Avec l’arrivée de iOS 9, il est clair que nombre de paramètres ont changé. En tout cas, dans mon Landerneau numérique…!
Bizarrement, c’est Drafts 4 qui a involontairement changé la donne. Non que ce produit a lui-même changé mais, tout simplement, il a été le premier sur mon iPad à utiliser le multifenêtrage. Relire Découper l’écran sous iOS 9 ? pour comprendre l’excitation (si, si !) qui s’est emparé de ma personne…!
Du coup, il a été adopté plus encore par votre serviteur pour saisir son texte en regard de l’écran de Messages. Et dans le dispositif actuel, Drafts 4 reprend son rôle pivot de dispatcher de notes. Il y excelle de manière exceptionnelle.
Disposant d’une barre additionnelle totalement personnalisable, son développeur a, de plus, ajouté une option pour placer quelques actions à notre guise dans le bloc laissé vierge à côté des trois cases prédictives.
Mais en voici une idée qu’elle est bonne ! Merci Greg…
Du coup, depuis quelques jours, je démarre toutes mes notes d’écriture avec le mode dictée et Drafts 4.
Mode dictée, le nouveau (re)venu
Ce mode de saisie vocale n’est pas une nouveauté, simplement avec la version neuf d’iOS, ou peut-être avec la capacité de traitement de mon iPad Air 2, il a retrouvé toute sa place.
Dans ma barre additionnelle, je dispose d’actions qui me permettent d’exporter ce texte, fraîchement dicté, vers Dropbox.
Et, dans une seconde étape, c’est sous Editorial que je modifie et complète mon texte. Toujours dans ce traitement de texte que je vais ajouter les codes d’affiliation pour iTunes, que je vais récupérer des liens vers MacPlus ou urbanbike.
Comme ce fichier est partagé via Dropbox (je me répète !), pas de soucis pour récupérer l’ensemble dans Byword sur mon Macintosh. Et effectuer une dernière relecture.
Bref, ma martingale idéale en terme de traitement de texte est maintenue, sauf que je démarre nettement plus régulièrement depuis Drafts 4.
Et Ulysses ?
Non seulement il n’est pas perdu de vue (bien que balloté par Eole), mais il ne me sert que pour des très longs documents qui sont de nature …plus personnelle. Mon second flux…
Et Day One ?!
Day One n’est pas plus abandonné que mes autres applications (!), simplement comme je l’ai déjà écrit maintes fois dans urbanbike, il me sert de journal de bord.
Vous avez dit Heuristique…?
J’intercale enfin cette usine à cartes heuristiques (en français, mind-mapping…!), à savoir iThoughtsX et sa version iOS, iThoughts, que je dois absolument remettre en pied de mon échafaudage, juste avant Drafts 4… J’attends la prochaine version iOS pour découvrir si cet outil si Craig permet de faire du multifenêtrage… et, si oui, bonheur…!
En résumé…
C’est peut-être moi qui ai vieilli, qui ai modifié ma façon de fonctionner, qui découvre que je suis plus à l’aise à l’oral que dans ma jeunesse, mais j’apprécie désormais de pouvoir dicter ainsi mes textes à ma machine. Promis, je vais y revenir vite.
Comme ce mode dictée est extrêmement véloce même si je parle vite, beaucoup plus précis que dans mon souvenir d’il y a près de trois ans, je me désinhibe (sic !) et cela me permet de gagner un temps considérable lors de la rédaction de mes billets.
Alors certains vont m’expliquer que ce n’est pas la bonne manière de procéder, qu’il faut transpirer sur son clavier, qu’il faut sentir ses doigts se crisper sur les touches.
Bien, bien, bien !
En disposant d’un iPad plus rapide, je trouverais dommage de me priver d’un tel outil !
Bref, je m’adapte aux produits désormais à ma disposition. La plume d’oie, l’encre qui tache les doigts sont certainement de très bonnes choses. Je ne récuse pas le fait qu’une myriade d’auteurs ait utilisé ces procédés durant des siècles.
Au risque de galéjer, je vis en 2015, je reste curieux, je vieillis mais j’ai très envie de continuer à m’amuser. Et donc je me dicte mes textes via mon iPad. Pour mémoire, urbanbike | Dictée sous iOS : les instructions qui se prononcent…!.
Cela ne m’empêche pas de relire avec ironie toutes les âneries que je débite à cette machine (et j’en dis…!), à trouver de nombreux motifs de rigolade vu la manière dont mes paroles sont interprétées par ce dispositif.
Mais, je vous le demande : pourquoi me priverais-je de ces avancées technologiques ?
Et au final, ce binz se rode, j’apprend à vivre avec. Et j’écris plus agréablement.
Que demande le peuple ?!
Mes outils sous iOS
Et ceux sous OSX
Note de fin : plus de nouvelles d’une prochaine mise à jour de FoldingText, de TextCenter ou de MultiMarkdown Composer (et, dans ce cas précis, plus de nouvelles de son developpeur depuis juin…).
Et la réponse à ma question de fin dans urbanbike | TL;DR : Un NRO dans ta cave était bien Fernand Naudin, merci à Richard M.
Avec un n comme dans biiiiiiip.
C’est à Paris, en septembre 2015…
Ce qui suit est hallucinant mais pas surprenant dans un monde qui cherche en permanence le profit et la performance quitte à s’assoir sur les règles du droit. On a bien eu des ministres intègres qui ne l’étaient pas, des fabricants de voiture qui masquaient les normes de pollution, des politiques pris la main dans le pot de confiture mais pas coupables.
Bref, pourquoi se gêner, l’exemple vient d’en haut.
C’est assez simple à comprendre : la cible sont des immeubles à qui on essaye de faire signer un accès pour la fibre. Les plus sérieux (il y en a plus que l’on ne pense…) négocient une convention préalable (obligatoire) avec le propriétaire (…ou son syndic) avant de réaliser les travaux d’installation.
Les plus… forbans… passent outre et débarquent dans la journée sans autorisation, profitant d’une porte ouverte ou d’une clé “PTT”, installent dans les parties communes leurs armoires, câblent l’immeuble mais également ceux à proximité et se servent tranquillement sur la force électrique sans se poser de question. Les fourreaux ADSL existants leur permettent de masquer le passage de leurs propres câbles et hop, aux commerciaux de vendre de la fibre dans le secteur géographique ainsi raccordé sauvagement via un Et NRO (Noeud de Raccordement Optique), au nez et à la barbe des vieux propriétaires qui ne vivent pas sur place.
— Non ?
— Si !
Là où l’histoire est rigolote, c’est que ces propriétaires ont un syndic qui, bien entendu, n’était pas au courant de cette installation sauvage qui alimente à leurs frais le voisinage.
Un jour, les travaux envisagés depuis belle lurette du renforcement des planchers et de l’érection d’un ascenseur extérieur sont enfin lancés, tous les corps d’état sont planifiés pour intervenir…
Et ça démarre par une visite de chantier avec l’architecte de l’immeuble.
— Tiens, mais à qui sont ces armoires sans la moindre indication. Tiens, pourquoi ce vrombissement continu. Tiens, il y a de l’eau qui ruisselle sur la plus grosse armoire qui est au nu d’une descente d’eaux vannes. Tiens, mais c’est branché en direct sur la force (…400 volts au passage) sur la prise directe de la colonne montante de l’immeuble !
D’autant plus ballot que c’est pile poil là où les travaux, dont la réfection de planchers, doit se faire, là où la visite de chantier démarrait !
Le syndic, qui n’est pas manchot, agit dans les 48 heures :
- Trouve le disjoncteur de cette étrange installation et coupe ce dernier immédiatement par sécurité.
- Fait constater par l’architecte DPLG du chantier, par le BET structure.
- Fait intervenir EDF qui est tout surpris de ce raccordement sur son réseau.
- Fait installer une serrure sur la porte d’accès à la cave.
Car il s’agit ici d’un cas patent de violation de domicile, genre de gag qui se termine généralement devant la Chambre Correctionnelle.
Sauf qu’en l’absence d’informations sur ces armoires anonymes, on ne sait à qui elles appartiennent. Le Syndic attend que ceux qui ont installé ces armoires se manifestent. Or ce sont les usagers de l’opérateur qui se plaignent le lendemain matin.
— Dites-moi, les ouvriers qui démarrent les travaux dans la cour n’auraient ils pas coupé un câble par inadvertance !?
— On a coupé par sécurité une installation. Mais — d’ailleurs…! — qui est votre opérateur !?
— C’est biiiiiip…
— Mais cet opérateur n’a PAS de convention de connexion avec nous, syndic et représentant du propriétaire…!
Entre temps, le propriétaire est harcelé par des coups de téléphone d’un type nouveau, un opérateur (Biiiiip !) demande à le rencontrer de toute urgence.
— Mais prenez rendez-vous avec mon syndic est leur unique réponse, fort logique, vu que c’est le Syndic qui est mandaté pour ce type de mission.
Le Syndic n’est évidemment pas contacté mais le propriétaire est submergé de coups de fil.
Les utilisateurs de l’opérateur perdent patience au bout d’une semaine sans internet et demande la résiliation de leur contrat fibre… ce qui est accepté sans discussion. Tiens, donc…
Enfin, une personne du marketing de chez biiiiiiip essaye un coup de bluff auprès du Syndic, genre ne comprenant pas qu’en dépit du contrat (sic…!) passé, etc.
— Merci de nous communiquer le numéro de référence de la convention.
— benn heuuuuu… Bip, bip, bip…!
Parallèlement, architectes, professionnels du bâtiment passent et font des photos, la procédure se monte contre cette installation sauvage désormais inaccessible aux équipes de l’opérateur qui ont certainement essayé de la relancer mais, à défaut de forcer la porte, sont coincés…
Désormais, biiiiiiip étant identifié, plainte au Commissariat de Police est lancée avec pour mise en danger des habitants de l’immeuble (la flotte qui coule sur l’armoire électrique, l’absence d’extincteur et d’informations, etc), harcèlement vis à vis des propriétaires (tentative d’extorsion du consentement par abus de faiblesse exercé sur des personnes âgées), installation sauvage, violation d’une propriété privée.
Et cela ne va s’arrêter là.
Bref, ce ne sont pas trois péquins qui sont touchés mais tous les bénéficiaires de ce NRO sauvage desservis par des câbles via les caves et égouts du coin. Attendons que France télécom découvre également que ses fourreaux ont été utilisés sans son accord.
Dernier point, ce n’était pas le bon immeuble à câbler : le syndic est juriste ; un des associés, ingénieur réseau.
À suivre.
Note de fin : Pour ceux qui souhaitent un résumé, c’est comme si un opérateur venait gentiment squatter la cave de votre maison (propriété privée), raccordait le quartier depuis votre cave en vous laissant payer le courant (…et en vendant à votre fille un abonnement, en plus). Puis, une fois découvert, essayait de la jouer mais ça bloque des tas d’utilisateurs …comme si c’était de votre faute !
Bref, il est temps de réviser nos grands classiques.
Qui disait “les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît” ?
Vous avez une heure.