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Des messageries moins poreuses…?

Cryptage et compagnie

dans bosser partout | dans mon bocal | groummphh | mémoire

Vu la manière dont les choses évoluent (mal…!), il est temps d’analyser sa propre tripotée d’habitudes et d’outils, commencer à (essayer de…!) boucher les trous de nos passoires numériques…

Même si cela semble avoir peu d’utilité, autant freiner la curiosité de certaines officines et leur permettre de facto de justifier leurs émoluments !

Oui, j’ai décidé d’être taquin.

N’avoir rien à cacher n’empêche pas de ne pas les laisser traîner sur tous les coins du web sauf si on se décide à les publier comme j’essaye de le faire depuis des lustres via les sites mentionnés dans la colonne adjacente.

Le problème est que j’ai quand même des trucs à dire, écrire, transmettre, des pensées (géniales ou à la k…) à partager, des projets de bouquins, des bribes de vannes idiotes. Bref, je ne souhaite pas livrer aisément toutes mes pépites à ceusses qui me surveillent ! Si nos présidents ont été espionnés, pourquoi ne le serais je pas…?!

Du coup j’ai testé ProtonMail comme mes amis de Mac Plus — lire Focus : ProtonMail, la messagerie sécurisée — et Tutanota.

  • ProtonMail est un système bien foutu à deux étages : un identifiant + mot de passe pour accéder à la plateforme puis un second mot de passe pour accéder à l’interface de messagerie. Il faut s’inscrire et cela prend un peu de temps avant de recevoir un lien, patience.
  • Tutanota ne nécessite qu’un identifiant + mot de passe et cause français. Là, c’est immédiat. Et dispose déjà d’une application sous iOS.

Dans les deux cas, l’énorme plus est d’écrire et conserver vos mails sur chaque plateforme, de pouvoir les crypter avec un mot de passe différent à chaque fois, mot de passe qui servira à vos correspondants qui seront conduits à lire vos messages sur le même serveur.

Bien entendu, à vous de convenir d’un mot de passe chacun d’entre-eux et, surtout, de faire parvenir à votre correspondant ce dernier. Mais quelques idées simples sont à imaginer.

Il est clair qu’au niveau de la simplicité d’usage, Tutanota emporte la palme. Et c’est parfait pour des échanges que vous n’avez pas envie de partager. Néanmoins, 1password (49,99 €) sera vite indispensable car les mots de passe légers sont à bannir. Et surtout pour accéder à ces services…!

Si ProtonMail est moins simple à utiliser (double identification), il dispose d’une option assez sympathique, celle de supprimer l’accès à un mail envoyé à un correspondant si ce dernier ne l’ouvre pas dans un temps que vous définissez.

Ensuite, il est moins perméable à des visites car le mot de passe à votre base de mails n’est connu que de vous. En gros, si vous perdez la clé, personne pour vous envoyer du secours. Sauf demander à la NSA de venir déplomber votre partition, histoire de retrouver les ingrédients de votre recette de tiramisu aux fraises avec légère cuisson des blancs.

Plus sérieusement, c’est pas mal pour un chercheur qui bosse sur un projet et qui n’a pas trop envie de se faire piller son boulot, c’est intéressant pour communiquer des infos en vue d’une action en justice à son avocat, etc.

Il ne s’agit pas de remplacer tous ses mails habituels par ces services mais de les employer dans les moments où là confidentialité est essentielle. Inutile de basculer d’un excès à un autre.

Se souvenir que ces dispositifs permettent de conserver tous vos mails rédigés avec le service employé sur un serveur distant, sécurisé, comprendre non accessibles sur un ordinateur ouvert à tous les vents.

Oui, c’est gratuit au départ mais avec une taille de boîte limitée. Ensuite, si les solutions vous conviennent, cela aura nécessairement un prix.

reduc-450

le 25/06/2015 à 21:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Ah, vous ne bossez pas en XML, dommage…

Et donc pas de mission…

dans dans mon bocal | outils | typo | vieillir

Je ne sais pas si la situation perdure mais c’était l’une des réponses quand je prospectais naguère (…avant juin 2013) pour ma petite entreprise…

Du XML sinon rien.

