Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Penultimate, crobarder sur iPad

Carnet de notes

dans bosser partout

Mise a jour hier soir de Penultimate (lien iTunes), une application fort peu chère sur iPad (0,79 €) de prise de notes dessinées…
Ajoutons à cette catégorie Note Taker HD (relire cette chronique
sur urbanbike, 3,99€ mérités sur iTunes) ou encore iBrainstorm (gratuit), Adobe Ideas (gratuit) qui remplit d'autres missions et facture à part sa gestion de calques, neu.Notes (gratuit) et vous aurez un rapide panorama des outils de crobardage (sic !) existant sur cette tablette.

20110209 IMG 2209 penultimate

Chaque carnet peut recevoir autant de pages que souhaité.

20110209 IMG 2210 penultimate

Je ne parle pas de dessin "artistique" dans le sens de ce que SketchBook Pro vous permet de faire (un excellent exemple signé Vincent Burgeon à venir), mais bien de crobards comme les architectes, les urbanistes en couvrent leurs carnets de notes.

Le crobard en architecture est un résumé quasi iconique à un instant "t" des idées de son concepteur. Pas toujours clair pour ceux qui le voient, il cristallise toutes les forces, tensions et possibles d'un projet pour son auteur, une sorte de code QR code (!!) à seule destination de ce dernier mais susceptible d'être compris par d'autres néanmoins.

l'un des plus emblématiques est celui de Lúcio Costa pour l'urbanisme de Brasilia (PDF).

La nouvelle version de Penultimate me semble un poil plus réactive quand au tracé. J'aime bien son interface dépouillée, minimale avec ses trois tailles de plume, ses quelques couleurs assez peu sexy et sa gomme. Mais pour prendre des notes dessinées, c'est bien suffisant.

20110209 IMG 2211 penultimate

Penultimate est une amusante modénature d'un carnet de notes. Il a ce look un peu vieillot de bloc notes comme Todo, un excellent gestionnaire de tâches, a un look d'organiseur classique avec feuillets mobiles et anneaux en métal. Pas de réglages spécifiques via l'application Réglages, ici tout est concentré dans les quelques icônes en périphérie de la surface à dessiner.

Si vous dessinez sur le iPad à l'italienne, vous pouvez placer les outils dessin à gauche ou à droite, bien pratique si vous êtes gaucher ou droitier. Cote quadrillage ou non de la feuille de dessin, trois options sobres et, surtout, la possibilité d'expédier la page ou le contenu complet de votre carnet par courriel. Ou d'enregistrer chaque page dans l'album de votre tablette.

20110209 IMG 2213 penultimate

20110209 IMG 2212 penultimate

Enfin, une annulation multiple qui vous permet de revenir sur vos pas. Contrairement à Note Taker HD, impossible d'écrire en petits caractères manuscrits dans la page, limite qui reste ma principale réserve quand à son utilisation comme son incapacité à zoomer sur une zone du dessin.

Du coup, pour pallier cet aspect des choses, l'éditeur de Penultimate recommande un stylet qui permet, bien sûr, une prise de notes un plus resserrée. J'ai testé deux stylets que j'ai viré aussi sec à la poubelle. Allergie ou, plus certainement, je n'ai pas encore trouvé le produit ad hoc. Si vous en avez un à me conseiller, n'hésitez-pas.

En résumé, Penultimate s'avère assez sympathique pour saisir quelques mots mais, surtout, pour schématiser vite fait un process, crobarder une idée lors d'une réunion.

À suivre…

le 09/02/2011 à 09:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Fleurs en poche | 2

Pierre-Olivier Templier

dans potager

Permettez moi de revenir quelques secondes sur fleurs en poche (voir cette chronique sur urbanbike), une application que j'utilise depuis fort longtemps sur mon iPhone et qui ne cesse de s'améliorer de version en version.

À ce jour ce sont 1178 espèces qui sont décrites dans la base de données embarquée et illustrées par des photographies retraitées pour l'écran retina du iPhone. Dire que cette application à l'approche du printemps est indispensable à toute sortie dans un parc ou un jardin est quasiment un truisme !

Entre l'information relative à la toxicité, l'altitude à laquelle vous rencontrez ce végétal, le nom latin, etc.

20110208 IMG 2122 fleurspoche

20110208 IMG 2121 fleurspoche

Et même la possibilité d'ajouter ses propres infos ou de placer en favori des variétés.

20110208 IMG 2123 fleurspoche

Déjà fleurs en poche (lien iTunes) s'avère être une bonne base pour l'identification. Pourtant cette application possède une fabuleuse botte secrète, une grille d'identification en fonction de la couleur, forme des feuilles, etc.

20110208 IMG 2119 fleurspoche

3 critères plus tard…

20110208 IMG 2120 fleurspoche

De quoi circonscrire en quelques secondes sa recherche sur une partie de la base embarquée. Bien sûr, tout ceci n'est pas encore complet (est-ce même possible ?!) mais c'est un fantastique outil pour toute personne un peu curieuse.

Bien entendu, mon souhait désormais est de disposer d'une version HD qui serait consultable en plein format sur iPad.

Et de pouvoir visualiser en parallèle dans une fenêtre reliée à l'album ses propres clichés afin de me conforter dans l'identification des plantes.
Bref encore de beaux chantiers pour le développeur, Pierre-Olivier Templier.

Cette application n'est pas onéreuse (moins de 4 €) et c'est véritablement La meilleure référence sur iPhone. En français de surcroit. Pour les beaux jours, un excellent investissement.

le 08/02/2011 à 17:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Fabriquer un ePub | De InDesign à Pages

En mode vécu avec ses petites notes à chaud

dans groummphh | typo | usages

C'est au téléphone que cela se déroule…
“Et vous n'oubliez-pas, Jean-Christophe, de nous faire également un petit ePub…”
[long blanc…]
"Non…! Je n'encaisse pas ce format qui est du HTML déguisé…”
- “Mais si, vous y arriverez-bien…! Et puis pour un spécialiste comme vous, c'est du gâteau…”

Là, je sens bien que la fabricante me provoque !!

Cela fait deux fois que nous discutons au fil sur l'éventualité de réaliser — ou non — un ePub.

J'ai déjà exposé de manière véhémente ma vision des choses…
À quoi sert-il de se "casser" pour faire une mise en pages structurée sous Indesign, choisir des typos, des formats styles, des graisses, des variantes OpenType (voir en fin de billet), mettre en regard des copies d'écran avec des textes ancrés, placer des petits filets pointillés, jouer des ligatures et des approches de groupe, des fines si c'est pour finir par pondre un ersatz nettement moins élaboré la mise en pages — pourtant simple — de mon propre blog, d'urbanbike…?!

Ok, c'est pour lire dans iBooks. Mais iBooks supporte du PDF, basta.

“Allez, prenez-votre temps, j'en ai besoin seulement dans 15 jours…!" Et elle raccroche en se marrant…

J'aime bien N., mais là j'avais comme une grosse envie de la mordre…!

Alors…?
Alors, cette diablesse (!) a obtenu ce qu'elle souhaitait…! Elle n'en a jamais douté d'ailleurs… Trop forte…!

Bon, le PDF pour l'ebook, 15 secondes de paramétrage sur InDesign.

Par exemple, si vous passez par l'export PDF interactif, décocher impérativement les pages en regard de votre fichier (Fichier…/Format de document…). Mais pensez alors que les folios seront toujours au même endroit et donc à préparer un gabarit spécifique pour la version ebook.

20110206 InDesign pdb ebook ub

Ici, PDF d'impression comme pour un livre mais avec réduction du nombre de DPI pour les images (et évitez le JPG 2000). Et dans tous les cas, bien penser à incorporer les liens…!

20110206 InDesign pdb ebook imp1 ub

Cela conserve ces trucs pas si inutiles que sont les ligatures… Entre autres.

20110206 InDesign pdb ebook imp2 ub

Ok. Mais pour l'ePub, la préparation n'est pas si simple.
Du coup, j'ai lu en long en large et en travers le livre d'Elisabeth Castro — Créez des documents ePub — paru en français chez Pearson (chronique à suivre).

Bon, je n'étais pas en état de trop comprendre. La fin de l'écriture du bouquin avec une toux continue fut assez rock and roll et j'ai fini par me résoudre à appeler Raphaël, mon toubib, qui m'a aussitôt prescrit cortisone et anti-bios…

ePub… Heu, non merci…!
Autant pondre un PDF de qualité qui respecte ma mise en pages est un jeu d'enfant (enfin, toutes proportions gardées), autant se mettre dans la "prod" d'un ePub est, comment dire sans être désagréable…? "Biiiiip…!"

Surtout en repartant depuis InDesign.
Étrangement, ce n'est pas le meilleur outil. Bon, j'ai joué le jeu (c'est l'avantage d'être vaseux, on ne réfléchit pas trop avant de se lancer dans des décisions stériles) et je me suis fait une première version ePub en réduisant tous les styles, changeant tous les demi-gras italiques par des gras italiques, etc.
Même viré mon Cronos Pro au profit du Verdana, pour voir.

Le premier essai m'a aussi démontré que mon idée plus sotte que grenue de mettre des petites copies d'écran, si cela fonctionne pour un livre, est dans ce cas totalement illisible.

J'ai réimporté une première fois (sic…!) toutes mes copies d'écran plein format, histoire que le lecteur du ePub ait quand même un truc "lisible" sous les yeux (ne me remerciez-pas, juste passé 3 heures inutiles comme vous allez vous en rendre compte). Et modifié la mise en pages.

Sauf que la table des matières était ni fait ni à faire avec symboles diacritiques, la couverture ne s'affichait pas, les styles des titres de mon ePub basiques de chez basiques… Bref, pas veritablement la cata mais presque.

En parcourant à nouveau le livre de Dame Castro, j'ai vu que l'on pouvait remédier à cela en rentrant dans le XML, etc.

Sauf que c'est tout ce que je ne veux pas faire…!
Je ne suis pas un développeur, pas un ingénieur, juste un auteur, un simple quidam qui veut transformer sa prose dans un format ePub sans devoir suivre des cours du soir accélérés de XML…

Et puis j'en ai eu marre ("assssssssssssez", quoi !).

Pendant la rédaction de ce bouquin, j'ai utilisé Pages pour échanger via du .doc avec C., ma super relectrice.

J'avais déjà eu l'occasion de m'essayer à faire un bout de ePub quelques mois auparavant (voir cette chronique sur urbanbike).

Plus je merdoyais dans InDesign (les spécialistes vont m'expliquer la solution les doigts dans le nez quand ils auront lu ce billet…), plus je me souvenais de la simplicité de Pages.

Aussi, samedi soir, pendant que la France écrabouillait gentiment l'Écosse (XV), j'ai exporté mon texte InDesign vers Pages.

Là, nouveau gag, l'export des styles est réduit dans InDesign. Même pas un export en .doc avec le nom des formats style. Du coup, avant d'exporter en .RTF (histoire de conserver au moins les enrichissements gras et italique), j'ai ajouté une balise à la fin de chaque format paragraphe stylé en utilisant la recherche remplacement.

Ensuite, en important ce RTF dans pages, j'ai créé mes quatre formats paragraphes puis utilisé la recherche remplacement de Pages sur chaque balise pour attribuer à chaque fois le format nouvellement créé. Puis viré, après vérification toutes ces balises désormais inutiles.

20110206 Pages from indi ub

Vue fatiguée…? Allez, je fais un effort…!

20110206 Pages from indi ub2

Je me retrouve donc avec le texte original correctement stylé. Le temps de créer le sommaire automatique dans Pages et hop, premier essai : le ePub est impeccable et mon sommaire fonctionne.

Je vous disais que j'avais perdu trois bonnes heures à réimporter dans InDesign mes copies d'écran illustratives… Héhé…! Le RTF n'exporte QUE le texte. Donc il a fallu recommencer (pourquoi croyez vous que je bosse douze heure par jour, WE compris…?!).

Au départ, j'ai fait le malin. Si, si. Okay, la fièvre n'explique pas tout.

Donc, mon doc InDesign à droite, mon doc Pages à gauche et, hop, copier/coller entre les deux. Sauf que très (très) mauvaise idée…

Il est indispensable que l'image soit bien importée par référence dans le doc (Madame Castro l'écrit noir sur blanc, impardonnable, JC). Bref, des images commençaient à manquer dans mon ePub de test.

Là, j'ai eu un petit coup de calgon vu le temps que ce nouvel import allait consommer.

Sauf que…!
J'ai consulté vite fait le livre de Bernard Jolivalt avant de m'endormir samedi soir (voir cette chronique sur urbanbike), histoire de vérifier une assertion de l'auteur.

Mais bon sang, mais c'est bien sûr, en mode Structure dans Pages, on peut glisser dans l'arborescence par un simple drag and drop ses images…!

Avant (info dans Pages)

20110206 pages dropped1 ub

Cliqué glissé…

20110206 pages dropped2 ub

Et hop…!

20110206 pages dropped3 ub

Et donc j'ai le plaisir de vous annoncer que le ePub de mon nouveau bref-seller (il y a des fois où je me demande pourquoi je continue à écrire… Ah, vous aussi…!!) a des copies d'écran qui s'affichent et se lisent et que la structure, le chapitrage comme me l'a rappelé Olivier, est opérationnelle. Mieux la couverture se voit sans souci.

Mieux encore, j'ai pu modifier les attributs des styles pour obtenir des effets plus amusants (j'ai pas dit que c'était génial mais c'est moins terne que mes essais précédents).
Merci Pages…

Quelques copies d'écran effectuées sur le iPad…
ePub

Table des matières et couverture…

20110206 IMG 2189 ub

Pages intérieures…

20110206 IMG 2190 ub

Avec même la copie d'écran en plus gros

20110206 IMG 2191 ub

Bon, du coup, le lecteur peut choisir sa typo… 3 exemples.

20110206 IMG 2193 ub

20110206 IMG 2194 ub

20110206 IMG 2195 ub

Mon préféré reste le Nicolas Cochin.

PDF
Bon, mon choix personnel se porte nettement vers ce format…

20110206 IMG 2196 ub

Un souci de lecture, on écarte les doigts…

20110206 IMG 2197 ub

La recherche reste disponible dans iBooks…

20110206 IMG 2198 ub

Et l'on peut également voir le fac-similé du livre sous la forme de grosses vignettes…

20110206 IMG 2199 ub

Ou utiliser la table des matières (toujours ici dans iBooks)

20110206 IMG 2200 ub

Du coup, pour du PDF, InDesign reste un fabuleux outil de mise en pages mais je ne comprends toujours pas l'engouement de l'édition pour le format ePub qui reste, à mes yeux, du HTML.

Soit ce format évolue très vite vers un truc nettement plus excitant (mais j'en doute encore, même si je ne demande qu'à le voir évoluer…), soit d'aucuns se souviendront enfin que l'on a déjà un fabuleux format à disposition depuis des années, un truc nommé PDF. Même que l'on fait tous les jours des livres, des magasines avec.

Et même des magasines numériques pour l'iPad (Ici, Une page du Point avec sa série de numéros gratuits que vous devriez tester…).

20110206 IMG 2188 ub

Pour ma part, je ne me vois pas lire le livre de David RAULT, Guide pratique de choix typographique en ePub.

Mais j'ai certainement tout faux.
À suivre…!




Pour finir, qui se soucie encore des variantes des typos Pro Opticals…?! Qui fait encore le distinguo entre Display et Caption…!

— J'attends le “Hé, JC, mais c'est la même chose…?!”
— “Ben non…! Relire cette chronique sur urbanbike…”

Bref, j'aime plus que jamais le PDF mais merci à Pages pour m'avoir sauvé la mise sur ce coup là. Bon, on parle d'une CS 5.5, même d'une CS 6. Souhaitons qu'Adobe insuffle enfin de veritables options ePub dans InDesign.

le 06/02/2011 à 19:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #