offer. Nevertheless, Windows Mobile has made a lot of inroads, but now it’ll have a version of OS X to battle.
Palm: Company can’t hit its numbers or its product timelines. Now Palm is stalled out on the tracks looking at RIM in one direction and Apple in the other. Time to go private?

Ou ailleurs…

Son lancement semble avoir causé une panique parmi les détenteurs d’actions de fabricants d’appareils de télécommunications de poche: Research In Motion Ltd., le fabricant du BlackBerry, a vu son titre reculer de 6,6% à 132,82 dollars, tandis que son concurrent Palm Inc. a également été pénalisé d’un recul de 4,7%, à 14,06 dollars.

En regard de l’image de Jobs présentant le iPhone (article suivant), celle assez pathétique du coup — n’oublions pas iTV en version 2 lancé hier également par Apple — de la prestation de Microsoft au CES, il y a quelques jours, autour de la maison du futur… Avec câbles bien visibles.
Sans commentaires.

image

C’est une révolte…?
Non, Sire, c’est une révolution.

Note : désolé pour ceux qui ont vu passer quelques minutes l’article que j’ai écrit sur Smasher 1.5, ce sera pour demain, actualité oblige…! Vous pouvez d’ailleurs recharger le billet que vous lisez, je commets un nombre de fautes d’inattention assez élevé ce matin, ce qui m’inquiète.
À demain Jeudi. Là il faut réellement que je travaille…

NB : pour une vision de cette Keynote plus décoiffante… Pour initiés…!

le 10/01/2007 à 06:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

grosPod, an I

Une révolution, une…

dans usages

Voilà, c'est fait.
Nous avons atteint un nouveau sommet d'apple…litude…!

Merci d'ailleurs à MacBidouille, MacGeneration, MacPlus, SVMac et surtout Mac4ever (en AJAX) pour leurs reportages en direct live via IP depuis la KeyNote… Vous avez certainement suivi en direct ce qui se déroulait sur place et les chiffres annoncés de vente annoncés par Jobs, Apple TV, etc. Jobs a su comme d'habitude captiver son auditoire et faire passer ses messages…
Mais ce ne sont pas ces annonces grand public qui motivent ce billet…

Alors…?
On l'attendait depuis une bonne année (…déjà, du temps de feu Macdigit). On l'a espéré, on l'a écrit ici-même, , encore , et …!

Nous n’avons jamais (…Joël comme moi et, également Stéphane Bouleau qui — l'an passé sur Macdigit — avait décortiqué avec logique l'arrivée de ce produit) douté de l'arrivée imminente d'un tel produit car il est exactement ce que nous souhaitions.

D'ailleurs Jobs le dit : deux ans et demi d'attente, le voici… Néanmoins, juste avant de poursuivre, ce qui est très étonnant — façon de parler, c'était déjà la hargne perceptible dès ce matin de nos cousins d'en face. Messieurs, le poids financier est une chose, la clé reste la vision. Je cite ce billet du Monde
Robert J. Bach, le président de la division divertissement et appareils de Microsoft, s'est empressé lors des premières journées du CES de Las Vegas de critiquer ce nouvel hybride avant même son annonce de lancement officiel. La firme de Bill Gates, déjà en retard pour contrer l'iPod avec son Zune, envisage toutefois à moyenne échéance la possibilité de mettre sur le marché un Zunephone.


Dimanche 7 janvier, j'écrivais un peu désabusé que cela ne pouvait être que cela ce 9 janvier et je me souviens de quelques commentaires particulièrement agressifs sur Macdigit suite à mes billets, certains m'ayant pas apprécié le terme et l'idée même du grosPod.

Pourtant, qu'est ce que c'est que sinon un gros iPod…?! Un grosPod communicant.

Un iPod, grand écran (160 dpi en couleurs) + une téléphone mobile + un internet communicator… Le tout sous OSX dans le même boîtier. Boîtier qui évoluera au gré des brevets d'Apple… Car, n'en doutons pas, nous ne sommes qu'au début de cette révolution. Pas réellement de surprises, juste le bon dosage de technologies au bon moment.
Pas de clavier, pas de stylet (merci David Borel pour vos infos sur les brevets) mais un clavier tactile. La messe est dite…!
Et pour la lecture, orientation horizontale ou verticale… De quoi lire un livre numérique…!! Quand Aperçu sera basculé dedans (mise à jour…?!)…

Contrairement au e-reader de Sony, ce nouveau concept (on ne peut plus parler de produit…) a tout ce qu'il faut pour que je casse ma tirelire virtuelle. Je n'ai jamais acquis d'iPod, trop spécialisé à mon goût… Je souhaitais un simple boîtier avec OSX embarqué (c'est fait), de quoi communiquer (relever mes mails et téléphoner) et quelques outils de base comme un carnet d'adresse, un mini traitement de texte à venir, l'affichage de .pdf à venir (à moi la lecture de fichiers .pdf d'ouvrages techniques). Le reste, vous le connaissez puisque la musique comme la vidéo sont le succès même de l'iPod. Je passe sur l'appareil photo qui est un standard désormais…

Cette solution m'affranchit enfin du boulet que peut représenter un portable dans certaines situations, partir avec juste cette plaque communicante dans ma poche. Mieux, via .mac demain, je devrais synchroniser le tout — tiens, je vais même installer Yojimbo qui est passé en 1.4 ce soir.

