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Fetch, l’outil FTP tous terrains

Version 5.5 pour Mac

dans bosser partout | mémoire | usages

En 2005, je suis passé à Transmit pour cause de surplace de mon outil habituel, Fetch. La version 4.0.3 n'évoluait pas et Transmit 3.x avec son ergonomie plus sympa et sa fonction DocSend me semblait plus adapté à mes besoins d'alors. Je n'avais rien à reprocher à Fetch hormis des mises à jour trop espacées, un motif en fait assez futile comme je peux l'analyser aujourd'hui. Aussi, j'ai basculé à l'époque pour Transmit et, pendant quatre ans, je n'ai pas eu trop de soucis.

Neanmoins, début 2008, j'ai commencé à perdre soudainement tous mes raccourcis vers les sites FTP. C'est là où une sauvegarde régulière vous tire d'embarras…! Mais comme ces disparitions étaient à répétition, je conservais une copie des fichiers clés à un autre endroit de mon disque.

Depuis la dernière version, c'est pire. Ce sont mes fichiers ne sont pas transférés en intégralité ou, plus drôle, une fois arrivés à destination, bouclent pour un nouveau transfert, genre grand huit…!

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Je pensais que cela était essentiellement lié à mon vieux Xserve avant de découvrir que ce genre de mésaventure se faisait un peu n'importe où. Bref, que mon Xserve n'y était pour rien…!

Quand on a l'habitude d'un outil, on aime pas trop en changer et je palliais les dysfonctionnements de Transmit en utilisant tour-à-tour Synchronize pro! ou Timbuktu sans me résoudre à chercher plus loin.

Mais récemment, me connectant sur un nouveau serveur sur lequel je devais envoyer pas mal de dossiers d'archives, c'était devenu pratiquement impossible. J'ai d'abord testé CyberDuck qui n'y arrivait pas mieux — mêmes envois en boucle ! — et dont l'interface brouillonne m'a vite lassée. Et puis je me suis souvenu avoir vu passer un mail récent me proposant un upgrade vers Fetch 5.5 — pour info, disponible depuis le 2 juin 2009 — depuis ma version 4.x.

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Le temps de retrouver ce courriel dans Mail, d'acquérir pour moins de $10 la mise à jour via Paypal, je lance Fetch et, excellente surprise, tous mes raccourcis enregistrés via Transmit sont disponibles.

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Aussitôt, je lance un accès vers le serveur client récalcitrant, balance mes archives zippées et hop, tout passe : pas l'ombre d'un problème. Et ce, avec les réglages de base de Fetch.

Intrigué, j'effectue la même opération vers mon vieux XServe et, idem, pas le moindre embarras là où cela coinçait méchamment.

Ne souhaitant plus perdre de temps, j'ai aussitôt viré CyberDuck comme Transmit de la liste de mes applications, reconstruit et/ou modifié tous mes raccourcis vers les nombreux FTP que j'utilise. J'étais dans la situation du fou qui se tape la tête avec un marteau et qui découvre que c'est drôlement bien quand il s'arrête…!

Bon, ergonomiquement, Fetch est resté fidèle à ses versions précédentes. Pas très sexy mais incroyablement efficace. Les nouveautés sont lisibles sur leur site en anglais mais Fetch s'affiche en Français, dispose d'une aide en ligne assez abondante.

J'apprécie le log qui permet de suivre et de voir ce qui coince (mais tous les softs de FTP proposent cela, ce n'est pas un plus…)

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Le paramétrage très simple (et en français) de chaque compte FTP…

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Et les multiples onglets pour régler aux petits oignons ce client FTP.

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Bref, si vous avez besoin d'un très bon logiciel de FTP, vous avez le choix entre Fetch comme indiqué ici et interarchy qui m'a été chaudement recommandé par Dominique (qui utilise les deux), application vers laquelle je me serais tourné en cas de blême. Bien entendu, ces propos n'engagent que moi et dans le strict cadre de mon activité.

Ajout du 29 juin 09…
C'est toujours en utilisant plus avant une application que l'on découvre ses réels avantages. Et les droplets…? Une fois fait le ménage dans mes raccourcis d'accès aux serveurs, j'ai créé des droplets pour les plus utilisés avec l'option "Quitter Fetch" en fin d'opération. Du coup, je glisses mes fichiers à transmettre sur ces droplets et hop, je passe à autre chose.

le 23/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’architecture écologique du Vorarlberg

Dominique Gauzin-Müller

dans ancres | architecture | lire | potager

Pour commencer, souhaitons que des livres d'une telle qualité perdurent et soient encore édités dans les années à venir.

Imaginez un pavé (1,8 kilo) de plus 400 pages en quadri rempli d'un millier d'illustrations (cartes, tableaux, schémas, plans et photos), 27 projets expliqués en détail et une tripoté d'autres en appui pour raconter ce qui se passe en matière d'architecture écolo dans ce petit land d'Autriche, le Vorarlberg, juste à la frontière suisse. Ce land est cerné au nord par l'Allemagne et au sud par l'Italie. Ce n'est certes pas le livre que l'on dévore en une soirée. On y revient puiser des idées et envier la liberté des architectes. Ce livre est à déposer sur une table près d'un fauteuil confortable et loin du téléphone…

Les projets montrés ont été, en majeure partie, imaginés et construits en ce début du XIX°, parfois pensés en fin du XX°. On y trouve des bâtiments peu consommateurs d'énergie, construits en bois, purs et souvent splendides. Bon, on y trouve aussi des réalisations mastoc. Des restaurants, bureaux, logements. Des projets originaux mais aussi pas mal de restaurations, structures réutilisées et réorientées pour réduire au maximum les dépenses énergétiques. Et c'est, bien entendu, cette partie qui est passionnante également. faire du neuf avec du vieux, de l'isolé avec des architectures existantes. Pas de soucis dans le Vorarlberg pour penser capteurs solaires, chauffage via une centrale communale, photovoltaïque, etc. Et pas de réticences pour des projets novateurs qui tranchent avec l'architecture traditionnelle, pour imaginer préfabrication et faibles coûts…

Je pense à ces neuf logements en duplex, de véritables maisons mitoyennes (projet n°6) construites en bois et dotés d'une qualité d'espace agréable avec sols et plafonds en bois cernés de murs blancs. Voir Passivreihenhausanlage Falkenweg Dornbirn sur le site de l'architecte Johannes Kaufmann ou sur NextRoom.at

Ou ce supermarché Sutterlüty à Weiler (projet 21) tout en bois (en robinier non traité), avec sa cafétéria qui n'est pas isolée de la surface de vente simplement parce que les relations avec les consommateurs sont fondés sur la confiance.

L'intérêt d'un tel livre est de montrer que ce type de réflexion à l'échelle d'un land ou d'une commune est possible, que construire écologique n'est pas non plus sans continuité avec une tradition, bien au contraire. Et, surtout, que cela fonctionne…!

L'architecte Dominique Gauzin-Müller nous a déjà gratifiée de très bons bouquins comme 25 maisons en bois, 25 maisons écologiques ou un livre traitant de 29 exemples européens d'architecture écologique.

Bon, à qui s'adresse ce bouquin…? À tous les acteurs du bâtiment, des concepteurs aux artisans en passant par les élus qui s'interrogent soudainement sur le pourquoi de la montée des listes écologie dans leurs villes…! Et, bien évidemment à tous les étudiants en architecture qui ont envie de rompre avec la routine.



L'architecture écologique du Vorarlberg
Dominique Gauzin-Müller
Éditions du Moniteur
9782281193923 | 85 € (mais 69 € jusqu'au 30 septembre 2009, prix de lancement)



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le 22/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Je suis né un jour bleu

Daniel Tammet

dans autislande | groummphh | lire

Excellent témoignage puisé à la meilleure source, celle de ce gamin autiste qui se raconte sans fards. Hormis l'étrangeté de son propre syndrome, ce qui m'a le plus touché, ce sont ses souvenirs d'enfance — des souvenirs très précis, hormis les autres enfants, de ses écoles successives — et les explications qu'il donne de ses peurs, de ses attitudes. Si j'ai retrouvé quelques attitudes de ma progéniture, le plus épatant fût de déceler certaines de mes propres terreurs enfantines.

Les premiers chapitres de ce livre devraient être proposés à la lecture de tous les gamins dits normaux pour qu'ils comprennent un peu mieux les attitudes a priori étranges de certains de leurs voisins de classe. Mais plus qu'à ces gamins qui s'avèrent très sympas une fois qu'on leur a expliqué ce qui se passait — les mômes ont une fabuleuse capacité de compréhension dès lors que l'on explique les choses — c'est surtout à leurs parents qu'il faudrait le recommander…!

Souvent, derrière des sourires bienveillants et peints, la compassion affichée en sautoir, ce sont les recommandations un peu étranges qu'ils font à leurs propres enfants qui restent les plus affligeantes (j'ai d'autres mots plus durs mais chacun comprendra…!).

Comme pour beaucoup de choses, c'est l'ignorance et les peurs qui pose un réel problème. Autant que les certitudes rassurantes et un peu bébêtes basées sur la bonne conscience. Bref, dès que l'on évoque l'autisme, ça déconne à plein tube dans les chaumières. Pathétique…!

Je ne peux que vous inciter à vous plonger dans cet OVNI littéraire, ce témoignage direct d'un de ces gamins pas comme les autres et qui, lui, s'en est assez bien sorti. La prochaine fois que vous croiserez un gamin autiste, soyez vous-même, direct : ce sera mille fois fois plus efficace que de changer de trottoir ou de vous forcer à sourire stupidement…!


Je suis né un jour bleu
Daniel Tammet
J'ai lu
9782290011430 | 6,70 €



image © urbanbike

le 21/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #