On réfléchit un peu avant de relayer n'importe quoi ?
dans
groummphh
Donc, il est question de livrer les clients finaux par drone. Et tous les supports de reprendre le communiqué de presse du vendeur… juste avant les fêtes de Noël. Quel beau cadeau à cette boîte qui semble déroger à ses obligations fiscales.
Il est vrai que c’est super écolo de livrer individuellement un paquet au lieu de faire passer (…idée qu’elle est simple et déclinable) un triporteur assisté électriquement. Qui peut, lui, livrer toute une zone sans polluer.
Ensuite livrer par drone, c’est survoler des propriétés privées (je sens que certains vont confondre ce truc avec un pigeon d’argile) mais surtout des voies déjà encombrées. Or, c’est bien connu, ces trucs à hélices ne tombent jamais en panne.
Bref, il va falloir désormais circuler avec un casque pour éviter de se prendre un colis (ou la totale…) sur le coin de la tête. L’avantage du triporteur, c’est qu’il n’y a qu’une personne avec un casque, le cycliste qui nous livre.
Bien joué. Je sais déjà où je ne vais pas commander.
Bonne nouvelle ce matin, Reeder 2 (lien iTunes) accepter enfin les fichiers OPML exportés de NetNewsWire ou de ReadKit…
Un petit pas pour le développeur mais un grand pas pour moi…!
Du coup, histoire d’être joueur, je suis reparti d’un fichier OPML assez ancien, ce qui a ouvert ma boîte à souvenirs. L’occasion de revisiter des flux assez anciens, parfois de 2009, figés dans les limbes du net.

Pour éviter les bêtises, juste après avoir importé par Mail votre fichier OPML, désactivez le wifi avant de continuer dans Reeder.
Pourquoi ? Pour éviter que Reeder se mette de suite à mouliner toutes ces données !

IL vous reste à nommer ce nouveau flux…

Et à le paramétrer selon vos besoins…

Reeder confirme cet ajout…

Profitez-en pour virer d’emblée les flux que vous ne suivez plus puis connectez vous à nouveau.
Je conseille de quitter l’app puis de réactiver internet…

En relançant Reeder, ce dernier va tout synchroniser une première fois. C’est le moment de regarder les dates des derniers billets, site après site. Ou les liens vides. Et donc de parfaire votre nettoyage.
Avec des moments nostalgiques quand on tombe sur des flux de personnes que l’on appréciait et qui ont quitté cette planète…
Bref, une application élégante qui permet de lire des fils RSS sans passer par un abonnement. Cela me convient parfaitement.
Mes doigts ne sont pas les seuls en cause. Il y a…
- Mes neurones qui ne cessent de procrastiner (…j’avais écrit cerveau mais pas certain de sa présence…),
- mes activités familiales (…s’occuper de ses mômes est un job à plein temps - penser à régler prochainement quelques lieux communs…),
- mes envies (nombreuses mais nécessitant ce truc nommé temps !).
- Sans oublier le « à quoi bon ? ».
Je m’astreins à écrire tous les jours. C’est une manière de conserver la « vista » en cette période.
Si certaines notes servent de terreau pour d’autres projets, terminer un billet est un instant fugitif de partage. Cela me permet de placer dans l’empilement d’urbanbike une information pour y revenir plus tard. Et revisiter mes propres circonvolutions, recherches, découvertes.
Qu’est ce qui me gêne quand j’écris ?!
En premier lieu, le bruit.
De temps à autre, je lis des auteurs qui évoquent leur travail d’écriture au sein d’un café, d’une brasserie. En vieillissant, j’opte pour le calme. Le seul bruit qui arrive à mes oreilles à l’instant est celui de l’eau dans les tuyaux du chauffage.
En second lieu, rester allongé !
Ce matin, avec 15,8°C dans ma chambre, je suis resté sous la couette. Même si je retarde le moment de me lever, écrire calé par 4 oreillers n’est pas confortable, dommage.
En troisième lieu, avoir froid.
Se glisser dans un pull, une polaire est indispensable. Pas de poêle en faïence sur lequel s’appuyer, pas de robe de chambre pour s’emmitoufler.
Quels outils ? Rappel…
Un iPad sinon rien ! Cette tablette est ce qui me procure le plus de plaisir pour écrire. Même sans avoir Office inside !
Un écran qui démarre au quart de tour, pas de clavier additionnel (TextExpander et Raccourcis sont mes amis) et ce point qui peut surprendre : je n’utilise pas un seul traitement de texte mais bien une demi-douzaine. Je m’en suis déjà expliqué…
Pour ce qui a trait à mon vécu, mes notes personnelles, j’emploie Daedalus touch. Son mode « corde à linge » et sa synchronisation via iCloud avec Ulysses III est parfait, son flux est totalement dissocié de mes autres aventures épistolaires.
Au départ, quelques notes dans Drafts qui, si elles prennent sens sous mes doigts se transforment par la magie d’une action en un fichier daté dans DropBox. Ces bribes peuvent naître dans la version iPhone de Drafts qui, pour mémoire, possède son propre système de synchro via Simperium. Du coup, ce qui a été noté sous iPad ou sur iPhone se retrouve sur ces deux écrans avant de devenir un truc plus élaboré sous DropBox. Ou poubellisé.
Ensuite, ces notes sont travaillées, brassées (j’aime bien ce mot) avec d’autres traitements de texte Markdown qui puisent tous, absolument tous, dans le même dossier partagé via DropBox.
Pour l’incertain, iA Writer est impeccable. Pas de liens, d’urls, de notes en bas de page, d’insertion d’images. Que de la saisie sur mon écran gris (…l’équivalent numérique de la page blanche…!).
Pour des billets techniques avec liens + insertion d’images, c’est clairement Byword ou Editorial. Ce dernier s’impose peu à peu avec son épatante collection de workflows.
À la fin, quand c’est dans urbanbike, stockage chronologique dans Day One où alternent billets et petites notes photographiques personnelles commentées.
Une méthode alors ?
Aucune, juste des règles simples.
- Écrire là où on est le mieux (truisme du soir, bonsoir !), bien assis (calé dans mon aéron, le meilleur investissement avec l’iPad).
- Ne pas hésiter à changer d’outil et donc d’ambiance au même titre qu’un auteur classique changeait de stylo ou de plume. Et bien penser à fermer le dernier outil avant d’en changer.
- Définir une typo pour le repos de vos yeux. Comme le Source Code Sans mis gracieusement à disposition par Adobe.
- Un seul format : du Markdown ! Soit des fichiers en .txt ou .md (…rigoureusement la même chose).
- Un seul espace de stockage (…certes, mon double flux est particulier pour ne pas mélanger prose personnelle et racontars).
- Le iPad à 90 % même si je corrige sur Macintosh.
- Enfin, ne jamais différer une idée même à lak : je la note dans Drafts. Et si elle s’avère intéressante, elle devient un fichier autonome dans DropBox.
Mais il y a bien un truc ?
C’est dans le titre du billet qui devait être plus court.
Se relire…! Oui, c’est ça le truc.
Mais pas se relire juste après avoir écrit (…grossière erreur !) : impérativement après avoir laissé cette matière textuelle reposer quelques heures…!
- Comme une pâte à pain au repos laisse le temps aux levures de se développer.
- Pour un texte, c’est prendre le temps de le redécouvrir, d’élaguer ensuite, revoir le style, retrancher…
- Et relire à nouveau.
Quitte à poursuivre cette métaphore, autant vous signaler un billet illustré.
Je m’interromps illico car cette explication me donne faim…!
Je duplique rarement mon texte, le retravaille tel après repos. Tant pis si cela foire à l’arrivée. Pour illustrer cette phase, j’ai réduit mon texte original de 1814 à 884 mots…