Sucre, sel et réseaux sociaux : même combat !
Addiction numérique
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Bref échange mercredi sur Mastodon et cette amorce de réponse nettement plus longue de ma part ici …bien que tirée par mes derniers cheveux !
Cette décennie, je suis arrivé à limiter/retirer quelques ingrédients de mon alimentation, notamment le sel et le sucre.
Si, si !
Cela n’a pas été immédiat, loin de là. En revanche, j’ai partiellement échoué pour d’autres produits comme le café et le chocolat …même si j’arrive à m’en passer sur de longues périodes.
Ce qui suit n’a bien entendu aucun fond scientifique !
De la même manière, j’ai tenté de me détacher de mes précédents réseaux sociaux — Cher blog… | 2 — …avant de ne conserver que Mastodon.
Retirer des rayons ou des écrans nos addictions accessibles, c’est échapper aux possibilités de grignoter ou lire en continu des tweets…!
Voire, ne pas racheter de produits ou fermer les comptes qui consomment notre attention !
Or, comme je garde une nette addiction pour Mastodon, j’essaye d’y contribuer sans l’afficher grâce aux scripts astucieux que m’offre Drafts. Ou via Tusks ou Linky.
Ensuite, c’est un effort personnel de ne pas me connecter à la moindre occasion !
Dont un corollaire que l’on mésestime : ne pas attendre de réponse(s) à nos pouëts.
Sans commentaires
Si cela n’a pas été aussi compliqué pour ma pomme, je le dois en partie à mon propre blog.
Dans un lointain passé, j’ai contribué à plusieurs blogs collaboratifs avec commentaires ouverts. Et je me souviens de joutes numériques, d’échanges intenses (…et pas toujours diplomatiques).
Je me rappelle que ces contributions musclées avaient un effet indéniable sur mon humeur, que certaines discussions qui partaient en vrille ne me laissaient pas indemnes. Il en fut de même sur Twitter et j’ai graduellement évité les sujets polémiques sur lesquels je pouvais réagir avec force.
En n’ouvrant pas les commentaires sur mon blog depuis 2003, je me suis attiré, certes, quelques remarques désagréables et masculinistes ! Majoritairement de la part de personnes qui ont rarement ouvert de tels espaces mais qui, de facto, savaient1 ce qu’il aurait fallu que je fasse !
Pas totalement sevré…
J’ai encore tendance à l’oublier sur Mastodon mais, pour mon propre usage, je canalise ici mes petites notes liées à l’actualité, de simples extraits pour me souvenir de certains faits saillants au fil des semaines (…je radote).
Imaginez le même dispositif avec des commentaires accessibles ici ou dans Mastodon !
Entre mauvaise foi et envie de découdre, ça donnerait des échanges passionnants (non !). Et une perte d’énergie considérable !
Bref, ma stratégie est de réduire les opportunités de clash.
Pour me ménager en premier lieu car, même avec un physique de septuagénaire, j’ai conservé la mentalité du talonneur qui doit confisquer le ballon et un certain goût du plaquage.
En résumé : s’extraire de Mastodon me semble un chouïa difficile comme je l’ai déjà écrit ici : ça reste ma pause sucrée mais je prends doucement le chemin de sa mise à distance !
Donc, pas de retrait, simplement réduction de mes pouëts. Et rédaction ici de mes soliloques qui peuvent être perçus comme pontifiants.
Ou lus à moitié, un grand classique !
Tusks (…que j’ai juste évoqué ici) reste une app intéressante car elle me permet de ne visualiser que mon flux et de compléter, préciser un pouët sans être attiré par ce qui tourne autour.
Or, comme je papillonne énormément, je me dois de me canaliser impérativement.
Rappeler que, comme la réduction du sucre ou du sel, réduire sa dose de réseaux sociaux prend du temps !
Mais c’est indispensable pour décoller nos yeux de nos écrans et revenir à des activités naturelles comme …flâner, glander !
C’est tout !
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Cela me fait penser aux tombereaux de remarques que se prend un certain Tim depuis quelques jours. Le gars gère une boîte énorme, paye la contribution à cette investiture de sa poche pour ne pas impacter la pomme, essaye d’éviter de se mettre en porte à faux face à des psychopathes délirants mais, derrière leurs écrans, une armée de trolls (…que j’apprécie habituellement) critiquent car se sentent trahis, gnagnagna (pour citer… Finkie…). ↩︎