Résident sur une île mais disposant d’un logement étudiant proche de l’université de notre fille dans le Sud, la pandémie nous a rappelé que nous ne disposions pas du don d’ubiquité !
Compliqué, en effet, de suspendre la box non utilisée, aucune évaluation du temps de confinement et, bien entendu, impossible de restituer le matériel si cela avait même été possible !
Cette épisode nous a permis de réfléchir à nos usages, revisiter cette notion que je nomme l’internet de confort.
Sur notre île, la box fut indispensable pour tous les cours à distance, pas de regrets. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’intérêt d’une box, juste qu’elle devient particulièrement onéreuse si l’on occupe épisodiquement un logement…!
Or, évoquons nos usages : nous allons, à nouveau, voyager dans les mois à venir. Enfin… si une nouvelle vague ou autre opération spéciale ne vient pas contrecarrer nos projets.
Bref, nous avons décidé collectivement de nous passer du confort de la fibre, de nous contenter de nos seuls téléphones comme nous l’avions fait en Espagne en 2019 pendant un semestre.
Les quelques lecteurs de ce blog s’en souviennent peut-être, c’était en filigrane dans ce billet : urbanbike | Voyage, sac à dos et …iPhone
La lettre recommandée est partie, le service marketing de Free s’en est ému (logique) et j’ai expliqué à un gars adorable que nous ne les quittions pas pour un autre opérateur, que cette décision était dictée par nos seuls usages.
Que dans deux ans, quand nous serons stabilisés, on reconsidérera l’usage d’une box fixe. Ou pas…

- sur #BelleÎleLand, que de la 4G mais, on en discutait hier avec nos copains en bord de côte (!), c’est pas mal pour appeler les secours quand un randonneur est en difficulté…
La seule bonne option serait peut-être de disposer d’un routeur Wifi doté d’une SIM dédiée que l’on déplacerait avec soi.
Mais comme chacun d’entre nous a son iPhone, que nous ne sommes pas toujours ensemble, autant privilégier des solutions autonomes.
Toutes nos lignes sont chez Free, celle de notre fils aux USA est repassée au forfait minimal, histoire de conserver son numéro et disposer d’une SIM active lors de ses retours en Europe.
Nos iPads et notre unique MacBook seront connectés par nos iPhones à l’internet en 4G. N’étant pas de gros consommateurs de bande passante, cela devrait passer.
Quid de la sécurité ?
Étant sur un réseau ouvert à tous les vents, suivant bien les mises à jour régulières d’iOS, nous avons néanmoins opté depuis quelques années pour des abonnements chez NextDNS et NordVPN. Ce dernier est activé sur nos iPhones qui nous servent de routeurs individuels. En revanche, chaque écran a un profil NextDNS individuel.
Sans oublier un cloud Apple de 1 To partagé, des applications comme Drafts ou Ulysses également partagées.
Rendre une box a un coût, mais se retrouver dans une configuration avec uniquement quatre forfaits mensuels nous permet de réduire notre poste internet.
Bref, dans notre cas, c’est du bon sens corrélé à nos usages pour les 18 mois à venir.
Quant à notre virée en Italie, on basculera, qui sait, chez Free/Iliad, avec ou sans eSIM !
À suivre…
Et après avoir rangé ma cambuse…
En attendant le retour de ma tribu (pas évident avec la canicule et le train), j’ai réinvesti mon boyau atelier, déménagé (sur mon dos sur 50 mètres…) une longue table pour la placer dans le repaire de ma compagne, un chouette volume orienté Nord avec, comme unique compagnie, nos bromptons…!).
Elle va enfin pouvoir laisser pastels gras et modelages dans un grand espace isolé sans devoir les ranger chaque soir pour que nous puissions accessoirement dormir…!
J’ai comme objectif d’analyser sommairement le contenu de ma vingtaine de disques durs (ou pas…).
Mais ranger en priorité mon binz restait clef, les empilements approximatifs finissent par lasser, voire… glisser…!
Fatigué d’attendre la fameuse planche de 244 cm x 65 commandée — il y a 18 mois — à mon entrepreneur favori, j’ai ramené deux petites tables de 120 par 60 acquises lors d’un passage chez IKEA en remontant du Sud la semaine dernière…
L’avantage d’être le seul à circuler dans ce boyau est que j’ai fini par prendre le temps de rempiler mes fouillis avec quelques grosses avancées…
- un espace de travail qui passe de 160 x 80 à 240 x 60 (même si ce sont deux plans séparés) pratiquement dégagé…
- Le fossé entre ces deux planches me permet de faire remonter une grosse prise électrique…
- …que j’ai accrochée au mur pour « éviter » qu’elle ne s’étale et oblitère trop de surface…
- Le meuble récupéré naguère empile à nouveau mes disques mais, astuce moche et pratique, un flanc est doté de crochets pour… accrocher ma myriade de câbles (plus pratique que de partir à la pèche dans un bac).

Il reste (bien entendu) à virer, ranger, donner, supprimer mais je me sens plus efficace. Et pense même à reprendre quelques projets empoussiérés…
Rien à dire, un espace de travail — même mini — se doit d’être pratique.
Et mon Aéron a retrouvé des roulettes (les patins étaient une erreur de ma part) et son fidèle cavalier…!

C’est tout…!
NB : ce billet s’adresse en priorité à un certain… Benoît…
J’avoue être hermétique, limite réfractaire, aux injonctions relayées par les réseaux sociaux (ou via les médias).
Comme si nous avions tous les mêmes modes de vie que ceux qui lancent, benoitement, ces mots d’ordre plein de bons sentiments…
Que nenni…!
Avec la crise climatique (…je glisse sur la pandémie), d’aucuns virent prosélytes, se sentent investis d’une mission quasi divine…
Oubliant fréquemment que ceux auxquels ils s’adressent ne les ont pas attendus…!
Comme vouloir me faire renoncer à la cigarette…
alors que je ne fume pas…!
La peste soit des nouveaux convertis…!
Je ne vais pas leur jeter la pierre : j’ai souvent la même inclination à évoquer ce que je trouve indispensable… sauf que cela passe exclusivement par ce blog… que vous êtes trois ou quatre à lire…!
Généralement, ce sont des injonctions de bon sens…
- baisser notre consommation (d’alcool, de sucre, de viande…) ;
- éteindre la lumière en quittant une pièce ;
- faire pipi sous la douche ;
- économiser l’eau ;
- etc.
En revanche, personne ne m’a incité à…
- quitter Facebook, Instagram ;
- ne plus avoir de télévision ;
- limiter l’usage de la voiture ;
- l’entretenir pour la faire durer ;
- user mes vêtements comme mes pompes jusqu’à la corde ;
- réduire la température de l’habitat (et porter une polaire chez soi)…
Ce sont des choix mûrement réfléchis. Je n’ai pas eu besoin que l’on me les ressassent continuellement…!
Okay… Reste quelques efforts à faire de mon coté comme… réduire ma consommation de chocolat ou d’amandes grillées !
Mais ça progresse…
Ces consignes, ces injonctions bienveillantes, mentras de bon sens, nous devrions être capables de nous les appliquer sans avoir besoins d’un sempiternel mot d’ordre.
Voire, sans y consacrer une journée dans l’année !

Lâcher mon smartphone ?
Quant à ralentir l’usage du smartphone, c’est également une méconnaissance de nos usages individuels, usages qui sont souvent à l’opposé de ceux qui souhaitent nous en détourner…!!
Pour ma part, mon iPhone est — tour-à-tour — livre, appareil photo, radio, dictionnaire, carte, machine à écrire, réveil-matin, liste de courses et j’en passe…
Et accessoirement… téléphone.
Aussi, faire preuve de… « courage » (!!) en l’oubliant une fois par an chez soi pour se donner bonne conscience m’exaspère.
Comme si nous étions enfermés dans une bulle en employant un écran ?!
Heuuuu, je n’ai jamais autant échangé avec mes amis que cette dernière décennie (et ces deux années de pandémie), jamais autant lu, pris de clichés, écouté de podcasts, dévoré d’informations…
Ai-je envie de m’en priver ? Non…!
« Oui, mais en oubliant ton iPhone, tu vas te connecter avec de vrais gens ! »
Mais, (…longue flopée muette de noms d’oiseaux…), je ne cesse de partager avec de vrais gens ! Des personnes que je croise physiquement mais à qui j’expédie également une info, une note, un cliché, un numéro de téléphone ou un lien…
Bref, ces injonctions me remettent en mémoire toutes ces règles liées aux croyances religieuses, ces commandements ou menaces que l’on me serinait tout gamin…
Groumphhhhh…!