Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

GrosPod saison 2

Le même concept en plus musclé

dans groummphh

C'est fou le déferlement d'informations qui a eut lieu ce WE. Si je ne comprend pas grand chose aux annonces de processeur, carte graphique et autres pièces essentielles qui embarqueraient dans les entrailles d'un futur iPad, il y a un point qui me parle.

Utilisateur d'un iPhone retina après plus deux années du iPhone de seconde génération, j'ai lu avec amusement les propos experts de certaines gazettes expliquant que la rumeur d'un doublement de pixels sur ce iPad 2 n'apporterait rien.
"Rien"…!

Inversement, sur d'autres sites Mac, cette info interpelle. Ainsi ce copier/coller depuis MacPlus qui, eux-mêmes, se fient à cette info de MacRumors.
Le pari de Gruber (toujours bien introduit chez Apple) est une résolution de 2 048 x 1 536 dans la même taille de dalle, soit 9,7 pouces. C’est le double de la résolution de l’écran de l’iPad 1, ce qui facilitera l’affichage des interfaces des apps. C’est ce qui s’était d’ailleurs passé entre l’iPhone 3G/3GS et l’iPhone 4 : Apple a doublé le nombre de pixels sans changer la taille de l’écran.

Si cela se confirme, je serais ravi d'employer un outil de lecture mais aussi de travail — ce que d'aucuns oublient un peu vite — disposant d'une résolution approchant peu à peu celle d'un… livre ou d'un magasine.

En approchant la résolution du iPhone retina, ce sont nos usages qui vont à nouveau se déplacer. Pour ma part, je suis déjà convaincu que l'on peut travailler quotidiennement avec un iPad (j'aurais certainement l'occasion d'y revenir dans les semaines à venir) et cette annonce, si elle bouleverse mon propre calendrier (!), ne peut que me réjouir.

Plus que jamais, je rêve pour ma fille d'un iPad pour sa vie scolaire embarquant tous ses livres — et aux éditions mises à jour quasi annuellement du coup (là, je rêve vraiment !!) — au lieu de partir chaque matin avec son sac d'étude oscillant entre 6 et 8 kilos selon les matières abordées…!

Et pour nous tous, je me réjouis de pouvoir lire nos quotidiens comme nos livres de typo avec une définition encore améliorée, travailler dans un environnement encore plus défini. Sans oublier les applications à venir qui ne vont pas finir de nous épater.

Bref, je passe déjà pas mal de temps devant mon iPad en lieu et place de mon MacBook Pro 17 pouces, imaginez l'étendue des possibles avec un écran plus défini !

Pour finir, pas mal de personnes rêvent d'un écran de iPad de plus petites dimensions.
Moi, non.

Cette surface me convient très bien après des mois d'usage, tant pour écrire, noter, dessiner que lire. Et, surtout, le iPad est le premier ordinateur qui m'accompagne 24 heures sur 24 en tous lieux. Avec son démarrage instantané et son mode silencieux, ce compagnon fidèle de mes insomnies me permet de noter, de m'informer en toutes circonstances — et en tous lieux ! — avec une autonomie à toute épreuve.

Alors avec une résolution proche de mes livres imprimés, je n'ose même pas imaginer ce qu'il adviendrait même de mon MacBook Pro !

Pour finir, sans miniaturiser plus encore le clavier affiché actuellement, je suis convaincu — au risque d'écrire, à nouveau (!!), une énorme connerie — que même l'affichage de ce dernier pourrait être revisité et rendu plus performant dans la disposition des touches, proche dans mon esprit de celui proposé par iA-writer (voir cette chronique sur urbanbike). Sans oublier un iOS avec plein de briques communes avec un OSX.

Vous savez quoi ? On a pas fini de se marrer…!

20100712_IMG_4609_ub.jpg

le 17/01/2011 à 06:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Installer un chauffage ou un chauffe-eau solaire

P. Amet, G. Gourdon, Y. Guern, R. Jules, E. Marguet et F. Mykieta

dans architecture | dans mon bocal | lire | potager

148 pages illustrées de nombreuses photos et de schémas explicatifs, cinq chantiers racontés par le menu avec force vues de détails des installations par les auteurs, des conseils tous azimuts le tout précédé d'une partie théorique, certes un peu technique, mais abordable par tous ceux qui se ruinent en énergie fossile, là où le soleil abonde.

Ici, il ne s'agit pas de photovoltaïque avec production d'électricité à la clé mais bien de chauffer un réservoir d'eau pour approvisionner le logement en eau chaude sanitaire er prendre bains et douches de manière économique.
Au moment où je rédige ces lignes, mon bureau est baigné d'une forte luminosité, preuve incontestable que le soleil donne. D'ailleurs depuis ce matin, nous avons coupé le chauffage, notre petite serre captant l'énergie ainsi offerte.

On confond toujours ensoleillement et rayonnement solaire. Or même derrière les nuages, le soleil continue à nous prodiguer son énergie gratuite.
C'est d'ailleurs un paradoxe que j'aime à rappeler, nos voisins allemands sont nettement plus en pointe que nous dans ce domaine et n'hésitent pas à investir dans cette filière pour réduire leur dépendance énergétique.

En parcourant cet ouvrage, je pensais à mon ami Pascal qui a fait le choix, il y a déjà 5 ans (!), de changer de vie, quitter l'univers de la photographie professionnelle à Paris pour se former à nouveau à 40 ans et devenir plombier… solaire. En Bretagne, la demande est de plus en plus forte et les clients satisfaits deviennent peu à peu des prescripteurs crédibles, utilisateurs quotidiens de ces installations efficaces.

Bref, si vous avez un projet de simple chauffage solaire, pas inutile de lire les 5 exemples de réalisations avec leurs constats au fil des mois. Encore une fois, de nombreux critères rentrent en compte dont l'exposition, la surface des capteurs comme de la taille du réservoir et, ne l'oublions jamais, du nombre de personnes utilisatrices et de leur mode de vie.

Les retours des utilisateurs sont très positifs, moins d'énergie polluante à consommer et transporter (bien entendu, certains objecteront que la plupart des matériaux utilises sur ces chantiers font appel à des ressources pétrolières). Et un effet de bord que l'on ne mesure pas suffisamment, celui de recréer de l'emploi dans les régions qui développent ces filières.

Bien entendu, comme toute technologie, il y a des risques qu'il faut connaitre et anticiper. C'est pourquoi ce type d'installation ne se bricole pas, il est indispensable de travailler avec des entreprises qualifiées qui livreront une installation aux normes et entièrement commentée. Commentée veut simplement dire que chaque tuyau, chaque vanne doit être décrite par l'installateur pour permettre au client d'intervenir en cas de besoin. Ou, plus prosaïquement, décrit par ce dernier en cas d'incident.

Encore une fois, la lecture des rendements de ces 5 installations - certaines sur plus de trois ans -démontrent que ce système est efficace sur la durée. Enfin, ce qui est aussi très intéressant, ce sont les correctifs apportés par les installateurs, parfois pour des raisons étonnantes comme les oiseaux qui viennent picorer des isolants, etc.

Installer un chauffage ou un chauffe-eau solaire
P. Amet, G. Gourdon, Y. Guern, R. Jules, E. Marguet et F. Mykieta
Eyrolles
9782212128574 | 32 €



20110116_IMG_7852.JPG

le 17/01/2011 à 04:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Total Recall

Gordon Bell et Jim Gemmell

dans dans mon bocal | groummphh | lire | mémoire | vieillir

Difficile de parler de ce bouquin sans prendre rapidement position. Basé sur une idée de deux développeurs, le concept de Total Recall est de proposer dans quelques années à tout individu la possibilité de mémoriser toute sa vie (photos, sons, films) avec son accord (et quid des images des autres, soit dit en passant…?!).

En gros, de doubler le cerveau en emmagasinant toutes nos actions quotidiennes sur des supports de masse décrits comme de plus en plus fiables et aux capacités désormais quasi infinies.

Cette nuit, après avoir eu un mal de bide carabiné, je me demandais si cela avait réellement un intérêt de m'en souvenir…! Hormis le noter si de nouveaux troubles survenaient !

Je me demandais ensuite si j'avais envie de me souvenir de mes années de pensionnat avec la même intensité qu'alors ?! Les nuits à me geler dans le dortoir ouvert à tous les vents, les robinets des lavabos bloqués par le gel… Et puis qui cela intéresserait-il ?! Bref, la lecture de ce bouquin est à la fois intéressante sur le plan des propositions mais la vraie question tourne autour de son utilité ? Bon, quand ma mémoire sera totalement en roue libre pour cause d'Alzheihmer, hormis me souvenir de quelques moments heureux, est-ce que mon entourage aura envie de greffer ses propres souvenirs à mon propre parcours ?! Nous avons tous des exemples dans nos familles de personnes qui radotent, récitent pour la 4510 fois leur attitude héroïque à tel moment, vous saoulent avec leurs conseils où ils se mettent en scène.

Bon le seul intérêt de ce Total Recall serait de savoir réellement comment cela s'est passé, avant comme après. Mais la bonne question est qu'en avons-nous à faire ? Notre quotidien est déjà assez compliqué pour nous encombrer de vivre en différée la vie d'autrui en plus.

Enfin, pourquoi conserver cette masse de souvenirs ? Mémoriser que ce matin, je n'ai descendu que trois petites tartines avec mon café, qu'elles étaient trop grillées, que le grille-pain déconne toujours autant, que personne ne se décide à en changer, que j'avais déposé de la confiture d'abricots dessus après une légère couche de beurre, que cette confiture est moins sucrée, qu'il me faut de toute manière réduire cet apport pour m'éviter du diabète, etc.

Si vous aussi vous êtes en train de bailler, c'est que cet aspect trivial de ma vie n'offre aucun intérêt… Sauf si elle est réécrite avec style. Certains écrivains arrivent à me faire marrer en décrivant de telles situations avec style et humour. J'ai quelques doutes avec un système d'enregistrement quasi clinique !

Ce livre est sorti il y a quelques semaines et cette proposition est, bien entendu, assez argumentée par les chercheurs. Sauf que tout le monde n'est pas un Churchill ou un de Gaulle !

Laissez nous tricher avec nos vies pour les rendre supportables…! Ce serait une horreur absolue de se souvenir en permanence de nos épisodes foireux, de nos échecs, mensonges, lâchetés…! Je revendique le droit à l’oubli, celui qui permet de dépasser une séquence épouvantable et de nous reconstruire. Je serais curieux de lire les propos d’un Boris Cyrulnik à ce sujet.



Total Recall
Gordon Bell et Jim Gemmell
Flammarion
9782081227200 | 22 € pour 344 pages



20110114_IMG_7839.JPG

Même pas insisté sur le nom du préfacier, rien à dire, je vieillis…!

le 14/01/2011 à 07:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #