Andrea Camilleri
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Rien de plus détendant que la lecture d’un bon polar. Celui-ci tient en 180 pages et est d’une férocité, d’un cynisme et d’un humour consommés. Je l’ai lu d’une traite en me régalant des descriptions des personnages brossés par Camilleri. Certains trouveront que ces gens sont caricaturés, que c’est de la pure invention, etc. Mais dans quel monde vivez-vous ? L’histoire que Camilleri nous narre est épatante, tant au niveau du timing que de l’opération (relire les dernières semaines d’actualité dans notre propre pays) qui se trame.
Confiance, trahison, sentiments mais aussi cupidité et jeu d’échecs avec cette manière épatante de sacrifier quelques pions si nécessaire pour gagner. Et gagner beaucoup !
Désolé, mais j’ai croisé quelques Mauro, Beppo, Guido avec des prénoms bien de chez nous, ambitieux, manipulateurs, entièrement tournés vers leur propre réussite. Intelligents, diplômés de prestigieuses écoles certes, mais prêts à vous réduire en poussière si vous vous opposiez à leurs plans.
Et toujours les mêmes ingrédients : le besoin de réussir coûte que coûte, d’afficher les attributs de cette dernière (possessions, qu’elles soient immobilières, mécaniques ou sexuelles). Force de conviction (capacité à faire pleurer les foules avec des idées nobles dont ils n’ont strictement rien à battre), relations habilement tressées, ambition sans limite mais aussi certitude d’être le meilleur en toutes circonstances. Ajoutez à cela une once de suffisance, deux ou trois tours de mépris.
Avec le risque que ça parte un jour en vrille.
Bref, ici, l’histoire d’un rachat d’entreprise qui va servir également à réaliser de belles économies et un nettoyage industriel tout en professant de belles et fortes convictions humanistes dans des circonstances que je vous laisse découvrir.
Le tout sous fond de crise économique en Italie (…mais, rassurez-vous, ces puissants sont partout, à notre porte certainement si vous savez les entendre au journal télévisé…!) et de libéralisme pur jus où chacun joue sa partie sans se soucier ni de l’entreprise ni de ceux qui les font tourner. Juste de SA pomme.
Bref, c’est jouissif car on ne cesse de ricaner dans cette histoire ou tout le monde essaye de baiser son prochain (ou sa prochaine).
J’ai bien aimé la citation du journal Les Échos sur la quatrième…
Intermittence est un pamphlet féroce contre l’Italie ultra libérale et ses élites cyniques. Un grand éclat de rire jaune qui fait froid dans le dos.
Je remplacerais juste Italie par Monde tant ce récit vise à l’universalité !

Note de fin : et excellente traduction de Serge Quadruppani.
Intermittence
Andrea Camilleri
Points | roman noir
9782757830994 | 6,30 €

Il est vrai que j’ai toujours tendance à n’employer que DropBox ou iCloud, voir à m’expédier des courriels avec mes fragments de notes. Cette dernière pratique date de mes débuts de l’utilisation de l’iPad et des premières versions des traitements de texte qui s’essayaient à synchroniser mes textes, parfois de manière définitive.
Depuis, les développeurs et les protocoles ont fait de l’excellent travail, à preuve ma propre manière de les employer. Sur Daedalus touch, je confie mes textes à iCloud et sur Byword et les autres à DropBox.

Byword sous OSX ou iOS
En discutant avec l’hébergeur d’urbanbike, @monarobase, j’ai eu un rappel de l’emploi d’Evernote dans d’autres cas de figure. Or, depuis la dernière version de Byword, c’est devenu très facile d’y penser — à condition débourser quelques euros de plus. Ici, démonstration depuis l’iPad.

En effet, Byword a ajouté un module publish qui permet d’expédier un texte vers WordPress, Tumblr, Scriptogr.am, Blogger, mais aussi vers Evernote. J’avais testé l’export vers les trois premières destinations mais jamais le reste.

Du coup, autant détourner l’option vers Evernote pour son propre usage de sauvegarde.
Commencez par ouvrir un compte gratuit chez Evernote. Comme pour DropBox, l’idée du service est de vous fidéliser par un usage de plus en plus intensif et de vous amener un jour à passer en mode payant. Pour ma part, j’emploie une version pro de DropBox et eu une année un compte premium chez Evernote.
Toutes mes infos étant restées actives, il suffit de renseigner Byword pour y passer, d’avoir une connexion wifi ad hoc et, hop.

La première fois, Evernote vous demande de confirmer cet usage qui est limité à une année (renouvelable)…

Avertissement : chaque envoi fait l’objet d’un enregistrement indépendant, ce qui veut dire que si vous sauvegardez dix fois un texte, vous aurez dix notes dans Evernote.

Reste à choisir le dossier d’arrivée, ajouter ou non des tags…

Et valider…

Vous pouvez ensuite vérifier (ou non) que c’est bien arrivé en utilisant l’app d’Evernote sur iPad par exemple.

Drafts sur iOS
Bien entendu, il n’y a pas que Byword qui propose cela. L’excellent Drafts qui ne tourne que sur iOS (attention, deux versions différentes : l’une pour iPad, l’autre pour iPhone) s’y emploie excellemment et communique avec des tas de services… dont Byword !
Bref, l’idée de ce billet d’été est juste de nous inciter à nous souvenir qu’il existe des solutions différentes, que ces périodes de vacances où il pleut (ou fait une chaleur écrasante) est un moment propice pour ajuster les automatismes qui feront la différence à la rentrée. Et l’occasion de redécouvrir des solutions qui ont pas mal évoluées depuis la dernière fois où nous les avons employées.
C’est tout !
Après une traversée sans histoire…

Me voici quelque part dans la nature…

La connexion est capricieuse mais à l’heure des guides pour apprendre à se déconnecter, à se sevrer du net, ici pas d’efforts à faire…! Le WiFi a ses humeurs et, au lieu de s’en offusquer, pourquoi ne pas être à l’unisson…?!

Grosse envie d’aller dormir après cette journée de transition, de retourner dans mes toiles…!

Bref, retour aux activités simples… Et aux spectacles offerts à qui sait regarder, de prendre le temps d’observer.

Cette danse de l’araignée qui tisse sa toile (…même image retaillée) est épatante. Je vous épargne les autres images à contre-jour, mais la gestuelle est incroyable…

Je n’ai pas de répulsion vis-à-vis des arachnides, je les trouve splendides à regarder même si je peux comprendre que de les voir consommer leur DoggyBag astucieusement enveloppé peut faire frissonner…
À suivre