La clé, dotmac. Cet fonctionnalité me permet déjà de sauvegarder nombre de choses de ma machine de travail et réinstaller tous mes données sur une nouvelle machine en quelques minutes… Je rêve d'un truc identique et simple quand je plante mon téléphone portable avec Orange… Mais où ai-je la tête… C'est désormais possible…!

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Bon, je vous laisse, je vais bosser… (oui Céline, je termine…) On en reparle demain…?


Note de 20:20… Fini de déjeuner en famille… Bon, pas de .mac amélioré comme le laissait entendre une autre rumeur. Je reste néanmoins convaincu que .mac est une des clés de cette stratégie même si on évoque Yahoo et Google et que nous venons de voir la première brique de cette révolution. Bien des choses restent à préciser mais une page est tournée.
Il nous reste à lire désormais les spécifications sur Apple.com… Bon, fin de l'année. je serais patient. Sans oublier le nom de l'opérateur en France, etc. On a pas fini de s'amuser…

le 09/01/2007 à 19:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La page lue

Le livre, vous y accédez comment…?

dans joël | lire | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Ici aux USA, l’oral et l’image passionnent tout autant, voire plus, que l’écrit. Cela dit, le livre occupe une place majeure au pays des maisons d’édition géantes, des presses universitaires respectées et des éditeurs indépendants toujours actifs. En France, le livre est un média à part. Ses auteurs font la une des magazines. Des suppléments hebdomadaires lui sont dédiés dans la presse écrite. Les stars télé s’en emparent en animant des émissions littéraires. Mais des deux côtés de l’Altantique, la baisse du nombre de lecteurs, des boulimiques aux jeunes, est un casse-tête. Les ventes de livres ne se cumulent plus sur une période supérieure à un an comme auparavant. Tout est maintenant périlleusement dit en trois à six mois pour la majorité d’entre eux.

Que le livre perde du terrain, pourquoi pas. Qu’il en perde alors que son environnement est différent, c’est bizarre. Que veulent donc nous dire les lecteurs américains et français ?

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Essayons de traduire sans pathos. En ne pensant ni aux contraintes de l’éditeur, du libraire ou de l’auteur. En laissant parler le lecteur devenu internaute et zappeur de programmes télé, amateur de jeux vidéos ou loueur de dvd à l’heure du tout chez soi.
Bizarre cette baisse continuelle, le nombre de lecteurs devrait augmenter, non ? Les livres sont partout, plus séduisants que jamais, avec tous les prix imaginables…

C’est que notre ami lecteur a bien changé. Un ami lecteur qui voit l’accès aux autres médias avec des forfaits au mois si abordables. Un ami lecteur qui sait que le livre permet vraiment de penser par soi-même mais qui n’y touche pas !  Je me reconnais dans ce lecteur. Je suis autant intéressé par les nouveautés dans les rayons cuisine que photo, voyage, roman, politique, religion, histoire, enfant, sociologie, business, bricolage, poésie, musique, animaux ou nature. Je fais un choix à contre coeur. Contrairement à mes envies, je ne peux pas me permettre d’acheter régulièrement un livre dans trois à cinq rayons différents et je connais les limites de la bibliothèque ou du livre Used.

Et la télé et internet ont pris leur part de mon gâteau jusqu’alors réservé au livre. Habitué au brassage des programmes télé et à internet, je m’intéresse facilement à plus de sujets. Je me surprends à trouver normal l’accès total, abordable, immédiat avec internet ou la télévision, décalé avec le cinéma… et n’en attend pas moins des librairies de demain. Avec un forfait combinant en dur et en ligne, le livre papier et le livre électronique ? Pourquoi pas.

Les révolutions sont peu nombreuses et se concrétisent lentement dans les faits. La révolution numérique est surtout dans les esprits. Quelques uns comme Steve Jobs imaginent plus loin que d’autres. De même, l’accès au livre était une révolution en marche. Des signes avant-coureurs ? La montée en puissance ces dernières décennies du format poche en France. Ou les chaînes de librairies s’appuyant toujours plus sur le prix libre du livre aux USA. Et bien sûr, cette baisse régulière du nombre de lecteurs, non par désamour du livre mais par la force des choses.
Ces lecteurs sont loin d’être perdus, ils ne demandent qu’à être entendus.

le 09/01/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #