Depuis 2003, cette page n’a rien à vous vendre. Comme son alter ego photographique photager.com, urbanbike.com est un espace où je partage mezza voce de petites notes.
Aussi, personne ne vous oblige à me lire, aucune contribution n’est demandée, pas même un commentaire.
Le vrai bonheur de ce jour…?

Le retour des butineuses.

Dans Les matinaux, René Char écrit…
Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds.

Note de fin : le Potager du Roi est ouvert…
l’idée de ce billet est de se souvenir qu’écrire ne commence pas nécessairement par acheter une pile de cahiers d’écolier à gros carreaux mais par de petites notes. Que ces notes peuvent être saisies tout bêtement sur un iPhone ou un iPad… Si, si…!
Avant de passer à Daedalus touch ou à Editorial, mon premier jet se fait très souvent (…à 90 %) sur Drafts sur mon iPad (lien iTunes).
J’apprécie ce produit développé par Greg Pierce et régulièrement remis à jour.
Sur mon iPad, son icône est placée dans la ligne visible sur tous les écrans des applications les plus utiles, à portée de doigt. Un look rustique même si je souhaiterais y trouver une barre additionnelle un poil plus sophistiquée un de ces quatre.
Bref, au départ, il y a cette simple note : quelques lignes qui répondent à une interrogation, une réflexion personnelle, une humeur, un truc entendu à la radio, une idée suite à la lecture d’un tweet, d’un billet, d’un bouquin.
Oui, j’ai déjà rédigé un billet à ce sujet suite au billet de Jeff Mueller en octobre 2013… Mais il est parfois indispensable de dire et redire ce qui me parait important…

Pas de délai d’attente, Drafts se lance immédiatement, je suis aussitôt incité à écrire. Pas de temps mort, pas d’attente, pas de fenêtre à renseigner… Une page blanche (ou bistre…!).
De fait, c’est un premier jet qui surgit sous les doigts.
Et comme Drafts supporte TextExpander, c’est très agréable pour accélérer cette saisie.
C’est une fois après m’être coltiné avec les premières phrases, avoir dégraissée les phrases inutiles, fait la chasse aux répétitions, expressions, corrigé mes fautes de saisie les plus flagrantes (…à quand un ProLexis embarqué sur un iPad), que je me décide — ou non ! — à donner une suite à cette note.
Je ne sais jamais ce que je vais en faire, nombre de mes petites notes d’humeur finissent mal (!!) même si j’ai mis en place une action dans Drafts pour les collecter, les empiler.
Action que je n’utilise plus en verité. Soit ce qui est écrit se transforme de suite en un embryon de billet (comme ici), soit s’empile parmi les autres notes.

La tranquillité de cette saisie de notes sous Drafts tient en partie à son dispositif de synchro discret et efficace entre iPad et iPhone qui me permet de ne pas me soucier de leur préservation…!

Il m’arrive fréquemment de démarrer aussi sec une nouvelle note, la précédente disparaissant de ma vue mais restant accessible, présente jusqu’au moment où je la relis …et lui fait un sort…!
Oui, je reviens pour la nième fois à Drafts qui est une tour de contrôle, un dispatcheur à notes. Une idée de billet ? Hop, je crée automatiquement un nouveau texte autonome qui va se ranger dans DropBox ou envoie mon texte vers Editorial.
Un truc plus intime, hop, le texte est expédié dans Daedalus touch.

Ou vers TextCenter…?

…Day One…!

…Byword…?!

…en fait vers n’importe quel traitement de texte…!

Ici, Editorial…

De fait, c’est une fois saisi, laissé reposé et relu que la possible destination de la note devient évidente. Ou pas…! Une action Delete est toujours possible !

Bref, vous l’avez vu, pas de souci pour expédier la note vers plusieurs traitements de texte via une simple action x-callback-url si besoin est…!
Drafts fait partie de ces outils qui se personnalise selon nos besoins, avec les actions que vous lui ajoutez en allant picorer ces dernières sur le site du développeur.
Note de fin : soyez assurés que j’y reviendrais…!
Samedi après-midi, je vois passer une mise à jour de Nofinder en 3.0.7 — iTunes — application que je n’avais plus utilisée depuis aout 2012 quasiment…
J’avais évoqué une première fois cette application de prise de vue en février 2012 puis d’autres fois dans quelques billets sur la photo avec un iPhone.
Depuis que je suis passé au 5s, je n’avais pas eu la curiosité ou l’idée de le réinstaller…
Erreur…! La 3.0.7 est optimisée pour cet iPhone et ça se sent très vite à l’usage…
Pour mémoire, c’est la première application du japonais Toshihiko Tambo — @toshihikotambo — qui a ensuite développé MPro puis sa version couleur, MCPro. Deux applications de prise de vue remarquables évoquées dans urbanbike…
Mais Nofinder, c’est la simplicité et la discrétion totale en prise de vue.
Et, pour mon usage, un rendu en noir et blanc desséché comme je l’aime.
Je vous en parle à nouveau…?
Retour sur Nofinder…
Coté écran, Nofinder, c’est ça…
Un gros bouton (…qui peut être orange mais trop visible à mon goût…)…
Visez d’instinct puis appuyez (…ou relâchez — Release — option qui est disponible dans les préférences en passant par Réglages (…pensez d’ailleurs à renseigner vos informations EXIF de photographe…)

En appuyant brièvement dans la ligne sombre, vous pouvez afficher quelques secondes les options de contrôle de prise de vue qui sont visibles sur la copie d’écran en haut à droite… Et donc régler vos choix ou juste changer de set.
Ici c’est mon second set au format 4:3, rendu fin, etc.

En effet, trois sets (…ou pré-réglages) sont enregistrables, à vous de combiner film (couleur ou noir et blanc, filtré avec effet, etc.), rendu, optique, etc.
Pour ma part, ce n’est que du noir et blanc “dur” (trois graduations de dureté d’un même rendu film sans jeu optique…).

Comme je suis adepte d’une certaine discrétion (!!), pas question de laisser un bruit d’obturateur me signaler…!
J’opte également pour les menus masqués (les infos de prise de vue sur la première copie d’écran à droite), un bouton sobre sur lequel appuyer mais je souhaite conserver les informations EXIF.
Notez que si vous activez Display Picture, Nofinder va afficher brièvement une image de la dernière prise de vue avant de la masquer…
Vous pouvez, via les préférences dans Réglages, enregistrez toutes les vues effectuées avec Nofinder dans un album dédié dans Photos…
Je le signale car ce n’est pas inutile de ranger vos images selon l’application employée.
Et le rendu…?
J’aime le noir et blanc “dur” (rappel ici en images)… trois options de dureté sont disponibles (ici, +2)…

Je pince l’iPhone avec deux doigts, deux en arrière plan pour le maintenir et le pouce que je relâche pour déclencher… Après c’est une histoire de souplesse du poignet et du coude…!
Voilà…
Merci Toshihiko. Je suis ravi par cette (re)découverte… Et comme j’ai du temps…