[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]
Evidemment lorsque vous faites votre job d'éditeur de bouquins, il y a des jours où vous négligez volontairement la fameuse pile de manuscrits reçus, vous mettez en sommeil votre réseau ami qui vous aide à répérer ce qui pourrait intéresser vos lecteurs, vous cessez de fureter à droite à gauche à l'affût du bon sujet et vous décidez de faire défiler une nouvelle fois les rayons en librairie.
Vous êtes en juin 2003, et vous tombez sur "Biographie". Vous cernez votre portrait-robot : une personnalité qui aura autant d'influence et d'aura dans les dix à vingt dernières années que dans les dix prochaines. Et d'en conclure plusieurs jours plus tard que Steve Jobs entre dans la catégorie. Deux ou trois livres sur lui aux États-Unis, dont un seul datant un peu traduit en France : la voie est libre. L'ami Jean-Christophe met la main sur Cyril Fiévet qui saisit l'occasion sur le champ. Apple Pixar mania est né.
Le titre de l'époque, mériterait d'être retitré aujourd'hui et la fin du livre mise à jour. Ce qui se dessinait alors était inscrit entre les lignes de la bio : Steve Jobs apparaissait galvanisé par ses trente dernières années et semblait seul capable d'ouvrir la boîte de Pandore du numérique de demain.
Le public a boudé le livre ; et avec le iPod, les critiques ont plu sur le pseudo retour du clan Mac. Or, rien n'empêche aujourd'hui Apple de lancer une version numérique de l'objet le plus étourdissant de tous les temps, le bouquin.
Techniquement, no comment. Stratégiquement, Steve sait séduire ces futurs clients et réduit d'autant le risque dans ces choix industriels. Editorialement, Apple ne lâchera rien sur son monopole en tant que support mais Apple n'est pas Google et devrait faire preuve de plus d'intelligence dans ses relations avec un secteur atypique où les maisons d'édition, détentrices des droits d'auteurs, possèdent seules le savoir-faire pour animer proprement les mille et une manières d'être un auteur et un éditeur aujourd'hui.
À suivre…
nb : hasard, c'est le millième billet…
Deux petits cours traditionnels des industries graphiques
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À un niveau différent de Fabrication du document, voici deux petits ouvrages en couleurs comme en nombre de pages pour tous ceux qui souhaitent découvrir et se former au monde traditionnel des industries graphiques. Que ce soient des élèves des CAP DECG, des BEP Communication, des bacs Pro, etc. Ou des indépendants qui souhaitent s’auto-former, il est certain qu’il n’est jamais inutile de revenir aux fondamentaux, aux notions de base qui font souvent défaut à nombre de professionnels qui n’ont pas suivi de filière ou ont tout appris imparfaitement sur le tas… C’est mon cas…!
L’intérêt de tels petits cours, c’est de (re)mettre des notions précises en face de termes souvent employés à mauvais escient ou dans un contexte inadapté…
La prépa de copie revient sur les notions propres à la mise en page comme les règles typographiques… Techniques d’impression fait le tour des procédés utilisés dans l’imprimerie, revient sur les trames, les films, le pliage, l’imposition, etc. Certaines notions peuvent sembler dépassées. Pourtant, il est important d’en comprendre le sens pour mieux sentir les progrès et bouleversements considérables qui viennent de se dérouler ces dix dernières années.
De la prépa de copie à la mise en pages
Collection : cours d’industries graphiques
Pascal Prévôt et Kathleen Izoulet
Eyrolles
9782212117981
64 pages
10 €
Techniques d’impression
Collection : cours d’industries graphiques
Pascal Prévôt et Fabien Rochet
Eyrolles
9782212117981
96 pages
14 €
Attention, que les choses soient claires : ce sont bien deux ouvrages dans le cadre traditionnel des industries graphiques enseignées à des BEP ou BTS communication.
Si vous souhaitez avoir des informations sur le format pdf ou les profils ICC c’est bien ailleurs qu’il faudra piocher…

Le prochain reader sera-il signé Apple ?
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En discutant avec Joël Seguin, notre correspondant aux USA, c’est la question que nous nous posons en échangeant quelques réflexions par courriel…
En gros, lors de la prochaine KeyNote d’Apple, est-ce que Steve Jobs ne va pas — une fois de plus — arriver là où personne ne l’attend , sur une nouvelle génération d’iPod (…ce que je nomme depuis des mois le grosPod), capable de charger et de lire de la vidéo (pas de souci), échanger des mails mais aussi, avec un format proche de l’A5, feuilleter sans difficultés des livres numériques ? Je vous dirige à nouveau sur les billets de David Borel à ce sujet quand aux brevets déposés par la pomme…
Sony a eu du mal à lancer son Reader faute de vision. Mais rien n’empêche Apple d’ouvrir le bal, notamment avec un OS parfaitement stabilisé, contenant depuis longtemps Aperçu et du contenu qu’il lui restera à dévoiler.
Joël devrait nous rédiger un billet sur ce sujet, un point de vue d’éditeur mais aussi vu du Minnessota.
Pour info, c’est Joël qui avait publié chez Eyrolles Apple Pixar Mania, le livre de Cyril Fiévet, livre visionnaire sur la stratégie de Jobs. N’oublions pas que ce dernier est arrivé, à la surprise générale, chez Disney…! Alors, le livre numérique, pourquoi pas…!
À suivre…
••• edit | décembre 2024 | Et l’iPad arriva quelques temps après…!