Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Maison d’habitation à Koamicho

Suppose Design Office

dans ancres | architecture | dans mon bocal | voir

Attention, maison radicale qui ne manque pas de finesses à découvrir sur archdaily.com… Ce qui est passionnant au Japon, c'est cette possibilité parfois d'ériger des bâtiments réellement expérimentaux qui n'ont rien à voir avec nos innombrables reproductions du château de la belle au bois dormant sur sa butte féodale…!

D'aucuns le déploreront mais le tissu urbain est tellement dense, les parcelles microscopiques et le voisinage immédiat quasiment à touche touche. Bref, une manière d'échapper à cet environnement est d'imaginer des solutions franchement radicales comme la maison à patio décentré montrée en début de semaine. Bref, de penser autrement.

20100218_koamicho_01.jpg

À priori, ce bunker est incongru, dérangeant même. C'est oublier de jeter un oeil sur les volumes intérieurs et les qualités de lumière.

20100218_koamicho_02.jpg

Principe simple des architectes de Suppose Design Office : quatre modules, deux détachés, deux collés. Et deux liaisons aériennes couvertes par un toit transparent à peine visible, l'une de ces liaisons incorporant l'escalier métallique pour rejoindre les deux niveaux d'habitation. Avantage immédiat, très peu de contact visuel avec l'environnement (…assez laid, il faut en convenir) et une belle lumière renvoyée soit latéralement, par un micro patio en fond de parcelle.

20100218_koamicho_03.jpg

Bien entendu, par rapport à nos propres critères esthétiques et/ou culturels, cette maison minimaliste semble inacceptable. Et pourtant, ce dépouillement, cette absence de mobilier, cette austérité a des charmes évidents.

Toutes les photos (en grand format), les plans sur archdaily.com

le 18/02/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Jean-Marc Jancovici sur France Info

Des chroniques podcastées

dans bosser partout | écouter | groummphh | mémoire | potager

20100217_janco.png

Intéressantes chroniques que celles de Jean-Marc Jancovici qui remet, avec bon sens et explications directes, quelques faits en place…

Ce matin, j'ai reçu à deux reprises une offre pour m'encourager à passer au catalogue interactif avec la promesse suivante, 0% carbone…

20100217_carbone.png

Or, c'est un abus de langage car il n'y a pas de réelle suppression de carbone avec l'informatique. Comme le rappelle Jean-Marc Jancovici, pour fabriquer un ordinateur, il faut déjà une tonne de CO2. Puis, pour que l'info circule sur le réseau, il fallu bâtir des réseaux, mettre en place des data centers et tout ceci continue à consommer du C02…!

Je vous renvoie d'ailleurs au très bon bouquin, Green IT, pour trouver plus d'infos. Dont celle-ci…
La firme de conseil McKinsey & Company ont rapporté que les 44 millions de serveurs dans le monde consomment 0.5% de l'électricité mondiale et produisent 0.2% des émissions de carbone soit 80 mégatonnes par an l'équivalent de ce que rejette l'Argentine ou les Pays Bas.

Bref, comme aurait dit Zazie…

le 17/02/2010 à 13:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Hôpital public en danger

Une des rares pétitions qui mérite d'emblée votre signature

dans dans mon bocal | groummphh | lukino

Quand Jacques m'a parlé de cette pétition pour la sauvegarde des hôpitaux publics (groumph, je ne me relis pas assez, merci Guillaume), j'ai immédiatement été attentif, intéressé. Cela fait quelques mois que je cours les hôpitaux entre urgences et services de cardiologie. Hier, j'étais à l'UHCD de l'hôpital de ma ville après un œdème pulmonaire de ma génitrice.

Ce que je constate et vois comme simple visiteur des derniers établissements où je me suis rendu, ce sont des professionnels de santé qui bossent comme des dingues, font un boulot exceptionnel dans des conditions de stress et pénibilité que nous serons fort nombreux à refuser tout net.

Car l'hôpital, ce n'est pas que du soin ou de la chirurgie, c'est aussi donner à manger, réconforter, laver, nettoyer, "vider les poches" et intervenir à nouveau quand le patient part en vrille, quand les alarmes "bippent" à la folie… Là, pas question de se poser le coût de l'intervention ou de dépassement d'horaire quand cela va mal, l'hôpital n'est pas une usine contrairement à ce que d'aucuns voient en analysant — à froid — un tableau Excel…!
Ici, désolé, pas de management par objectifs…!

20100217_hopital.gif

Tous n'ont pas vécu, justement, ces expériences de vie qui changent le regard quand on est pas loin d'y passer…

Ainsi Jean-Marc Sylvestre que j'entendais souvent sur France-Inter et qui, en 2003, a écrit un étonnant bouquin, Une petite douleur à l'épaule gauche
J’ai failli mourir… Quand ça vous arrive à vous, on regarde la planète d’une façon différente.... Ça commence par une banale douleur à l’épaule, ça dégénère assez rapidement en attaque septicémique et ça se termine par la découverte d’une poubelle explosive à l’entrée de l’aorte... Tout ce qui vous a passionné des années devient totalement dérisoire : la télé de Chirac, les querelles budgétaires, les crises de nerf de Bercy, la chute de la Bourse…

Jusqu’à cet été, je ne connaissais du système de santé français que l’ampleur du déficit de l’assurance maladie. Depuis je sais que ce déficit que j’ai tellement critiqué, m’a sans doute sauvé la vie… En deux mois, j’ai dû subir tous les examens possibles. Il n’y a pas un millimètre de mon corps qui n’ait été radiographié…

En toute logique je n’aurais pas dû survivre.

La chance, oui, cette bonne étoile qui veille sur chacun de nous sans doute… Ma chance la vraie, c’est d’avoir été traité, par une poignée de médecins extraordinaires de compétence… Dans un système, qui, pour être critiqué, n’en demeure pas moins des plus performants… Je sais aujourd’hui que, sans ce système de santé français et la capacité d’investigation qu’il donne aux médecins, j’étais mort.

Dans une logique purement financière, aucun contrôleur de gestion n’aurait pu accepter de telles dépenses. Le "return" était trop improbable.

Cette médecine haut de gamme est évidemment très chère. Deux mois d’hospitalisation dans trois hôpitaux différents, des traitements antibiotiques très lourds, les radios, les scanners, les IRM, il existe des formes de vacances plus économiques. Sans la Sécurité sociale, couplée à des systèmes complémentaires d’assurance financés en partie par l’employeur, je n’aurais jamais eu les moyens de payer cette chance de survie.

La querelle du déficit est sans doute importante, mais elle est dérisoire par rapport à l’enjeu. Quand on sait la valeur détruite chez Vivendi sous le règne de Jean-Marie Messier, ou celle qui s’est évaporée à France Telecom. Quand on sait les salaires que demandent les stars du football, on se dit que les hôpitaux pourraient dépenser un peu plus d’argent sans qu’on les traite d’inciviques…

Le système de santé français est formidable : il faudrait être sûr que tout le monde puisse en bénéficier…

(Extrait trouvé sur le site D&S)

Bref, quel meilleur défenseur de l'Hôpital public que celui qui la pourfendait quelques mois avant…?!

Aussi n'hésitez-pas à apporter votre signature à cette pétition qui nous concerne tous, parents, enfants, amis et proches. Plus de 500 000 signataires déjà (non, pas un zéro de trop).

20070915-IMG_0485_ub.jpg

Note : Une petite pensée pour l'ami Jean-François qui se remet lentement…

le 17/02/2010 à 08:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #