Je me souviens des propos de Bill nous expliquant doctement que l’on voulait un clavier physique, un Office et qu’il n’y avait qu’une seule bonne réponse, la sienne.
J’avais écrit des trucs pas sympas et désormais justifiés par ces non ventes.
Quelques mois plus tard, sa boîte avoue avec cette formule alambiquée Nous avons fabriqué plus d’appareils que nous pouvions en vendre qu’ils (Ballmer et lui) se sont vautrés. Et les baisses successives de prix ne changeront rien.
Bref, au lieu de s’offrir une boîte de mercenaires avec Monsanto, plus d’ouverture aux développeurs et aux designers, une écoute des clients finaux (pas de leurs directions) aurait certainement permis à cette tablette de mieux s’en sortir.
Mais pour cela, il faut aussi savoir mettre une sourdine aux idées tor(tueuses) des marketeux, sous peine d’en arriver à se prendre un mur.
Car, je résume, comme le notait @david_bosman dans un excellent billet paru dans Mac Génération, ce produit détonnait (en bien) chez Microsoft. Dommage.
Reste à Bill de sortir du placard la version Office pour iPad qu’il s’est refusé à commercialiser au lieu de nous agacer avec ses choix perso. Voire reconnaître qu’il s’est planté comme pour internet. Ou pas.
Le problème est que j’aime et emploie de plus en plus Markdown et me suis habitué à l’absence des trois grâces de la bureautique (j’évoque les fées Excel, Word et PowerPoint) sur iPad.
— Oui mais Apple se casse la gueule !
Non. Il se trouve que les iPads sont robustes et ne nécessitent pas de courir à chaque fois s’offrir la dernière version. Mon iPad 3 retina sera certainement obsolète dès qu’une version 5 ou 6 sera proposée. Mais j’avoue que je m’en cogne.
Vu la raréfaction des ressources (…ami lecteur, je te laisse faire la liste des possibles que ces mots te suggèrent), je suis ravi de me rendre compte à l’usage, quotidien dans mon cas, que cet iPad continue imperturbablement à faire le boulot que j’attends de lui. Parfois, je me demande si j’ai réellement besoin de plus de fonctions, c’est te dire…
Bref, pas inutile, Bill, de te souvenir que le monde a changé, que le pire est à venir sans prise de conscience du foirage généralisé vers le quel tes comparses nous guident. Ne venez pas nous expliquer dans 10 ans que vous ne saviez pas.
10 ans, c’est demain.
Note : l’ami Richard du Canada me signale qu’il tourne sur un iPad 1 sans souci depuis la sortie de cette tablette… Il ajoute : Et ça fonctionne toujours, bien qu’un peu lent avec les soft récents…
Note 2 : Fabrice qui a quitté la Savoie pour Québec ajoute ceci : J”emploie encore et toujours un iPad de première génération et il fait remplit toujours son Office ;-) Et il sert tout les soirs, branché sur une mini-chaîne pour offrir de la musique à mes filles les aidant à plonger dans les bras de Morphée. Et je ne suis pas prêt de m’en séparer et il ira jusqu’à son épuisement…
(Re)découvrir les typos embarquées sur son iPhone ou son iPad
dans
outils
Ce n’est pas l’application de l’année mais elle permet quelques découvertes dans les typos embarquées sous iOS ainsi que d’exporter en PDF la collection complète…

Si le pangramme proposé (et pour cause, en anglais…) ne vous convient pas, n’hésitez-pas à la remplacer pour vérifier si les caractères accentués souhaités sont disponibles…
Dès Noël où un zéphyr haï me vêt de glaçons würmiens je dîne d’exquis rôtis de bœuf au kir à l’aÿ d’âge mûr & cætera !

Attention, certaines typos déployées spécifiquement par des apps comme Daedalus touch ne sont pas visibles : nulle trace du Goudy Bookletter 1911 par exemple…
EverFont (lien iTunes)
[…] Ce billet a été rédigé/dessiné/illustré naguère par Lukino […]
Kilkenny Castle

Kilkenny est une grosse bourgade sise à mi-chemin entre Dublin et Cork, réputée pour son aspect médiéval et son artisanat, qui en font un haut lieu touristique — c’est mérité. Pour les Irlandais, c’est surtout une équipe de hurling, mais comme vous ne savez même pas ce que c’est…
On n’échappera pas à la visite du château, dont les différentes pièces ont été réaménagées au fil du temps, pour offrir un ensemble assez disparate au visiteur — mais néanmoins assez spectaculaire. Notamment la grande salle des portraits, couverte d’une charpente en bois peint absolument étonnante. Les photos sont prohibées, dommage.

Derrière le château, un jardin de roses tout à fait bucolique.
Terminé pour le patrimoine profane. Nous sommes dans un pays particulièrement catholique, faut-il le rappeler ? On ne s’étonne donc pas de croiser des églises, des abbayes ou des cathédrales à tous les coins de rue.

Toutes ne sont pas entretenues, bien sûr.

St Canice Cathedral

La plus intéressante est la Cathédrale St Canice, du nom du fondateur de la ville.
C’est en haut que ça se passe : deux splendides charpentes en bois au dessus de la nef et du chœur, séparée par une belle voûte en pierre.

On s’éloigne de l’imagerie catholique traditionnelle… Les supports des voûtes de la première évoquent plutôt des proues de drakkars normands…


ll n’est pas interdit quand même de regarder en bas.


La cathédrale est affublée d’une tour, que l’on peut gravir si on est mince, sportif et patient — en cas de visite scolaire devant vous, 6 personnes maximum à la fois. On a une belle vue sur la ville, notamment sur la toute proche brasserie, qui conserve religieusement la petite église où furent brassées ses premières barriques.

L’alcool tue
À propos de la bière locale… Initialement nommée Smithwicks — du nom de son créateur, et encore commercialisée sous ce nom en Irlande, cette jolie rousse a été rebaptisée Kilkenny à l’export pour bénéficier de la notoriété de la ville. Ça a très bien fonctionné, notamment au USA où elle compte de nombreux amateurs. L’un d’eux, incidemment co-auteur de Southpark, aurait fait le pari de caser son nom à chaque épisode de la série. Le petit Kenny en a fait les frais — “Oh no, they killed Kenny !”
Rock of Casheel

Retour à Cork en faisant un petit crochet par un site impressionnant, le Rocher de Cashel. À visiter par beau temps, si possible.

Fin du voyage, retour demain, si notre avion est bien au rendez-vous…