Du coup, j’ai raté quelques chouettes opportunités car le traitement de données en XML ne me branchait pas, trop éloigné de mon job de metteur en pages et de graphiste. J’avais certes employé des outils ad hoc comme FrameMaker bien avant mais, pour illustrer, cette application n’a jamais été portée sous OSX alors qu’elle tournait comme une horloge sous Mac OS 9.2. Certes, des pans entiers ont été repris peu à peu dans InDesign mais je n’avais plus la vista de réapprendre à bricoler dans un produit nettement moins adapté, lent…

Mais pourquoi j’évoque cela…?

Ce matin, sur Twitter, je suis tombé sur un billet de Marie Lebert à propos de son livre Le Livre 010101 (1971-2015) (en PDF) dans lequel mon ami Marc Autret est cité…

Ce dernier écrivait, il y a quelques années déjà :

Je déplore que l’émergence de l’EPUB ait provoqué l’anéantissement pur et simple du PDF comme format de livre numérique. Le fait que les éléments d’interactivité disponibles au sein du PDF ne soient pas supportés par les plateformes nomades actuelles a aboli toute possibilité d’expérimentation dans cette voie, qui m’apparaissait extrêmement prometteuse. Alors que l’édition imprimée fait la place à des objets de nature très différente, entre le livre d’art de très haute facture et le livre “tout terrain”, le marché de l’ebook s’est développé d’emblée sur un mode totalitaire et ségrégationniste, comparable en cela à une guerre de systèmes d’exploitation plutôt qu’à une émulation technique et culturelle. De fait, il existe fort peu de livres numériques PDF tirant parti des possibilités de ce format.

Pour les lecteurs d’urbanbike, souvenez-vous de FlyingButtons (les explications du développeur sont ici)…

L’idée de créer un PDF au format iPad sur les paysages de mon île avec mes propres photos est toujours présente mais quand je vois les difficultés à réaliser le tout en ePub et l’absence de maquette contrôlée par le graphiste que j’étais, comment dire…!

Dans l’inconscient collectif, le PDF reste une sorte de duplicata statique de l’ouvrage imprimé et personne ne veut lui voir d’autre destin. L’EPUB, qui n’est rien d’autre qu’une combinaison XHTML/CSS (certes avec des perspectives JavaScript), consiste à mettre le livre numérique “au pas” du web. C’est une technologie très favorable aux contenus structurés, mais très défavorable à l’artisanat typographique. Elle introduit une vision étroite de l’œuvre numérique, réduite à un flux d’information. On ne le mesure pas encore, mais la pire catastrophe culturelle de ces dernières décennies est l’avènement du XML, ce langage qui précalibre et contamine notre façon de penser les hiérarchies. Le XML et ses avatars achèvent de nous enfermer dans les invariants culturels occidentaux.

Marc résume bien ce qui est devenu la norme cette dernière décennie…

C’est pourquoi j’explore des combinaisons simples à base de balisage léger Markdown (avec des bases de données comme FileMaker), un poil de transformation typographique avec des CSS sous Marked2 ou des Styles sous Ulysses for Mac pour exporter dans des formats devenus des standards. Mais je reste nostalgique du PDF avec les traitements typo possibles, des blancs, des mises en pages non adaptatives mais volontaires (au sens d’assumées) travaillées par le graphiste…

Même si je reste un utilisateur assidu de Marvin ou Gerty sur iPad, je conserve GoodReader pour lire et annoter mes PDF…

Bref, je vais avoir du temps à ne faire que cela, reprendre mes ingrédients à base de traitements de texte Markdown, styler des CSS (voire, repasser par InDesign avec le script de Jongware) et pondre à nouveau, pour mon plaisir, des PDF avec de la typo1…!

Bref, je suis totalement dépassé… J’assume…!


  1. Je pense au Guide pratique de choix typographique — qui a été remis à jour — ainsi qu’à Roger Excoffon | Le gentleman de la typographie, deux ouvrages en PDF de David Rault distribués par adverbum↩︎

le 24/06/2015 à 20:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Du coté de la béta de Ulysses for iPad

MacPlus.net

dans écrire | usages

En passant… Ulysses sous iPad apprend le français … Mais pas que…! Bref, on sent que les fonctions de Ulysses for Mac glissent doucettement dans l’iPad et tant mieux…

reduc-450

le 24/06/2015 à 18:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #