J’ai reçu cet ouvrage en me disant in petto que cela n’allait pas me servir. Je connais l’auteur via ses précédents ouvrages, quelques courriels échangés et son blog dédié à lightroom. Bref, cette chronique semblait couler de source.
Et puis, un doute.
Ben oui, je suis comme cela, dès que je doute, je creuse pour comprendre pourquoi je doute…!
Ayant mis à jour mon propre Lightroom en version 5, application que j’utilise depuis sa toute première version, je sais pertinemment que je n’ai pas poussé mes investigations très loin, juste heureux des quelques ajustements qui me semblent indispensables comme la gestion des poussières (…et ce, avant le passage de Zit sur le capteur du 1D mark II de Renaud. Oui, Zit, j’ai oublié de repasser par chez toi — message personnel).
Connaissant Gilles pour la précision et la clarté de ses explications, j’ai changé de méthode en commençant, non par le lire en diagonal comme à mon habitude, mais en le feuilletant de A à Z, dans l’ordre des folios. C’est à ces petits détails que je me rends compte que je vieillis !
Bref, je me suis souvenu qu’il n’y avait pas de meilleur guide que celui qui a fait l’effort de tout réviser, revoir, tester. Bien m’en a pris car je n’étais pas revenu dans les préférences depuis deux versions, pensant naïvement que c’était quasiment la même chose.
Oui, c’est quasiment la même chose… avec des tas de petites subtilités en plus…! Honte à moi !
Du coup, il est inutile d’expliquer que je me suis attelé à (tout) lire… Enfin, presque tout, l’aspect gestion des vidéos comme quelques exercices de base — que j’ai néanmoins survolé — n’étant pas ma tasse de café. Bon, je ne vais pas vous laisser entendre que j’au tout lu, je suis en train de l’écumer à mon rythme et il fait partie — avec un livre de Jamie Oliver, notez l’éclectisme…! — de ceux qui vont m’accompagner pendant cette période nommée vacances…
— Ben alors pourquoi en parles-tu…?
Nous avons tendance avec les applications que nous utilisons régulièrement à penser que nous en connaissons les aspects indispensables et que cela suffit à notre bonheur — ou productivité. C’est une grossière erreur car, sous une ergonomie qui semble identique en surface, pas mal de points phares s’améliorent, voire changent du tout au tout et, si l’on y prend pas garde, on continue à utiliser un produit plus puissant avec une efficacité moindre par méconnaissance de ces changements subtils, ce qui est paradoxal…!
Or, comme la lecture des premières pages m’a confirmé ce que j’écris dans le paragraphe précédent, autant ne pas perdre de temps et vous le recommander chaudement en parallèle de son blog. En effet, après la version 4, Adobe nous a publié une version 4.1 et les infos à propos des améliorations se trouvaient dans les pages de ce dernier.
Aussi, au lieu de fouiller à l’aveugle, le plus simple est de balayer en compagnie de Gilles cette application que j’ai, pour ma part, adopté au quotidien… De plus, l’auteur est compétent, pas de crainte…!
Oui, j’ai laissé tomber MediaPro (ex. iView puis Microsoft Expression Media) il y a deux ans après des semaines de test… À moins que ce ne soit l’inverse.

Lightroom 5 par la pratique
Gilles Théophile
Eyrolles
9782212137293 | 26,00 €

Et à l’insu de notre plein gré…
Je ne me souviens plus exactement comment je suis tombé dans la science-fiction. Pas en pension à la fin des années 60 mais, à la louche, lors de mon année de service militaire ou de mes études d’archi. Bref, au début des années 70.
Autant Asimov ne m’a jamais passionné (…j’ai certainement raté quelque chose, désolé pour les passionnés), autant Clarke et, surtout, Dick m’ont captivé.
Le problème est que nous sommes désormais les héros d’une histoire collective avec un assez mauvais scénario que nous écrivons tous les jours. Or, avec les péripéties foireuses qui se succèdent, cela m’ennuierait que le mot fin arrive trop rapidos…

Ce qui était rassurant avec les livres de SF, c’est que nous pouvions les refermer après nous être fait peur : dictature électronique, surveillance omniprésente, pollution, destruction de la flore et de la faune, croissance démographique, paupérisation, conquête de mondes lointains avec force aliens, prévarication des ressources, mafias, corruption, etc.
Ce n’était que de l’anticipation qui ne pouvait en aucun cas arriver… CQFD.
Je l’ai écrit ici plusieurs fois mais Soleil Vert m’a pas mal marqué.
— Mais, JC, ce n’était qu’un film !
Oui, ce n’était qu’un film tiré d’un bouquin d’Harry Harrison écrit en 1966 et dont les faits étaient censés se dérouler en 1999 (…en 2022 dans le film).

Mon souci est que je retrouve dans mon quotidien de plus en plus de détails, de similitudes avec le récit raconté au début par le plus âgé des protagonistes, Sol Roth.
(…) le monde est déjà parti pour l’enfer, et nous avec.
- Est-ce que vous n’exagérez pas un peu ? On ne peut pas tout mettre sur le compte de la surpopulation.
- Si. Le charbon qui était supposé pouvoir durer des siècles a été complètement épuisé car tout le monde a voulu se chauffer. Il en est de même pour le pétrole, il en reste si peu qu’on ne l’utilise plus qu’à la fabrication du plastique. Et les rivières, qui les a polluées ? Et l’eau, qui l’a bue ? Les sols, qui les a détruits ? Que nous reste-t-il ? des carcasses de voitures, c’est tout. Tout le reste a été utilisé : il ne nous reste plus que deux milliards de carcasses de voitures.
Citation empruntée sur Babelio, excellent site soit dit au passage…
Mais il est bien connu depuis l’antiquité que les Cassandres sont des emmerdeurs, des peines à jouir, saoulent leur entourage en refusant de chausser ces merveilleuses petites lunettes roses qui rendent la vie si confortable.
Bref, laissons notre destin collectif à tous ces experts qui nous ont expliqué depuis des décennies que tout était sous contrôle.
— Tiens, on me dit que ça continue à merdoyer à Fukushima.
Tssssssss, les gens ne savent plus quoi inventer pour nous briser le moral.
Allez, je remets mes petites lunettes roses.
[…] Ce billet a été rédigé/dessiné/illustré naguère par Lukino […]
Retour en France, par la même fameuse compagnie aérienne.
Avion bloqué à Bordeaux pour problème technique (panne de gasoil ?).
4h 40 de retard au décollage.






On s’émerveille de la bonne gestion de crise de Ryanair, qui aurait dû rembourser les billets au-delà de 5 heures de retard. Elle a tout de même dû débloquer un budget pour restaurer et hydrater ses passagers en carafe, conformément à la législation européenne (qui ne stipule aucun montant) : un voucher de 5 € généreusement accordé à tous ceux qui ont la bonne idée de réclamer. Premier sandwich à 4,60 € — on ne rend pas la monnaie —, buvez donc un coup dans les toilettes à la santé de la compagnie !
Note de fin : Arrivé en France, on a vu tomber dans notre boîte mail un courriel d’excuse de Ryanair, nous indiquant que, si on le souhaitait, on pouvait déplacer ou se faire rembourser sans frais notre billet de retour — à la condition évidente de ne pas l’avoir utilisé…
Note 2 : On aurait dû se méfier… Comment faire confiance à une compagnie aérienne dont toute la communication visuelle (site internet et billets au premier chef) est aussi laide ? Le respect du client commence là, non ?