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Le livre, à l’américaine

Les choix de Barnes and Noble

dans joël | lire

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Aux Etats-Unis, Barnes and Noble possède une librairie dans tous les recoins de l'immense territoire depuis des générations. Avant qu'Amazon ne trouve ses marques, Barnes and Noble dominait le secteur de la vente de livres avec un service client impeccable, des librairies accueillantes et des prix attractifs.

En quelques années, ces trois pierres angulaires sont remises en question. Côté en Bourse, ce groupe familial basé a New York observe les lignes se déplacer. Après Amazon, basé à Seattle, les californiens Google et Apple débarquent.

Le remplacement de l'actuel dirigeant par celui qui a repris en main la stratégie Internet du groupe montre une voie radicale, possible.
À suivre.

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NB : sans oublier le nook, le reader maison…

le 24/03/2010 à 08:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La vie en sourdine

David Lodge

dans dans mon bocal | lire

j'aime bien le ton de ce roman de David Lodge, cette manière amusée de traiter le thème de la surdité et de l'âge. N'étant pas sourd (pas encore…) mais déjà sensibilisé à cet handicap par les difficultés rencontrées lors de discussions avec certains de mes proches, l'angle drolatique me semble une excellente manière d'aborder ce filtre à conversations ! Lodge a l'art consommé de parler de choses graves tout en nous faisant nous marrer à chaque page.

Que ce soit les relations du narrateur avec son épouse, la journée passée avec son père ou l'évocation de ses derniers cours avec ses étudiants, tout reste léger et grave à la fois. Plus amusant encore, la première scène où le narrateur essaye d'interpréter les paroles de sa vis-à-vis, une jeune femme qui manifestement ne comprend pas la situation de son interlocuteur et ne fait aucun effort pour ajuster sa parole. Belle description d'une situation mille fois vécue par l'auteur qui nous distille ce qu'il ressent alors. C'est que Lodge connait parfaitement cette situation, étant lui-même dur de la feuille !
« Ma pile est morte, ai-je dit. Tu veux que j’en mette une nouvelle ? C’est un peu délicat dans le noir.
- Non, pas la peine », a répondu Fred comme elle n’arrête pas de dire ces temps-ci. Il lui arrive par exemple d’entrer dans mon bureau pendant que je travaille sur l’ordinateur sans porter mon appareil parce qu’il transforme le murmure apaisant du clavier en un cliquetis gênant aussi bruyant qu’une vieille Remington, et de me dire quelque chose que je n’entends pas et, en une fraction de seconde, il me faut faire un choix : interrompre la conversation pendant que je cherche à tâtons la pochette de mon appareil et que j’installe les oreillettes, ou bien tenter d’improviser sans ça ; généralement, j’essaie d’improviser, et le dialogue se déroule plus ou moins de la façon suivante :
Fred : Mur mur mur.
Moi : Quoi ?
Fred : Mur mur mur.
Moi (cherchant à gagner du temps) : Ah ah.
Fred : Mur mur mur.
Moi (essayant de deviner le contenu du message) D’accord.
Fred (surprise) : Quoi ?
Moi : Qu’as-tu dit ?
Fred : Pourquoi as-tu dit « d’accord », si tu n’as pas entendu ce que j’ai dit ?
Moi : Attends que je mette mon appareil.
Fred : Non, pas la peine. Ce n’est pas important.

À lire par tous ceux qui ne devinent pas la souffrance derrière le handicap. Mais aussi les cotés positifs qu'une telle situation peut offrir ! Si vous avez aimé Thérapie ou encore Jeu de société, La vie en sourdine devrait vous plaire. J'aime cette légèreté, ce regard tendre et ironique.

J'ai retrouvé des choses vécues, l'importance des surfaces réfléchissantes dans un lieu avec l'incidence sur la réverbération du son — élément que l'on a tendance à souvent oublier. Et le refus de l'appareillage, la difficulté à le dompter…! Comme souvent, s'équiper de prothèses auditives est mal perçu par celui qui perd la capacité d'entendre. Refus car signe de la vieillesse.

Un excellent bouquin…


La vie en sourdine
David Lodge
Payot-Rivages
9782743618445 | 21,50 €



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Info(s) pratique(s)…

Pour finir, cet interview — lesechos.fr —que Joël m'a signalé ce matin (hé hé, c'est l'avantage du décalage horaire…!). Le PDG d'Hachette, Arnaud Nourry, explique que le livre est en train de prendre sa revanche avec l'iPad d'Apple qui s'annonce comme un allié face aux géants du Net.

le 24/03/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Comment recycler son matériel informatique | 1

Quelques pistes à l'usage des indépendants

dans dans mon bocal | groummphh | potager

Billet en mode décousu…

Lu hier ceci :
Mis à part le problème des déchets électroniques issus du marché intérieur, les pays en voie de développement doivent aussi faire face aux tonnes de déchets des pays occidentaux, abandonnés légalement ou non principalement issus des Etats-Unis qui n'ont jusqu'alors pas signé d'accords internationaux dans ce domaine.

Ce rapport de l'UNEP estime qu'au niveau mondial, la masse de déchets électronique augmente de 40 millions de tonnes par an.
La sources est bulletins-electroniques.com à propos de ce qui se passe en Inde. Je retiens essentiellement le chiffre faramineux de l'accroissement annuel de nos déchets électroniques de 40 millions de tonnes.

Petite suite pratique au billet précédent, que faire de ses vieux produits en état de marche ?
Préalable : j'oublie dans un premier temps les médias de stockage (CD-Rom, etc.) pour me concentrer sur le matériel informatique, périphériques d'impression compris.

Bon, il se met en place peu-à-peu dans ce pays des pistes pour recycler nos vieux matériels informatiques. Sachez déjà que cet équipement, quand il est neuf, est nommé un EEE (pour équipement électrique et électronique) et devient en fin de vie un DEEE (pour déchet équipement électrique et électronique).

Oui, pour se repérer, connaître les acronymes est indispensable…! C'est pourquoi je commence par cela.

10 catégories ont été prévues par les pouvoirs publics…
  • les gros appareils ménagers : réfrigérateurs, machines à laver, cuisinières 

  • les petits appareils ménagers : grille-pains, cafetières, aspirateurs, machines à coudre, sèche-cheveux 

  • les équipements informatiques et de télécommunications : ordinateurs, imprimantes, fax 

  • le matériel grand public : chaînes hi-fi, postes de radio, téléviseurs, caméscopes, magnétoscopes 

  • le matériel d'éclairage (sauf ampoules et appareils d'éclairage domestique)

  • les outils électriques et électroniques : perceuses, scies, outils de jardinage 

  • les jouets, équipements de loisirs et de sport : consoles de jeux, jouets téléguidés 

  • les dispositifs médicaux : tensiomètres, pèse-personnes électroniques, thermomètres 

  • les instruments de surveillance et de contrôle : détecteurs d’incendie, appareils de vidéosurveillance 

  • les distributeurs automatiques 


Il est claire que la question du recyclage — et surtout du recyclage intelligent, ce que l'on nomme désormais valorisation des déchets — est prise en compte par les pouvoirs publics et l'objectif est de ne plus voir cette catégorie de déchets — les encombrants — finir dans le même bac que les ordures dites ménagères.

Ou pire dans la nature ou en bord de route. Désormais, ces pratiques sont sanctionnées et l'on ne peut que s'en réjouir même si tout ceci n'est pas encore très clair.

Je vous renvoie à quelques liens utiles sur le net que vous trouverez en effectuant une requête via votre moteur de recherche favori dont ce rapport du Sénat qui date de juin 1999 et qui posait alors les bases d'une réflexion sur ce recyclage et valorisation des déchets ménagers.

Du coup, on voit fleurir quelques sites pour répondre à nos légitimes interrogations, dont ecologic-france.com ou r2defi.

Bref, que faire de votre DEEE, votre vieux Mac ou de votre vieux téléviseur à tube empilé au fond de votre garage, de votre vielle imprimante couleurs qui encombre le réduit sous l'escalier ?!

  • Pour les particuliers, le grand public, c'est assez simple, le revendeur est généralement tenu de reprendre le matériel usagé, ce qui fait que votre nouveau lave-linge remplace sans problème celui qui vient tout juste de lâcher pile-poil après la fin de garantie, fabuleux, non ?

  • Pour les entreprises, une formule se met en place pour venir collecter sur le lieu de travail tous les produits vétustes.

  • Mais la question qui me taraude est celle du travailleur à domicile, de l'indépendant qui, lui aussi, consomme des produits électroniques, numériques et ne peut pas conserver les strates successives de ses outils de production…!


Bon, pour les vieux Macs, le recyclage familial existe même s'il est possible de le donner à des associations (à condition qu'ils l'acceptent, ce qui n'est pas toujours gagné…), des amis ou des collectionneurs dans la mesure où ce matériel fonctionne.

Mais certains produits sont devenus totalement obsolètes voir hors d'usage et ne peuvent pas être réparés faute de pièces ou, pire, d'unités à brancher dessus, voir de drivers (ben oui, une imprimante sans pilote d'impression, c'est pas très efficace). Je pense également à tous les périphériques SCSI.

C'est ce point qui m'intéresse : Comment se débarrasser de nos DEEE de manière propre et rationnelle, où les déposer, est-il possible de faire venir une équipe avec un véhicule pour collecter ces DEEE, à partir de quel volume, pour quel coût…?

Bref à qui s'adresser en toute simplicité…?

Bien évidemment, on a envie d'optimiser cette opération en proposant dans des cartons à part tous les vieux résidus de stockage… Mémoire de masse (disques durs…!), CD-Roms désormais inutilisés, supports obsolètes (ZIP, JAZ, Bernouilli Box, disquettes). Et même applications, comprendre, les CD-Roms d'installation, etc.

Car le problème souvent, c'est que tout ceci commence à prendre une place sérieuse. Ce n'est pas un ordinateur ou une imprimante qui pose problème mais bien une chaîne de production numérique avec de nombreux produits professionnels. Dans mon cas, j'ai deux imprimantes encombrantes à pousser au recyclage avec parfois des consommables non encore utilisés. Mais aussi des DEEE personnels et, bien entendu, une masse de produits de stockage. Des vieux disques durs mais aussi des galettes de stockage.

À ce jour, il existe déjà des opérateurs comme… Court-circuit ou r2defi (dans le Nord, une structure qui crée des emplois). Notez que ceci semble ne concerner que les professionnels et que le retrait des déchets n'est pas une opération forcément gratuite… Ce billet sera complété en fonction de mes propres expériences (ou de vos témoignages).

Pour le moment, on s'adresse aux professionnels même si les détenteurs ménagers sont pris en compte…
  • Lors de l'achat d'un appareil électrique neuf en magasin, le distributeur a pour obligation de reprendre gratuitement l'équipement usager, de nature équivalente. Il s'agit de la "reprise 1 pour 1".

  • Les collectivités locales ont équipé les déchèteries pour accueillir les appareils électriques arrivés en fin de vie.

  • Les acteurs de l'économie sociale et solidaire (comme Emmaus et Envie) remettent les DEEE en état de marche. Ils seront ensuite revendus dans les magasins spécialisés.

Bref, rien n'est réellement proposé aux petites structures (micro-entreprises, auto-entrepreneurs, travailleurs indépendants,…) qui sont, d'une certaine manière assimilés à des détenteurs de DEEE ménagers…!

Ben non, le système de la "reprise 1 pour 1" ne fonctionne pas, mes vieux Macs sont — jusqu'à présent, dispatchés.

De plus, je me vois mal aller déposer ma vieille QMS Konica-Minolta Magicolor 3300 A3 dans une grande enseigne vu son poids pour la remplacer par une petite imprimante. À ce propos, je donne en l'état celle que je conserve pieusement sous mon escalier avec des recharges et du papier (suffit de me contacter par courriel et de venir la chercher).

Mais, pour le moment, je pense réunir un maximum de produits recyclables (et réutilisables) et les proposer, par exemple, à ces acteurs de l'économie sociale et solidaire que sont Emmaus ou Envie… Ce dernier revend via trois boutiques pour le moment du matériel réparé par ses équipes à des prix bas (bien pratique pour aider de jeunes ménages) et recrute même.

Dernier point, prenez le temps de vous renseigner, optez pour la récupération de vos encombrants et, surtout, éviter de balancer dans les poubelles…

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Note de fin. On sait fabriquer sans problème de nouveaux DEEE… À preuve les décodeurs TNT (via futura-sciences.com).
Note(s) de lecteur(s)…

Nicolas ajoute :
Il y a aussi le site donnons.org par lequel j’ai donné mon vieil Imac en état de marche il y a quelques années. Ca fonctionne plutôt bien.

L'ami Etienne qui vit en Belgique m'écrit ceci :
Par ici, question recyclage, deux solutions.
La première, le PAC, ou parc à conteneur, où l'on peut déposer les déchets "encombrants" privé, limités à un mètre cube par jour… y compris, pour ce qui nous concerne, le matériel informatique qui est dissocié et traité en récupération.
La seconde, que je préfère, est la récupération.

PAC que j'aimerais bien trouver par chez nous.

Conseil du pro, l'ami Guillaume Gete via twitter…
@urbanbike Très bien ! Attention juste aux supports de stockage, faut bien les effacer avant de les laisser à n'importe qui… :-/

le 23/03/2010 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #