Drafts gère mes notes et envois vers les services ou les applications que je souhaite, Daedalus touch me permet d’écrire.
Mais comment automatiser le tout sans passer par un simple copier/coller et, surtout choisir d’expédier ma note dans la bonne stack (…le bon dossier ou la bonne pile)…?
Depuis la version 1.7 de Daedalus touch, c’est possible avec les x-callback-url. Et ce n’est pas la seule application concernée, toutes les applications participantes se trouvent ici…
Or Drafts possède une série impressionnante de tags — voir ici — que l’on peut employer…
[[draft]] qui prend en compte l’intégralité de la note. Mais il y a plus subtil encore…
[[title]] qui ne prend en compte que la première ligne de la note
[[body]] qui prend en compte toute la note sauf la première ligne…!
[[selection]] qui prend en compte votre dernière sélection…
[[clipboard]] le contenu du presse-papier
- Sans oublier des tags sur les dates et heures, etc.
Idem pour Daedalus touch qui propose son propre jeu d’instructions qui se trouvent ici précisément.
Du coup, en mélangeant les deux jeux d’instructions, cela peut vous fournir de quoi simplifier votre travail… N’étant pas développeur, cela m’a filé une première migraine pour y arriver puis une seconde pour partager mes adaptations…! Une graine complète, quoi… (désolé)
D’emblée, le développeur de Drafts propose une action Send to Daedalus dans son catalogue cette solution :
daedalus://x-callback-url/new-sheet?
title=[[title]]&content=[[body]]
L’instruction new-sheet? propre à Daedalus touch va donc créer une nouvelle stack/pile sans nom que vous pourrez renommer ensuite.
Par contre, le fragment ajouté aura comme titre le tag [[title]] (et donc utilisera bien la première ligne de la note)
Il est possible d’améliorer ce système…
Si vous connaissez le nom de la pile de réception (pas idiot d’en prévoir une de réception de vos notes), vous pouvez écrire une action avec open-stack? et en spécifiant le nom de cette pile en renseignant simplement stackTitle= (et en remplaçant tous les blancs par %20)…
daedalus://x-callback-url/open-stack?
stackTitle=nom%20de%20ma%20pile
&title=[[title]]&content=[[body]]
Par exemple, si le nom de la pile se nomme brutal…
daedalus://x-callback-url/open-stack?
stackTitle=brutal
&title=[[title]]&content=[[body]]
Plus intéressant, en sélectionnant dans la note sous Drafts quelques mots de celle-ci, vous pouvez créer une nouvelle pile qui utilisera cette info via new-sheet? et stackTitle=[[selection]]…
daedalus://x-callback-url/new-sheet?
stackTitle=[[selection]]
&title=[[title]]&content=[[body]]
Attention, si vous ne sélectionnez rien, c’est tout le contenu de la note qui sera utilisé comme titre de la pile…!
Illustration…
Mon texte de départ (…ma super note sous Drafts !)

Oh, Ma sélection…!

Un appui sur l’Action listée à droite — Daedalus new stock sélection (en franglais)

Oh, le contenu est bien dans une feuille de Daedalus touch et le titre bien détaché

Oh, ma pile porte le bon nom de la sélection…

Oh, ma pile est ajoutée dans l’ensemble de mes piles…

Vous pouvez aussi remplacer stackTitle=[[selection]] par stackTitle=[[clipboard]] selon vos besoins, etc.
prolégomènes : ce qui suit n’est que le témoignage d’un iPad user. C’est long, insipide décousu, bourré de digressions.
Aussi, ami lecteur, pour un billet de qualité fort bien écrit, je vous engage à parcourir de a à z celui de Nicolas Furno sur Macg.co à propos de la version OSX.
Ceci me permet de poubelliser nombre de copies d’écran que j’avais préparé et de ne pas rentrer dans les détails, Nicolas l’ayant magistralement fait.
Ensuite, pour mémoire, j’achète mes applications (…rares sont les développeurs — merci à eux — qui me proposent un code…) et je ne me sens absolument pas tenu de la boucler dans tous les cas.
J’ai hésité à l’écrire ce billet car je suis franchement partagé…
J’ai immédiatement fait la grimace (euphémisme) quand j’ai constaté que le moteur dit syntaxique de Writer Pro ne fonctionnait pas dans la langue de Molière sous iOS…!
Bref, pratiquement 18 € pour acheter l’équivalent de iA Writer sur mon iPad, comment le dire poliment…? Heureusement la version OSX fonctionne pour le français…
Sauf que ma machine à écrire est mon iPad.
Bon, je savais à quoi je m’exposais, cela fait des années que je côtoie par courriel et twitter les développeurs de ce soft. Certains billets ici-même témoignent des moments de tension. En même temps, je suis (con)fiant, je pense que le produit finira par réaliser ce qu’il promet. Ou pas.
De fait, la grosse avancée de cette nouvelle version est bien cette aide syntaxique (mot passe-partout) à l’écriture étonnante basée sur le mode Focus et qui fonctionne sous OSX (…tout n’est donc pas perdu comme je l’ai déjà écrit)…
Par contre, bis repetita, j’ai crisé à nouveau face à l’absence d’aide au balisage Markdown sous iOS. Or quand j’écris, je balise aussi (…si, si, je suis hanté ! Comme le disait ce bon George) et une aide à cet effet m’aurait convenu.
Ou, à défaut (hinhinhin…!), un support de TextExpander. Non, rien, que dalle… Nada. Reste Raccourcis.
Glissons sur ce running gag des développeurs de iA Writer — oublier Markdown ou MultiMarkdown sous iOS à la veille de 2014. Pire, sous OSX, pas la queue d’une simple commande du genre ⌘-K pour coller une URL sur une sélection. Grrrrrrr…!
Seul point nouveau, l’emploi de Strikethrough qui n’a rien de Markdown comme le faisait remarquer ironiquement (…et fort justement) @david_bosman sur Twitter. Prenons-le, il pourrait remplacer agréablement CriticMarkup (…sauf que non…!! Désolé de dévoiler la chute).
Bon, je ne devrais pas m’énerver, je connais l’intransigeance d’Oliver…
Pour une écriture raisonnée en quatre étapes…
Petit rappel de circonstance : pour une aide à l’écriture en terme de choix des mots, un outil comme textkraft peux s’avérer intéressant si vous souhaitez consulter des dictionnaires en cours de route.
Le grand truc de Writer Pro est de proposer un flux (un peu marre du mot workflow à toutes les sauces) pour l’écriture. En ce, en quatre étapes. Notes - Write - Edit - Read. Elles sont ici symbolisées par un code couleur et un changement de typo.
Cela ne m’a pas boulversifié (sic !), le mien de flux démarre généralement sous Drafts (Notes…?!) puis, selon leur nature (perso, bouquin ou billet), je dispatche depuis Drafts vers Editorial ou Byword (et même vers iA Writer). Ou, depuis hier via un X-Callback, vers une stack de Daedalus touch…
Dans l’un de ces traitements de texte Markdown sur iPad, j’écris (Write…?!), corrige, découpe…
Enfin, j’édite et relis (Edit - Read…?!) sur Macintosh. Si cela provient de Daedalus touch, c’est sous Ulysses III avec un paquet de fragments ordonnés sur ma corde à linge. Sinon, c’est un billet qui est finalisé avec images and co comment ce moment sous MultiMarkdown Composer ou Byword. Et hop.
Là, Writer Pro propose de ne rester que dans une seule application, de pousser mon texte d’étape en étape et, dans les trois premières, d’employer ce mode focus sur lequel je reviendrais…
C’est joli, coloré, pas idiot avec un changement de typo pour forcer l’oeil à relire et non à survoler. Bon.
Ceci étant dit, passons à Writer Pro sous iOS.
Sous iOS
Et sur iPhone…!

Comme la synchro inter-écrans (Macintosh(s), iPad, iPhone) fonctionne via iCloud, il est parfois nécessaire de patienter… Le chiffre entouré d’un cercle le nombre de fichiers dans une étape et leur chronologie.
Notez les options en bas d’écran qui permettent de ne lister que les documents appartenant à une étape d’écriture ou toutes, voire les plus récentes…

Un appui permet d’afficher le fichier souhaité, un second appui de dévoiler le clavier surmonté de sa barre additionnelle…
Ah, sommes nous dans iA Writer ?

Que nenni…!
Un glissé en employant la partie centrale de cette barre permet d’afficher une seconde série d’icônes dont les boutons Edit et Syntax et des informations sur le nombre de caractères (malheureusement, balises Markdown comprises…).
Edit affiche quelques commandes utiles…

Syntax est, de fait, le mode Focus de iA Writer. Attention, pour le moment, seul Sentence (phrase) est actif en français…!
Oui, vous avez payé 18 € pour une promesse différée de quelques semaines…
L’écran de droite montre son fonctionnement. Pour anticiper sur ce que sera la prochaine version de Writer Pro sous iOS, voir plus bas comment ça se passe sous OSX…!

Pour revenir à la liste des fichiers, un glissé sur l’écran et vers le bas la dévoile. Dans l’écran de droite, l’affichage des fichiers (du fichier…!) arrivsé à l’étape 3 des phases d’écriture au moment de la capture d’écran.
Sur iPad, c’est la même chose mais en nettement plus confortable…

Facile de virer des fichiers (ici ceux d’explication)…

Puis d’écrire une série de notes à la suite…

La chronologie d’écriture est respectée et le nom des fichiers se fondera sur les premiers mots de chaque note…

À nouveau l’impression de revenir sous iA Writer…

Sauf que non…!

Le mode focus (rappel : limité aux phrases pour le moment…)

Et pour faire changer d’étape un fichier, hop, un appui en bas à droite…
Bien entendu, je suis abomifreusement déçu de ne pas pouvoir profiter d’un produit complet avec un mode focus sélectif… En lisant le billet de Nicolas sur MacG ou ce qui suit, vous risquez de mieux comprendre mon courroux…!
Sous OSX
Autant le dire, sur Macintosh, c’est pas mal. Ou beaucoup mieux.

Bon, un panneau permet de suivre les étapes d’écriture et de voir le contenu de chaque tag (et même plus de choses encore comme renommer)…
Ouvrons une première note
Pour ceux qui décryptent le contenu de mes copies d’écran (…il y en a, j’ai les noms…!), sachez que j’ai démarré par l’iPad, puis passé sous OSX, revenu sur iPad avant de boucler sur iPhone. Puis finir sur un Vieux Macintosh Book Air 11 pouces filé à ma fille par Renaud (merci ami !) que je configure pour son usage exclusif (…et comme j’ouvre des parenthèses, je lui ai montré Writer Pro qu’elle souhaite essayer ces jours prochains, ce qui m’a estomaqué…! Fin de cette parenthèse…!).

Ce que je retiens est le panneau latéral qui me rappelle furieusement — mais en moins complet - celui d’Ulysses III (…qui a le bon gout d’être escamotable via un ⌘ 9 sous Ulysses III…).
C’est un aide-mémoire sommaire pour les premiers pas dans le balisage Markdown. Mais ici le Markdown semble toujours limité à la littérature, aux romans, à l’écriture de nouvelles et tend à oublier que l’on peut aussi avoir besoin d’ajouter des liens (url ou images)…! Relire ce que j’ai écrit plus haut…

J’apprécie ce nouvel outil syntax — qui fonctionne en français — et qui permet de ratisser ses mots…! Et accessible lors des trois premières étapes…

Pas mal l’idée d’employer le mode focus pour relever nos petites manies textuelles, nos tics de style et y remédier.
Là, j’avoue y trouver un intérêt gigantesque pour limiter mes répétitions…!


Chaque changement d’étape s’affiche dans une typo différente. Et invite nos yeux à lire différemment notre propre saisie (c’est beau ce que je viens d’écrire, hein…!).

Ce changement se traduit également dans les tags/dossiers…

J’insiste sur le fait que le mode Focus est accessible dans les trois premières étapes (pas convaincu par la quatrième)…

D’ailleurs, cette étape Read (le dernier) aurait mérité de ne pas afficher les balises (mais il est vrai qu’il y a une preview en plus… vous avez dit redondant…?!)

Les trois changements de typo selon les étapes (là aussi, la possibilité de les débrayer et de n’en choisir qu’une me conviendrait)

Notez que vous avez la possibilité à tout moment de partager votre texte…

Et, mieux, sans ouvrir votre fichier, de juste le prévisualiser…

Et là il n’y a pas de balises…
Du coup, je ne comprends pas trop la nécessité de cette étape Read d’autant (…non montré), que vous pouvez appeler une preview en cours de rédaction…
Comme j’avais ce MacBook Air 11 pouces, j’a commis quelques copies d’écrans pour vous montrer le rendu dans cet écran tout mini…

La fenêtre pour choisir quel fichier ouvrir…

Le texte en mode Write

Un focus…

Et enfin en mode Edit… Du coup, cette colonne technique à droite est assez éloignée et ne gène pas…
Forces et faiblesses
Il est clair que Writer Pro ne peux pas laisser indifférent (surtout au prix auquel il est vendu…).
Oublions les manques (essayons), gageons que cette application va être rapidement mise à jour et prendre en compte (on croise les doigts…) les remarques ci et là…
Mais au fait, quelles remarques…?!
Dans la série pas mal du tout…
- En effet, pourquoi ne pas remettre sur la table nos habitudes d’écriture ? Les penser à nouveau avec un tel dispositif en trois ou quatre étapes…
- …et donc jouer ce jeu de la graduation de nos matières textuelles en cours d’élaboration…? Le fait de suivre la progression de son texte n’est pas inintéressant, même si d’autres méthodes existent. Celle-ci a le mérite de la simplicité avec ses quatre phases nommées ici-même Notes - Write - Edit - Read.
- Oui au mode focus plus…! À la condition qu’il fonctionne sous iOS.
- L’option Strikethrough (texte barré) est bien pratique et pourrait remplacer le pack de balises CriticMarkup si tout texte barré était conservé dans le texte en progression mais pas exporté…
Dans la série rédhibitoire…
Oui, on pourrait s’arrêter là. Sauf que que non.
- Très (très) agacé par cette barre additionnelle qui oublie totalement Markdown sous iOS… Merci, j’avais déjà iA Writer pour le constater. Pourquoi refuser aux auteurs de baliser tranquillement en Markdown ? Cela reste un sujet d’étonnement à mes yeux. L’emploi de Markdown en cours de saisie permet aussi de structurer…
- Une graduation, certes. Mais qui n’affiche que des typos sélectionnées par les concepteurs. Qui peut prétendre que je souhaite intervenir sur mes fragments avec celles-ci et non d’autres (…voire la même — si, si…! — en ne jouant que sur les étapes de cette graduation pour suivre ma progression). Cette remarque n’est pas un point de rupture.
- En ce cas, pourquoi trois typos et non quatre ?! En effet, la même typo est employée dans les deux dernières étapes.
- Un oubli fameux sous OSX, et dans la droite ligne de iA Writer, celui de l’absence de commandes clavier pour créer un lien, que ce soit pour une URL ou une image.
- Writer Pro propose un workflow individuel : chaque fichier est amendé sur une échelle de 1 à 4 mais quid de l’export de plusieurs fichiers comme dans Day One ou Daedalus touch directement ou comme Ulysses III ?
- Le compteur de signes qui prend en compte malheureusement toutes les balises Markdown (…idem sur tous les traitements de texte, fonction que je ne suis pas le seul à espérer…!)
- La balise -Strikethrough- qui reste visible dans le preview et s’exporte avec le reste du texte (dommage…!), et ce, quelque soit le format. Bref, l’idée de l’employer comme balise de conservation de pans entiers de texte mais sans les imprimer et/ou publier était un pur fantasme de ma part…
- Enfin, et à nouveau, pourquoi m’obliger à baliser l’italique avec des
_ …?! Ici l’italique sous Writer Pro s’écrit par défaut comme _ceci_ même si l’auteur de ce texte préfère *cela*… Or, c’est à moi de choisir, j’adore ces diktats d’autant que tous mes Raccourcis sous pré-italisés avec du *…
- L’absence d’un mode focus sous iOS en français, CQFD.
- Je n’évoque même plus l’idée de retrouver TextExpander dans une version iOS.
- Dernier point, émettre des notes, des textes, c’est bien, mais les organiser autrement que chronologiquement, c’est possible…? Sur Daedalus touch, je modifie l’ordre d’apparition de mes fragments (mode Plan…!). Ici, non. Grosse lacune ou j’ai raté un pont clé sous iOS.
Rapide conclusion au bout de ces trois jours
je savais que je prenais un risque en m’offrant cet outil qui s’avère assez inutile pour ma production iPadesque.
Ainsi, je suis en train de finir l’étape 3 — Edit — dans MultiMarkdown Composer sur Macintosh qui me permet d’afficher mon texte balisé à gauche et mon rendu avec les images à droite. C’est moche mais sacrement efficace avec ma propre feuille de style et les typos que je souhaite…
Bref, je demande à voir comment cet ensemble va progresser, si mes griefs vont être peu à peu gommés par des versions plus décoiffantes (sic !) les unes que les autres de Writer Pro…!
Pour le moment, je me retrouve à essayer de bosser dans un produit intégré (…je galèje en partie car il est facile d’exporter ses textes via l’option Share) qui me semble à l’opposé de la liberté offerte par Markdown. Ce n’est pas un reproche, juste un constat.
Alors, oui : le cadre (somptueux) est planté, le décor coloré en place, j’attends désormais de voir comment la pièce applicative va être jouée ayant, de plus, payé pour deux places…
À suivre.
Si vous aussi vous voulez jouer avec Writer Pro, jetez un oeil sur leur site (liens disponibles itou)