Jeudi matin en gravissant les dunes de Donnant, ça…!

— Bon, et alors…?
Ben, ça a l’air très tendance…!





Et parfois, ça se pratique à deux…!



— Bon, juste des couples…
Naaan, il y en a partout !

Un hôtel…? Va savoir !

Note de fin : trêve de rigolade, ils font comment pour se déplacer sur le sable…?
Les réponses genre les escargots font du ski, se balancent en mode Weissmuller en poussant un Aaauuaaauuu en changeant de liane, font du trampoline entre les toiles des araignées ne sont pas retenues !
J’ai évoqué Moves au premier trimestre 2013. Cette application gratuite avait un seul gros défaut si l’on n’y prenait garde, celui de descendre assez rapidement la batterie de l’iPhone.
Les développeurs ont corrigé leur app depuis (…je ne sais si le nombre de mises à jour reste un indicateur fiable) et je trouve que cela se ressent désormais sur l’autonomie.
pour mémoire, je dispose d’un iPhone 4S que je raccorde généralement dès que possible à une prise même s’il peut tenir plus longtemps.
Une fois ce facteur de forte sollicitation de la batterie pris en compte et correctement géré (…je n’utilise pas de coque faisant office de batterie supplémentaire), je n’y vois que des qualités… pour l’usage que j’en fait, CQFD.
À priori Moves est essentiellement pensé pour les sportifs, ceux qui cavalent, font de l’exercice quotidiennement, ont besoin de compter leurs pas, les kilomètres parcourus. Dans le même esprit, il existe des tas de capteurs intelligents dont des bracelets qui captent vos mouvements. Le gros avantage de Moves est sa discrétion, il bosse en tache de fond, question de goût. Ici pas de show-off, d’affichage coloré à votre poignet de votre statut de sportif.
Cet usage sportif est incontestablement pratique mais il peut être détourné pour d’autres usages !
Il me permet au final de me retenir les informations qui suivent :
- l’heure à laquelle je suis parti de ma dernière position (logement ou autre)
- l’heure à laquelle je suis arrivé à une nouvelle destination
- le temps passé dans cette destination
- l’heure à laquelle je suis réparti de cette destination vers une autre destination
- si la destination est “remarquable”, Moves la reconnait et l’affiche
- de nommer chaque destination habituelle (et personnelle) si nécessaire (l’app les indique automatiquement dans la chronologie affichée)
- de visualiser sur une carte mes déplacements du jour, voiture comprise
- le type de transport emprunté (marche, vélo ou voiture mais il peut mémoriser également votre parcours de jogging)
- le nombre de pas, la distance et le temps global passés à marcher
- le nombre de kilomètres effectués en pédalant et le temps passé au total en vélo dans la journée
- pour les deux options précédentes, le nombre de calories consommés (estimation bien entendu)
- d’afficher (…et d’exporter en tant que visuel dans l’album) la chronologie de mes déplacements quelque soit le moyen de m’y rendre
- d’afficher chaque jour un total des déplacements (jogging — que je ne pratique pas, marche et vélo)
- d’afficher sur une semaine via des bulles proportionnelles mes plus grands efforts physiques (sic !)… Mais aussi sur un mois, les additionner par semaine, etc.
- de conserver tout ceci sur des mois
Comme mon premier emploi de Moves remonte à mars 2013, j’ai donc un historique quotidien de mes déplacements et types de déplacement depuis lors.
Et c’est en analysant sans part pris ces informations que j’ai pris la décision de conserver Moves toujours actif dans mon iPhone…! Explications…!
Suppléer ma mémoire vacillante
Cette géolocalisation — à l’insu de mon plein gré — est un fabuleux outil à mes yeux. Elle me permet de me souvenir (ou consolider mes souvenirs), si besoin est, quand je suis allé à tel endroit, à quelle heure, combien de temps je suis resté sur place, etc. Des données factuelles enregistrées via mon iPhone sans effort.
Ainsi, pratique (ou pas) de noter que je suis arrivé au château de Chenonceau le 19 juillet à 17:15 et en suis réparti à 18:26. Je pourrais bien entendu arriver à des résultats proches en analysant les données EXIF de mes fichiers RAW (mais sans localisation sur les antiques boitiers que j’emploie… et à condition d’avoir réglé correctement la date et l’heure, ce qui n’est pas gagné…!) ou des images prises avec l’iPhone qui sont, elles, précises.
Mais Moves me prose des infos nettement plus pratiques. Par quelle route nous sommes passés ce même jour, ce qui est fort agréable pour retrouver le nom du village si chouette que nous avions traversé alors.
Quel intérêt au final ?
Comme Day One qui me permet de lier à des photographes des textes que je rédige en y ajoutant une info météo et une carte, Moves me permet de mémoriser mes trajets et, surtout la chronologie de ces déplacements.

Pour une personne distraite (ou sans mémoire) comme moi, c’est tout simplement génial. Comme les emplacements que je note sont reconnus par Moves, je peux ainsi me souvenir des parties de ping-pong avec ma fille et vérifier le temps passé à nous bagarrer à coups de raquette !
Bien sûr, il y a eu des bugs, des moments de déconnexion, des erreurs, des approximations, etc. Mais même avec ces dysfonctionnements, Moves me sert de mémoire supplétive, de carnet additionnel de mes déplacements.
D’autant que je n’ai rien à faire, juste ne pas oublier de le démarrer à nouveau après chaque mise à jour.

Moments difficiles comme moments heureux…

C’est pourquoi j’attends de pied ferme des aménagements pour cette application atypique dont un mode export autre que le record sportif du jour — dont je n’ai strictement rien à battre — ou la fiche chronologique, certes plus riche, mais uniquement exportée sous la forme d’une image inexploitable ensuite (au sens de récupération aisée de données). Notez que cette image est exportable via twitter, Mail. Ou dans l’Album.
Il est clair que j’aimerais que Moves et Day One arrivent à communiquer car ces deux apps me semblent complémentaires.
Mais déjà je souhaite trouver prochainement un simple export au format texte (…et Markdown, CQFD) des heures, temps, distances et lieux. Ce serait génial. Et, ce, avec un export automatique dans Day One en fin de journée à une heure donnée, fabuleux.
Bref, plein de fonctionnalités restent à inventer !
Testez cet outil qui est gratuit, et ce même si vous devez redoubler de vigilance avec la batterie de votre iPhone !
Enfin, et quitte à être fliqué, autant le faire correctement nous-même ! Et exploiter nos propres données !!! Non mais !
Passer de l’état de professionnel actif à demandeur d’emploi n’est pas sans conséquences depuis 4o jours. Certes ma situation est loin d’être exceptionnelle et j’aurais mauvaise grâce à me plaindre des 29 années passées, 7 jours sur 7, au sein de ma propre embarcation, à naviguer entre les écueils que tout entrepreneur rencontre quotidiennement.
Entre l’interminable baie du défaut de paiement dans laquelle il est (très) facile de se retrouver encalminé, les îles de la désolation (…où ne pousse aucun boulot… CQFD) et la longue pointe acérée des charges sociales aux récifs à fleur d’eau, plus d’une fois mon frêle esquif a manqué y laisser sa coque légère comme son équipage.
Ces prochains jours, cette petite barcasse va être désarmée. Comme je n’ai pas fini mon dernier bord drossé sur les rochers du contentieux, son équipage, après avoir réglé les ultimes frais, va se partager le reliquat des actifs après 7 mois de navigation sans le moindre ducat.
Ce qui me reste désormais à envisager, c’est la suite !
Mon passage à pôle emploi ne m’a laissé guère d’illusions. Il est difficile d’envisager de poser mon sac sur un autre bâtiment avec un parcours aussi atypique que le présente mon CV. Et puis, inutile de se leurrer, ma propre date de fraîcheur joue en ma défaveur : je suis un vieux mousse !
Les offres que j’ai parcouru ne me motivent pas : entre un banc de nage payé à coups de fouet sur une galère qui peut chavirer à la première vague ou la soute à esclaves d’un galion de belle allure, rien de très excitant. L’option la plus technologique revient à pelleter du charbon en continu dans une salle des machines sans lumière, pas certain que ma carcasse fatiguée tienne le rythme.
Et puis s’intégrer à un autre équipage après avoir été mon propre maître, pas certain que cela se fasse sans crispations. D’autant que je ne sais pas trop la boucler !
Aussi vais-je prendre ce que d’aucuns nomment retraite. Mais une retraite active à m’essayer à noircir quelques feuillets de mes nombreuses aventures ordinaires. Ou pas !

Pour la première fois depuis des décennies, je me sens en vacances. Je ne compulse plus mes courriels fébrilement pour répondre aux offres de missions (et pour cause !!).
Je ne me pose plus la question des règlements non effectués même si tout n’est pas encore réglé (…cette période de désarmement est assez longue en définitive et le rescrit de la DGI tarde à venir même s’il est désormais sur les rails).
Même la question cruciale de la connexion internet ne m’a pas empêché de dormir à peine arrivé sur mon île. Cette année, j’ai réduit mes outils au strict minimum.

J’apprécie de me retrouver déconnecté quelques heures. Il suffit d’une randonnée sur un chemin côtier pour disparaître.

Comme 40 ans en arrière quand nous partions à l’aventure en Europe sans téléphone portable, in-joi-gna-bles.
À l’époque, la NSA n’avait pas comme slogan “Yes, We Scan”…