Préalable : ma petite tribu de quatre personnes a unanimement activé la localisation il y a quelques années. Aucune objection à ce que d’aucuns pourraient instantanément qualifier — sans en saisir les tenants et aboutissants — de flicage !
Avant hier, ma moitié est partie pour l’île d’Oléron. Au lieu de lui expédier des SMS, le dispositif de localisation me permet de la situer à chaque étape de ce long périple qui enchaine quelques longues correspondances entre transports en bus (3) et trains (3).
Bref une journée épuisante… avant un retour dans les mêmes conditions vendredi.

- La localisation permet de suivre chacun de nos objets connectés et, mieux, de connaître le niveau de charge de l’écran suivi (et de constater que l’iPhone 7+ de six ans avec sa nouvelle batterie tient toute la journée). Là, correspondance à pied entre deux gares (Lyon et Montparnasse)…

- Parfois, selon les antennes, la précision n’est pas au rendez-vous mais on s’en moque : l’essentiel est de se rassurer sur le bon déroulement du programme…!
D’aucuns peuvent trouver ce dispositif sans intérêt.
Pour ma petite tribu, cela nous évite l’envoi de messages intempestifs et croisés : celui qui se déplace (…ou est en cours, au boulot, en train de faire des courses, etc), sachant qu’il est localisé, n’a pas besoin de commenter son périple…!
Corollaire : nos messages sont devenus informatifs, genre : Comme tu es à deux pas du marché, achète deux citrons et une part de morbier chez Laurent ou Je rentre une heure plus tard, on rattrape le cours d’histoire de l’art…!
Même mon iPad m’envoie un message quand il se trouve loin de moi ! Touchante attention qu’il est heureusement possible de désactiver quand l’écran en question reste à la maison !
Aspect pratique au quotidien, cela permet de mettre la table ou de lancer la cuisson du repas dès celui qui rentre se met en mouvement.
Rien à voir avec l’époque, pas si lointaine, des fameux… “t’es où ?” !
J’aime la radio… Ainsi ce mercredi 28 septembre la chronique d’Hugo Clément à propos d’une militante écolo… qui se fait pourrir par d’autres écolos…!!
Ras le bol des procès en sorcellerie ! Aujourd’hui, ce qui compte, ce n’est pas de savoir si votre passé écologiste est limpide mais comment vous allez agir dès à présent !
Si j’étais ironique (je le suis !), je rappellerais à toutes ces personnes qui se revendiquent « pures » que, dès leur naissance, elles ont été consommatrices — à leur insu — de couches jetables, latex et autres déchets…
Ce qui compte désormais, c’est de réduire leur volume, recycler, réduire les conditionnements des emballages.
Prendre l’habitude d’acheter local au marché au lieu se faire livrer ; redécouvrir l’usage filet à provision (!) au lieu d’une poche plastique, etc.
Je note que des groupes comme Apple, Ikea et compagnie livrent leurs produits dans des emballages de plus en plus astucieux, quasi exempts de matières non recyclables.
La pureté écologique, ça se gère dans nos actes quotidiens et non dans un habillage idéologique où l’essentiel serait de trier entre bons écologistes (les élus ?!) et moins bons…! Les mauvais étant ceux qui ont mangé de la viande la semaine dernière, roulent au diesel pour aller bosser. Voire, ont pris l’avion il y a quelques années !
Se revendiquer écolo chimiquement pur me remet en mémoire de sinistres mouvements religieux branchés sur le… sectaire !
Or, à mes yeux, ce qui est clef, c’est l’action individuelle quotidienne, celle qui n’a rien de spectaculaire, ne passera pas à la TV mais répétée chaque jour…!
Bref, réduire individuellement nos consommations tous azimuts, opter en connaissance de cause pour une décroissance continue sans pour autant refuser les progrès de la technologie.
Aussi l’idée de trier entre les justes et les pas assez écolos me semble un chouïa crétin.
Déjà, tout mouvement qui commence à perdre le sens de l’humour me semble suspect. Et quand ça vire religion, Tomás de Torquemada n’est pas loin…!
Ainsi le jour où l’on commencera à regarder la qualité (sic !) des déchets dans les poubelles des uns et des autres, on sera très mal barrés !
L’étape suivante, ça sera quoi…?!
- vérifier la qualité des vêtements (vous êtes plutôt… robe de bure, lin issu des cultures renouvelables ou coton bio !?),
- l’âge des smartphones (quoi, vous n’êtes plus en Edge, sacrilège…!),
- etc.

Gaffe à l’aspect contre-productif qui consiste à braquer à tout instant ceux qui devraient agir.
J’apprécie la méthode Guillaume : placer ces personnes face à leurs contradictions, les amener à réfléchir.
Ce n’est pas spectaculaire mais certainement plus efficace que d’aller dégonfler les pneus de leur bagnole…