En mai 2024, j’avais évoqué mon usage de Tusks dans ce billet. C’était encore une béta version que j’ai pas mal commentée …mais exclusivement sur Mastodon (et pour cause…!!).
Depuis, elle est disponible sur l’AppleStore…
L’évoquer sur Mastodon, c’est sympathique mais avec des pouëts qui se suppriment au bout de 7 jours, pas top…! Je m’étais promis d’en parler sur urbanbike. Le temps a passé et… rien. Réparons cet oubli…
Dans mon billet… Sucre, sel et réseaux sociaux : même combat !, je l’ai évoquée à coté de Linky et Drafts.
Pour rédacteur concentré…
S’il existe un site est dédié aux apps de Bardi (son développeur), avec cette page dédiée à Tusks, le mieux est d’évoquer mes usages…
Avertissement : l’instance qui me supporte — eldritch.cafe — me propose 5000 caractères par pouët, ce qui m’évite généralement de faire une série de threads… Donc je ne vais pas évoquer en détail cette option qui permet de rédiger une série de pouëts et de les publier en une seule fois comme naguère cette action dans Drafts.
Alors…? Tusks sert à quoi…? Si j’ai envie de rebondir sur un pouët récent, j’ai deux options : le modifier ou …ajouter une suite que je vais relier à ce premier pouët…
C’est ici que Tusks peut vous rendre service…!!
Déjà en vous permettant de retrouver vos pouëts instantanément… Tusks vous propose par construction de n’afficher que vos publications. Ici, je vise le pouët au centre de l’écran (à propos du vent tourbillonnant)…

J’affiche son contenu (CW en haut, mots dièses, clichés, etc.) et, cela ne vous échappe pas, il y a un bouton reply…

Si je clique sur ce bouton, hop, je me prépare à relier ce pouët au précédent (et peux ajouter clichés, CW, ALT, etc.)
Le bouton Publish suivi d’un chiffre me rappelle que je peux préparer une série de pouëts pour les publier ensemble…

Après publication, je lis dans Tusks que ceci s’est réalisé…

Tusks fonctionne sous macOS et j’affiche ici la même succession de pouëts…

Voilà…!
Avantages évidents ? S’extraire du flot de Mastodon pour ne gérer que les siens. Pour un gars qui a tendance à papillonner, c’est LA solution.
Bardi m’a fait tester une app unique qui permettait de revisiter tous mes pouëts marqués et pas de renouvellement de la béta ni d’annonce, dommage…!
Bref échange mercredi sur Mastodon et cette amorce de réponse nettement plus longue de ma part ici …bien que tirée par mes derniers cheveux !
Cette décennie, je suis arrivé à limiter/retirer quelques ingrédients de mon alimentation, notamment le sel et le sucre.
Si, si !
Cela n’a pas été immédiat, loin de là. En revanche, j’ai partiellement échoué pour d’autres produits comme le café et le chocolat …même si j’arrive à m’en passer sur de longues périodes.
Ce qui suit n’a bien entendu aucun fond scientifique !
De la même manière, j’ai tenté de me détacher de mes précédents réseaux sociaux — Cher blog… | 2 — …avant de ne conserver que Mastodon.
Retirer des rayons ou des écrans nos addictions accessibles, c’est échapper aux possibilités de grignoter ou lire en continu des tweets…!
Voire, ne pas racheter de produits ou fermer les comptes qui consomment notre attention !
Or, comme je garde une nette addiction pour Mastodon, j’essaye d’y contribuer sans l’afficher grâce aux scripts astucieux que m’offre Drafts. Ou via Tusks ou Linky.
Ensuite, c’est un effort personnel de ne pas me connecter à la moindre occasion !
Dont un corollaire que l’on mésestime : ne pas attendre de réponse(s) à nos pouëts.
Sans commentaires
Si cela n’a pas été aussi compliqué pour ma pomme, je le dois en partie à mon propre blog.
Dans un lointain passé, j’ai contribué à plusieurs blogs collaboratifs avec commentaires ouverts. Et je me souviens de joutes numériques, d’échanges intenses (…et pas toujours diplomatiques).
Je me rappelle que ces contributions musclées avaient un effet indéniable sur mon humeur, que certaines discussions qui partaient en vrille ne me laissaient pas indemnes. Il en fut de même sur Twitter et j’ai graduellement évité les sujets polémiques sur lesquels je pouvais réagir avec force.
En n’ouvrant pas les commentaires sur mon blog depuis 2003, je me suis attiré, certes, quelques remarques désagréables et masculinistes ! Majoritairement de la part de personnes qui ont rarement ouvert de tels espaces mais qui, de facto, savaient ce qu’il aurait fallu que je fasse !
Pas totalement sevré…
J’ai encore tendance à l’oublier sur Mastodon mais, pour mon propre usage, je canalise ici mes petites notes liées à l’actualité, de simples extraits pour me souvenir de certains faits saillants au fil des semaines (…je radote).
Imaginez le même dispositif avec des commentaires accessibles ici ou dans Mastodon !
Entre mauvaise foi et envie de découdre, ça donnerait des échanges passionnants (non !). Et une perte d’énergie considérable !
Bref, ma stratégie est de réduire les opportunités de clash.
Pour me ménager en premier lieu car, même avec un physique de septuagénaire, j’ai conservé la mentalité du talonneur qui doit confisquer le ballon et un certain goût du plaquage.
En résumé : s’extraire de Mastodon me semble un chouïa difficile comme je l’ai déjà écrit ici : ça reste ma pause sucrée mais je prends doucement le chemin de sa mise à distance !
Donc, pas de retrait, simplement réduction de mes pouëts. Et rédaction ici de mes soliloques qui peuvent être perçus comme pontifiants.
Ou lus à moitié, un grand classique !
Tusks (…que j’ai juste évoqué ici) reste une app intéressante car elle me permet de ne visualiser que mon flux et de compléter, préciser un pouët sans être attiré par ce qui tourne autour.
Or, comme je papillonne énormément, je me dois de me canaliser impérativement.
Rappeler que, comme la réduction du sucre ou du sel, réduire sa dose de réseaux sociaux prend du temps !
Mais c’est indispensable pour décoller nos yeux de nos écrans et revenir à des activités naturelles comme …flâner, glander !
C’est tout !