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Pratique de la photo rapprochée

Bryan Peterson

dans mémoire | photo | potager | voir

Ahhh… Qu'il est bon d'avoir de temps à autre une grosse insomnie…!

Ne trouvant pas le sommeil (je pense que c'est lui qui ne m'a pas trouvé tant j'étais dans mes pensées…), je me suis décidé à prendre un livre et j'ai mis la main sur l'un des derniers services de Presse expédiés à urbanbike.

Plus exactement, j'ai mis le nez dans Pratique de la photo rapprochée. Et là, plus du tout envie de dormir…! Le bonheur…!

Je ne vais pas jouer les "fans de…" mais j'apprécie au plus haut point Bryan Peterson pour ses leçons simples de photographie (simple ne veux pas dire simpliste, souvenez-vous en…!). Je vous recommandais récement son précédent ouvrage, Pratique des vitesses lentes et, surtout, son épatant Pratique de l’exposition en photographie qui m'a bien décoincé en tant que photographe amateur de huitième zone.

Mais là, son Pratique de la photo rapprochée qui vient d'être traduit en français — Understanding Close-up Photography: Creative Close Encounters with or without a Macro Lens — m'a littéralement scotché…! Pire, je me retrouve entièrement dans ses propos et dans les photos qu'il donne en exemple. J'ai apprécié tout particulièrement l'idée de montrer le contexte (en gros ce qui se trouve dans son environnement et ce sur quoi son regard se fixe, ce qu'il va photographier…!). C'est une idée que je retiens car elle est hautement pédagogique, particulièrement dans un bouquin de photo. Cela permet de montrer ce que tout le monde ne perçoit pas toujours et de vous aider à affuter votre regard.

Plus encore, une proximité (sans son talent dans mon cas…!) sur le choix des focales (Bryan Peterson est un fou du 180 Macro et 200 mm Micro Nikkor) mais aussi cet excellent chapitre sur l'emploi des bridges numériques pour réaliser (ouiii…!) des photos rapprochées… Là, j'ai retrouvé dans ses explications ma propre jubilation à utiliser mon Canon G11.

Ces dernières années j'ai lu quelques livres sur la photo rapprochée (Bryan ne parle pas de macro photo, lisez les premières pages pour comprendre son point de vue), dont celui de Harold Davis — Creative Close-Ups ; celui de Gérard Blondeau, Photographier la nature en macro | Guide pratique. Ou encore Macros, gros plans & photographie numérique de John Clements. Si tous ces livres sont excellents à un titre ou un autre, la fantaisie (si, si…!), le regard acéré et les explications techniques (comme les situations…!) les plus évidentes sont partagées dans le bouquin de Bryan Peterson.

Bon, prenez un peu — beaucoup ? — de distance avec mes propos car je suis trop impliqué dans ce type d'image. Cette proximité, je l'ai aussi trouvée dans les photos de Bryan couché par terre pour photographier ses sujets…! Ouf…! Cela m'a rassuré sur mon état mental, je ne suis pas le seul à me vautrer sur le sol à la grande surprise de mes voisins…!

En résumé, je recommande à deux cent pour cent ce livre dont la lecture n'est en rien rébarbative…! Attention néanmoins, il peut surprendre, déstabiliser les lecteurs habitués à trouver leur content d'informations techniques et de courbes dans de gros ouvrages. Ici, l'approche est franchement ludique, pleine de bons sens et ce n'est pas l'une de ses moindres qualités. Cela ne l'empêche pas de rappeler quelques évidences à l'usage de ceux qui utilisent des objectifs IS (ou VR) en annexe ou, l'air de rien, revenir — dans ses encadrés — préciser des points que vous avons tendance à négliger.

Pour finir, les photos rapprochées dans l'univers de sa cuisine m'ont rappelé quelques billets d'urbanbike… Mais, une fois de plus, Bryan Peterson m'a appris une tripotée de trucs et astuces, m'a incité à reprendre mon boîtier…
Et rien que pour cela, un grand merci…!





Pratique de la photo rapprochée
Avec ou sans objectif macro
Bryan Peterson
Pearson
9782744092909 | 24 € pour 160 pages en quadri



20091208-IMG_9177_ub.jpg

La collection complète des livres de Bryan Peterson en français… Attention, la couverture blanche correspond à l'une des deux éditions de Pratique de l'exposition en photographie (contenu identique).
Noël approche, faites-vous plaisir…!

le 09/12/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

InDesign et scripting

Quelques pistes (rappel)

dans outils | usages

Avant d'évoquer prochainement quelques nouveaux scripts qui changent ma vie quotidienne en tant que professionnel, je me permets de revenir sur quelques outils indispensables et déjà chroniqués à glisser dans votre dossier Scripts sous InDesign CS3 ou CS4.

En premier lieu, EanDesign (chroniqué en août 2008 déjà) qui permet de réaliser des codes-barres. Des codes-barres sans avoir besoin d'une police de caractères spécifique. La seule limite dans cette version est de ne générer que des codes-barres horizontaux. Je teste en ce moment une version de travail écrite par Marc Autret qui autorise les codes-barres verticaux et, sans jeu de mots, c'est renversant.

Gros intérêt, la vérification de la clé et donc de la validité de l'EAN 13, sans oublier une réédition à la demande en cas de changement de code. Mais le plus étonnant est que l'on peut définir au millimètre près l'empatement la zone occupée par ce code-barre. Je ne vous fais pas un dessin.

Ensuite, Hurry Cover (voir urbanbike en juin 2008). C'est l'un de mes outils préférés dans l'exercice de mon job de graphiste de livre. Une couverture, c'est un première de couverture, une quatrième et une épaisseur de dos. Si les deux premiers éléments sont identiques et connus au départ, la valeur du dos dépend du nombre de cahiers constituant l'ouvrage et de la qualité du papier. Si vous réalisez votre couverture d'un seul tenant comme je le fais, cette information communiquée tardivement influe sur les dimensions finales de ce plat.

Marc (…encore Monsieur Indiscripts) a imaginé un outil qui permet d'entrer la valeur du dos et donc de réajuster les dimensions finales de votre couverture, à vous le soin de simplement vérifier les alignements et la taille des objets disposés sur ce dos bibliothèque. Bref, une opération qui nécessitait 5 bonnes minutes divisée par 10 au bas mot.

Je n'oublie pas QuickOpener développé par Loïc Aigon que j'ai testé en novembre dernier et qui s'avère indispensable pour des grosses structures de production en proposant un accès immédiat aux fichiers régulièrement utilisés.

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Bref, il existe ainsi une flopée de scripts gratuits ou payants qui améliorent le quotidien d'un graphiste. Ceux que j'utilisent me permettent de gagner de précieuses minutes, entrez simplement le mot "script" dans la case de recherche de ce site pour en dénicher d'autres comme Swap Items (déjà remplacé par encore un bien plus pratique, on en reparlera…), InGutter ou Web Color Picker.

le 08/12/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Les affaires sont les affaires

Une pièce d'Octave Mirbeau de 1903 toujours d'actualité

dans voir

Bonne idée de Béatrice d'avoir pris deux places au théâtre du vieux colombier pour aller voir hier soir Les affaires sont les affaires, un texte féroce et toujours pertinent écrit par Octave Mirbeau au début du siècle dernier.

Non seulement la pièce est, plus que jamais en cette période de pognon décomplexé, d'actualité…! Mais elle est servie par une mise en scène dépouillée et les acteurs épatants de la Comédie Française. Je ne connaissais pas Gérard Giroudon, chouette découverte. Bon, je ne vais pas tous les citer mais ils sont tous excellents, de la servante avec peu de mots à dire à Madame Lechat interprétée par Claude Mathieu plus vraie que nature. Mais également Françoise Gillard très convaincante dans le rôle de la fille en révolte ou encore Michel Favory dans plusieurs rôles dont celui du marquis.
Bref, une excellente distribution, qu'on se le dire…!

Contrairement à ce que j'ai pu lire sous le clavier des critiques, belle prouesse de Gérard Giroudon qui incarne avec force le personnage d'Isidore Lechat, un homme qui s'est fait tout seul et qui a accumulé de l'argent malgré deux grosses déconfitures… Il étale sa réussite sans complexes, un genre qu'il est facile de trouver désormais en allumant son poste de radio comme sa télé…! Ce remueur d'affaires n'est intéressé que par sa réussite, tout ce qui l'entoure n'est là que pour servir ses intérêts, je vous laisse le découvrir.

Aussi je vous engage, si vous avez un créneau en région parisienne avant le 3 janvier 2010, à retenir un place dans ce théâtre confortable…!

La mise en scène de Marc Paquien fonctionne bien dans un décor sobre, efficace et le texte de Mirbeau n'a pas un poil de graisse de trop…! Les acteurs servent à la perfection ce texte… À un momentt, Isidore Lechat lâche cette justification de son action :
La grandeur… la grandeur !… Des mots tout cela… et qui ne veulent rien dire. Il n’y a qu’une chose par quoi un peuple, comme une institution, comme un individu, est grand… c’est l’argent… L’Église le sait mieux que personne, elle.

Oui… oui… pour vous, nous sommes des bandits… des forbans… d’affreux pirates… C’est entendu… et c’est vrai… au fond… Mais… dites donc… des bandits qui ont fait quelque chose… des forbans qui apportent, tous les jours, leur contribution au progrès… c’est-à-dire au bonheur de l’humanité… de sales canailles qui remplissent leurs coffres… c’est possible… mais qui créent du mouvement partout… de la richesse partout… de la vie partout… Quand, autrefois, au temps de votre impuissance… puisque vous invoquez les traditions… vous dépouilliez le peuple… au point de l’affamer… de ne lui laisser pour nourriture… que l’ordure des ruisseaux dans les villes… et dans les campagnes… la petite motte de terre, où il posait le pied… qu’est-ce que vous lui donniez en échange ?… Des coups de bâton, monsieur le marquis… Moi… je lui donne des routes… des chemins de fer… de la lumière électrique… de l’hygiène… un peu d’instruction… des produits à bon marché… et du travail… Moins d’allure que les coups de bâton… j’en conviens… Assez chic, tout de même, avouez-le… pour des forbans ?…


Deux heures quarante intenses avec des silences forts et des rires grinçants…! Juste une recommandation, venez avec une petite bouteille d'eau car l'atmosphère de ce lieu est assez sèche.

Bref, toutes les images, situations, peoples qui vont viendront en tête ne seront pas fortuits…!

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le 07/12/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #