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Que font les poubelles la nuit…

Elles se font la belle ou kidnapper…?

dans groummphh

Cette nuit, quelques temps après le passage tardif du camion des éboueurs, nous avons bien entendu — dans un demi-sommeil — le roulement de ses petites roulettes sur le macadam de la rue…

Généralement, ses tentatives de fuite n’allaient pas plus loin que le croisement suivant. Mais ce matin, au réveil, notre petite poubelle grise s’était réellement volatilisée à la grande surprise de ses frères et soeurs…!

Aussitôt, nous avons fait le tour du quartier en la cherchant désespérément (c’est qu’on s’y attache à ses petites boîtes…). Et nous voilà à arpenter les rues adjacentes, le parking du centre sportif, la place du marché…

Deux fois, nous avons cru la retrouver mais l’adresse sur leur flanc n’était pas la nôtre. La couleur du couvercle comme son volume auraient du nous alerter : Chou blanc…!

Du coup, cela fait comme une dent creuse dans l’alignement de nos containers le long de la grille…!

Pourtant ces recherches n’ont pas été inutiles…

Nous avons trouvé plein de fugitives que leurs propriétaires recherchent plus ou moins activement, des poubelles en maraude qui se sont déplacées de quelques rues pour échapper à leur tâche éprouvante.

Mais le plus touchant est cette petite famille discrètement installée le long d’un parking voisin (nous ne dirons rien pour ne pas briser leur nouvelle vie). La première s’est enfuie du passage des deux portes au centre de la ville. La seconde a mis les voiles en quittant furtivement l’impasse du Docteur Wapler

On ne sait encore comment elles se sont retrouvées (GPS, transmission de pensée, aide fugitive d’un éboueur compréhensif…?) mais l’amour est un moteur puissant !

Voici une photo de cette petite famille et de leurs nombreux rejetons…

image

Alors, à défaut de la retrouver, je souhaite que ma petite poubelle grise vive désormais des jours heureux au bras d’un grand container vert ou brun…!

NB : j’aurais du la personnaliser…!

le 29/07/2006 à 20:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Sharp et le solaire

Passer à des produits grand public

dans potager

Pour que l’énergie solaire soit employée de manière simple et efficace par tous, l’un des moyens de sa diffusion est de proposer des produits grand public… C’est ce vers quoi se dirige, semble-il, Sharp si l’on en croit les premiers produits qui commencent à être montrés même s’ils ne sont pas encore disponibles cette année…
Ainsi le LumiWall, produit assez basique qui est à la décoration intérieure ce que sont les lumières de jardin alimentées par du solaire (désolé d’être trivial…).

Ou encore cette tente de camping…

Tant que l’énergie solaire sera exclusivement perçue comme de grands panneaux coûteux à poser sur un toit, ce ne sera pas facile de faire changer les modes de consommation. Regardons ce qui se passe déjà pour l’énergie éolienne avec le travail souterrain de nombreux détracteurs… Mais néanmoins, cela se développe honorablement.

Alors, pour le solaire, le succès passe peut être par un usage quotidien, même via des gadgets lumineux si cela permet de changer les mentalités… Ou un véhicule électrique rechargé par des panneaux solaires…!

(Via quelques sites dont Treehugger.)

NB : et pendant ce temps là, marée noire

le 29/07/2006 à 12:23 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

SOS développeurs !

Chronique ordinaire | Première version de cette chronique publiée sur 01net en juillet 2000

dans groummphh

Dès qu’un site devient complexe, plus question de bricoler ses pages HTML tout seul. Il faut passer aux pages dynamiques… Jusqu’ici, vous ne connaissiez que votre financier piranha. Désormais, gare aux murènes voraces et aux pieuvres étouffantes !

C’est un principe acquis : les risques augmentent proportionnellement au nombre d’intervenants impliqués dans un projet. Le vôtre était intéressant. Mais comme vous risquiez de disparaître sous peu, vous avez décidé de changer de vitesse et, de facto, de diriger une équipe. Même votre banquier est d’accord sur le sujet. Ça y est, vous avez une assistante sexy, un attaché de presse qui fait encore quelques fautes dans ses communiqués, un studio graphique externe qu’il faut materner, un fournisseur d’accès débordé, des bureaux type boîte de sardine et une volonté d’acier. Il vous manque encore quelque chose ? Oui ! Vous avez oublié les développeurs…

C’est une étape que l’on néglige trop souvent. On perçoit bien l’importance du nom du site, des capitaux, du concept, du design, du référencement, etc. Mais on oublie souvent le rôle central des développeurs. Et pour les recruter, c’est comme pour les autres membres de votre équipe : il faut trier le bon grain de l’ivraie. Et les candidats se bousculent au portillon : vague relation d’un copain, développeur en chef dans une banque qui veut se mettre à son compte ; société de services qui vous regarde comme une grosse valise pleine d’euros ; développeur fou qui n’en fait qu’à sa tête ; petite bande de jeunes sympas toute fraîche émoulue de son IUT. J’en passe.

Le pire de tous, c’est le développeur encore salarié qui a monté sa start-up pendant ses jours de RTT. On comprend qu’il ait du mal à quitter ses charentaises : 16 mois bien payés, 35 heures hebdomadaires, ça pèse. On découvre au passage que sa start-up pratique des prix de multinationale et que lui tirer la moindre ligne de code source nécessite trois réunions suivies de trois rapports sur lesdites réunions. Exit, malgré un talent manifeste et un ego indubitable !

On se rabat alors sur une équipe qui a pignon sur rue (c’est tout juste s’il y a assez de pignons pour les web agencies qui pullulent ces temps-ci). On identifie, mais souvent trop tard, qu’elle bat pavillon noir. Il suffit de juger sa capacité à aligner en quelques heures un « devis stratosphérique » d’une complexité telle que l’on se demande s’il ne faut pas prévoir une annexe pour le jour où l’on aura envie d’aller faire pipi. Beaucoup le font pour se protéger du client et des impayés, c’est de bonne guerre. Mais contre qui se protègent-ils en écrivant un code source tellement personnel qu’eux seuls savent l’entretenir ? Ceux-là, évitez-les. Ou alors, laissez le chéquier sorti, vous en aurez besoin pour chaque correction apportée aux pages de votre site.

Vous vous retournez vers votre dernier espoir, le développeur tête de lard. Manque de bol, il ne retient de vos demandes que celles qu’il juge bonnes. Certes, votre bonhomme a des idées géniales. Mais comme elles ne servent en rien votre projet, vous le trouvez rapidement pénible… avant de le déclarer impossible à maîtriser et le passer par la colonne pertes et profits.

Mais tout arrive. Votre activité a survécu à toutes ces déconvenues. Mieux, vous avez trouvé une petite bande de codeurs capable de vous écouter, de transformer votre usine à gaz en une architecture simple, efficace et bon marché. C’est super ! Elle est devenue votre premier partenaire… après votre banquier. Lui, ne manque jamais de vous rappeler que ses stock-options, il aimerait bien les rentabiliser.

le 29/07/2006 à 11:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #