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Quand votre traitement de texte Markdown se dote d’une nouvelle typo…!

Ici Drafts et Ulysses sous iOS…

dans dans mon bocal | écrire | grospod | typo | usages

Un article, JetBrains Mono, une nouvelle police pour votre éditeur de code | MacGeneration, rédigé par Nicolas Furno1 m’a particulièrement intéressé étant donné que la veille, coïncidence troublante (!!), j’admirais à nouveau la typographie de iA Writer et me demandais si je ne devrais pas installer un nouvel ersatz dans Drafts, voire dans Ulysses …même si je suis satisfait de l’IBM Plex Mono.

Avant…

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Après…

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Car entre ces deux copies d’écran, je suis allé jeter un œil sur cette typo orientée developpeur. Et immédiatement conquis.

Écrire en markdown avec des balises n’est pas très éloigné et cette JetBrains Mono: A free and open source typeface for developers | JetBrains: Developer Tools for Professionals and Teams a une qualité primordiale, elle reste particulièrement lisible dans un petit corps2.

J’ai donc téléchargé cette police gratuite et ai utilisé AnyFont pour l’installer sur mes deux écrans iOS.

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Rappel — relire urbanbike | Ajouter une typo dans Drafts (ou Pages, etc.) sous iOS — il faut télécharger le .zip, l’ouvrir dans AnyFont, choisir une à une la typo à installer et suivre les instructions pour les valider dans Profils…

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À la fin, les trois typos utiles sont disponibles dans votre écran sous iOS.

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Ligatures !

Cette typo dispose de quelques subtilités dont ces ligatures (…qui fonctionnent parfaitement sur Drafts vu que ce billet a été rédigé dans cette application sur mon iPhone…!).

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C’est tout !

En résumé : je trouve cette typo de travail adaptée à mon usage (je ne garantis en rien qu’elle le soit pour le votre !).


  1. Nicolas est sur Twitter ↩︎

  2. …corps 13 sur mon iPhone et 15 sur mon iPad Pro ↩︎

le 21/01/2020 à 22:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La dictature du lisse me lasse

Pas d’équivalent dans la nature, me semble-il…

dans groummphh | vieillir

Môme, je me souviens des photos en noir et blanc, des portraits avec grain, les rides de Hemingway et bien d’autres… Ces clichés avaient une force, une allure formidable… L’humanité de chaque sujet, sa personnalité se lisait sans filtre sur des peaux parcheminées.

C’était à l’époque de la photo argentique, chaque labo pro avait ses “tireurs” capables de sublimer les moindres détails d’une pellicule 35 mm sur un tirage papier, le tout sous éclairage inactinique.

Depuis quelques décennies, avec les options prodigieuses de Photoshop1, les points noirs et autres boutons ont commencé à être gommés. Ils l’étaient déjà en argentique mais plus estompés que carrément remplacés par des pixels appartenants à la même image, via un clonage de texture…

C’est peut-être à cette période que l’on a commencé à déraper ! Autant le photomontage numérique2 des premiers temps était créatif …même si imparfait ; autant la recherche de la perfection est devenue extrême.

Ce fut la chasse aux poils folâtres perçus comme disgracieux, les poches sous les yeux ou des cernes atténués, une aisselle velue proprement rasée, une décoloration pigmentaire neutralisée avant de s’en prendre à toutes les aspérités du visage qui participent à notre personnalité !
Dont les plus expressives, nos rides !

Puis ce fut au tour de l’embonpoint3, des poignées d’amour, des jambes pas assez longues, des joues insuffisamment creusées, la couleur de la peau. Bref, un gouffre entre l’image de départ et celle livrée numériquement au client, notamment dans le domaine de la mode.
Mais je ne vous apprends rien.

Cet effet de l’image donnée à voir semble conditionner la jeunesse que je croise dans le Sud : le mollet est glabre, le contour de la barbe ou l’implantation des cheveux tracée au millimètre, les ongles factices, la peau nimbée de poudre camoufle le reste… Mais là, nous sommes face au réel et c’est souvent chouette…

J’utilise le service d’lnstagram pour partager quelques clichés, envoyer un signe de vie aux copains éloignés.
Parfois, suite à un placement erroné de mes …maladoigts sur l’écran de l’iPhone, je tombe sur des propositions de comptes à suivre et — je le confesse — c’est fascinant, quasi hypnotisant !

C’est le règne du lisse (…pas le roi d’ithaque…), du factice, de l’irréel (je n’ai jamais croisé en vrai de telles créatures…!), un univers sans aspérités.

Qui peut prendre pour argent comptant les visuels de ces personnes ?

Pour ma part, passé quelques secondes/minutes, je m’en détache pour revenir à la publication d’une photo banale et brut de capteur.

Rappel, cette lissitude n’est pas dans la nature !

La nature que je perçois en réalisant avec ma fille quelques clichés en macro photographie est à l’opposée de cette lissitude4 ! J’aime les petits poils de la bourrache !

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L’enchevêtrement de la Nigelle de Damas…

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Les points noirs de la monnaie du pape…

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J’aime ces textures sophistiquées…

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Bref, j’attends — sans impatience — le retour de clichés des “grands de ce monde et autres People” avec rides d’expression et poils espiègles…

Certes, je comprends que l’on veuille dissimuler les rides d’un cou vieillissant par un foulard, porter des gants pour ne pas afficher ce que d’aucuns nomment élégamment (sic !) des fleurs de cimetière5, faire appel aux vertus d’une crème teintée6 pour uniformiser les variations de la peau.

Néanmoins, notre épiderme est une carte avec plis, forêts, sillons ! Des territoires souvent épatants sur une photographie en noir et blanc ou couleurs…

Acceptons nos corps vieillissants, imparfaits ; nos rides, …des sourires gravés écrivait Jules Renard7…

Groumphhhh la lissitude ! C’est dit…!


  1. une application livrée au tout départ avec un scanner de diapositives, un monstre placé sur un châssis en bois, le Barney Scan, application rachetée par Adobe qui octroya généreusement des droits d’auteur importants aux frères Knoll, persuadé que le seul horizon était l’univers vectoriel qui émergeait avec Illustrator. La suite montra que non ! ↩︎

  2. je pense à Dominique de Bardonnèche, Frank Horvat et quelques autres…! ↩︎

  3. voire une cure numérique d’amaigrissement qui n’existe que sur l’image…! ↩︎

  4. chacun son néologisme, je suis sur les traces de la bravitude… ↩︎

  5. les taches de rousseur qui deviennent nettement plus visibles en prenant de l’âge. J’en ai plein les mains… ↩︎

  6. je comprends moins l’exposition acharnée au soleil et l’aspect vieux cuir tanné qui en résulte. ↩︎

  7. Jules Renard — Journal (25 décembre 1897) — citation empruntée à Au fil de mes lectures : recueil de citations ↩︎

le 21/01/2020 à 21:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

…Tu sais que tu deviens vieux | 24

Quand te retrouver bloqué ne t’attriste pas…

dans dans mon bocal | vieillir

Notes à ma pomme : ce qui suit est mon son de cloche, mon approche1…

Ce n’est pas la première fois — ni la dernière — que je me retrouve à rompre avec des personnes que je tenais depuis longtemps en amitié. Je crois — encore et toujours — que l’on peut discuter sur des thématiques qui piquent avec nos véritables amis. Certes (!!) évoquer abruptement notre prochaine extinction peut déranger …même si les événements récents n’engagent pas des masses à l’optimisme… Généralement, quand ça tangue, on argumente de part et d’autre, on dépasse la zone des cinquantièmes rugissants en profitant de chaque atténuation de la tempête en cours (sic !) pour insérer un peu d’humour (noir !), prendre du recul et conserver un minimum de dérision2. Enfin, en théorie.

Je crois béatement que toutes les ruptures qui surviennent sans explications sont du temps perdu, des postures…

Pour ma part, j’avais minimisé la tension en cours et alimenté mon alter ego en liens et infos pertinentes avant de réaliser que son blocage3, sa fin de non recevoir était bien réelle ! Peut-être définitive.
Tant pis…

Dépassons les quiproquos !

Même si c’était compliqué avec les courriels et les messages, la moindre4 réflexion un poil ironique5 sur les réseaux sociaux, l’argumentaire taquin être ressentie comme une potentielle agression. Si c’est le cas, on met ça à plat et basta.

Je me permets de citer un billet que j’ai écrit en 2001 : urbanbike | Le e.mail est il dangereux ?!!, toujours d’actualité.

À la décharge de mon ami6, je reconnais ne pas filtrer mes propos à destination de ceux que je considère comme tels (…oubliant — erreur — que l’inverse n’est peut-être pas si vrai…), négligeant mes remarques à l’emporte-pièce.

Il ne s’agit pas de désigner qui a raison (on s’en fout à vrai dire), juste garder ouvert un canal de discussion, histoire de déminer les incompréhensions, s’expliquer. Reconnaître que l’on a collectivement merdoyé à tel moment7. Bref rester en contact au lieu de fermer les écoutilles.

Avec le système de mise en sourdine sous Instagram, de blocage sur Twitter, bien que cela parte d’une bonne intention, ça devient vite kafkaïen ! On en arrive peu à peu à jouer à “tu me bloques, je te bloque (ou pas)”.

En conclusion ?!

Cet incident me conduit à moins l’ouvrir, à m’atteler à lire encore plus de bouquins, écouter plus de podcasts… Même si, avec les vrais copains, il est toujours possible de passer une heure, voire deux, au téléphone !

Heureusement, le temps finit par gommer cette grogne subite, on finira même par oublier les motifs de la brouille8.


  1. rappel, je ne suis pas un ange. Juste surpris que certaines ruptures se déroulent sans explication de gravure et sans possibilité de s’améliorer : on apprend toujours de son entourage. ↩︎

  2. mais il faut être deux, écouter, accepter également mon autodérision. ↩︎

  3. de mon côté, je bloque des trolls, des comptes dont les tweets sont nauséabonds. ↩︎

  4. mon point de vue n’est pas très objectif. ↩︎

  5. …certes, pas toujours d’une grande subtilité… ↩︎

  6. je compte sur l’intelligence de mon alter ego. ↩︎

  7. en ne réagissant pas clairement, du genre : je ne suis pas d’humeur. ↩︎

  8. c’est pourquoi je ne prends pas au sérieux ces épisodes de la vie au-delà de 24 heures ! Notre existence est éphémère, raison de plus pour ne pas perdre de temps. ↩︎

le 19/01/2020 à 17:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #