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Safari 4 et G5

Un tableau de bord des sites les plus visités

dans usages | voir

Chargé ce matin en 5 minutes et installé sans encombre, Safari 4 — qui tourne sous 10.5.x sur mon vieux G5 — présente cette collection des 12 derniers sites ouverts par mes soins et mis à jour si j'ai bien tout suivi. Amusant, la couche alpha du fichier .png de ma copie d'écran plantait systématiquement Photoshop et je suis passé par Aperçu pour l'éliminer.

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Bien entendu, il est possible d'ajouter d'autres sites en réduisant la taille des vignettes…

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Bref, à suivre, billet pour information.

Note : ce matin, en accompagnant ma fille à l'école, je croise une voiture de police à contre-sens dans la rue qui mène à son école.
"Tiens, ils sont à contre-sens…" fais-je remarquer à ma fille de 12 ans en passant à leur hauteur. Quelques secondes plus tard, les revoilà dans le bon sens… Taquin, je glisse à ma fille amusée "tiens, ils sont dans le bon sens". La voiture s'arrête à notre hauteur et je me fais apostropher par le chauffeur, fâché…!
Attendez les gars, un peu d'humour…!
Déjà que ce n'est pas simple d'expliquer le code de la route à mes mômes mais si, de plus, vous donnez le mauvais exemple, à quoi cela sert que j'évertue à leur inculquer les bonnes règles…?! J'ai senti le moment où j'allais finir en mode vérification d’identité pour outrage à agent…! Notez que le chauffeur n'était pas agressif, juste un poil excédé, ce que je peux comprendre. Mais de là à s'arrêter. Bon, j'espère qu'il a compris que taquinerie n'est pas moquerie…!

le 09/06/2009 à 08:58 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Keynote | juin 2009

Snow à $129 (ou $29 si vous êtes déjà sous Léopard) dès septembre + iPhone 3G Speed

dans groummphh

La Keynote sur urbanbike, c'est le suivi en parallèle de Mac4Ever, de MacGeneration et de MacPlus. Merci à tous leurs correspondants et à leur enthousiasme communicatif.
Bref, du brut de fonderie.

Alors…?
C'est ce que je retiens en premier lieu de cette grand messe, c'est le coût de l'acquisition de la 10.6.x, le système 64 bits d'Apple qui sera disponible à $129 soit pas même 93 euros (et — surtout ! — à $29 - 21 euros — si vous possédez déjà Léopard, autant dire, pas grand chose). Certes, il faut attendre septembre mais le prix est incroyablement bas pour un moteur qui va jouer de toutes les cordes des processeurs multi-cœurs…! La seule question reste de savoir quelles seront les machines concernées par cette mise à jour système, mon vieux titanium 667 ayant été laissé sur le bord du chemin par la 10.5.x.

Note : la réponse est ici. Intel inside uniquement

Premier exemple de ce gain de vitesse, Safari en version 4 mais qui, étonnamment reste disponible même sous Tiger (10.4.x) et ce, dès la fin de la keynote. Certes, les performances optimales seront accessibles en 64 bits sous 10.6.x et c'est un chouette effort d'avoir rendu cette version 4 compatible a minima avec les systèmes précédents.

Note : prenez le temps de ne la charger que demain, ce soir ce sera comme à chaque fois de gros embouteillages en terme de chargement…!

Apple, fort de ses 75 millions d'utilisateur d'OSX, met également le paquet pour séduire les entreprises qui commencent à se poser de réelles questions quand à leur parc et leur offre une étonnante compatibilité de Mail, le carnet d'adresses et iCal — et même Spotlight — avec… Exchange. Dans le même état d'esprit, tous les documents Office — même en l'absence des applications idoines — sont "lisibles/visibles" avec QuickLook. Pour ceux qui l'auraient oublié, TextEdit sous OSX 10.5 permet déjà de lire et d'enregistrer en .doc.

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Les machines proposées en début de Keynote — le 17 pouces comme le 15 ou le Air — supporteront tout cela sans difficulté et la nouvelle gramme de portable avec batterie inamovible mais longue durée (et remplaçable en SAV) alliée aux processeurs et aux disques SSD offrent des options franchement interessantes pour tous les entrepreneurs en solo comme les cadres nomades.

Note : idem, les caractéristiques techniques seront accessibles de manière fluide demain. Inutile de s'énerver…!

Et l'iPhone…?
Une paille…!! 40 millions de iPhone et d'iPod Touch vendus en 9 mois. Inutile de revenir sur le milliard d'iApp dépassé en avril, la tendance lourde des ventes se confirme. C'est justement ce qu'explique Apple qui souhaite encore plus démocratiser son iPhone. Le prix du iPhone 3G semble déjà avoir baissé ces derniers temps et pour cause.

Bien entendu, dans son OS 3.0 pour iPhone — disponible à partir du 17 juin — Apple a implémenté le copier/coller, SpotLight, le format MMS qui s'étend peu-à-peu au nouveau des opérateurs. Mais aussi, le basculement du clavier dans toutes les iApps (un minimum, reconnaissons-le). L'armée de développeurs amplifie le phénomène (le SDK a été téléchargé un million de fois mais cela ne garantit pas autant de personnes pour coder derrière…).

Notez que la mise à jour sera gratuite pour le iPhone mais reviendra à moins de $10 pour un iPod Touch.

Avec le système iPhone 3.0, Apple propose de nouvelles options comme — je l'attendais comme le messie — le mode modem pour l'iPhone si votre opérateur l'accepte (ben oui, quand vous avez un MacBook Pro en rase campagne, pas mal de pourvoir connecter ce dernier au Web via votre iPhone…!), le contrôle parental (…faut juste que les parents aient un niveau technique supérieur à leurs gamins et c'est pas gagné chez certains…!), de la location comme de l'achat de films.

Et, bien entendu, une version de Safari pour iPhone plus rapide (ce n'est pas un mal, il est annoncé pour 3 fois plus rapide) avec support du HTML 5…

Indispensable, une option Find my iPhone qui peut aussi servir si on vous l'a emprunté et même effacer les données contenues à distance… Si vous le retrouvez néanmoins, vous pourrez le remettre à jour avec iTunes, CQFD. Mais ceci n'est disponible que pour les possesseurs du service MobileMe. Cette option permet également de suivre ses gamins ou ses vieux parents — s'ils l'acceptent. Pour ma part, je trouve ces options de sécurité très intéressantes tant pour la famille que l'entreprise. J'ai un de mes clients qui est un spécialiste worldwide de l'oubli de ses outils de travail…!

Pas idiot, AirStrip, suivi médical embarqué qui permet d'envoyer à qui de droit des informations sur votre état de santé. L'histoire ne dit pas ce qui se passe si vous passez réellement en mode hors service…?! Envoi de faire-part numériques…?!

Ou encore la version iPhone de l'applicatif de TomTom pour éviter, enfin, de multiplier les outils de navigation dans ses bagages. Elle était en développement depuis pas mal de temps et c'est une bonne nouvelle de savoir qu'elle est disponible. Néanmoins, il faudra lui allouer un accessoire supplémentaire, un kit de voiture. Je reconnais être personnellement intéressé, ayant, ces dernier temps, eu une grosse tendance à me transformer en bison paumé même si cela ne me dérange pas trop…! Le seul hic est de ne pas arriver exactement à l'heure à mes rendez-vous. Bref, à relier à ZipCar, une application de gestion de partage de voitures, géolocalisation et réservation via l'iPhone…?!

En fin de Keynote, le livre numérique est revenu, d'autant plus attendu après la sortie du nouveau Kindle d'Amazon. ScrollMotion donc permet de lire près de 70 magazines mais ne rêvons pas, des magazines américains pour le moment. Il est également évoqué 1 million de titres pour les livres mais, idem, attendons d'en savoir plus dans les jours à venir. Pour le moment, ce n'est pas clair encore. À suivre.

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Et le iPhone 3GS…?
Apple a annoncé également une version "S" — comme speed — de son iPhone pour le 26 juin : design identique mais deux fois plus véloce avec un batterie qui tient nettement plus la charge dans la mesure où l'on évoque les 30 heures en audio. Surprise, il n'est pas deux fois plus cher, $199 en 16 Go et est annoncé comme plus écologique à produire…

Il possède un simple 3 méga-pixels auto-focus (…qui, rappelons-le, suffit amplement quoi qu'en pensent bien des lecteurs ou des commentateurs…!) avec une sensibilité ISO étendue et même un mode macro qui permet de s'approcher à 10 centimètres de son sujet. Apple annonce l'acquisition de la vidéo avec cette même optique, à la manière de n'importe quel appareil photo compact actuel. Le î…? Mais l'envoi de cette vidéo directement sur un blog ou sur un service dédié.

Le plus étonnant reste ce Voice Control — en anglais uniquement…? — proposant de commander son iPhone par la voix. Les personnes n'étant pas très à l'aise avec le clavier tactile apprécieront, handicapées ou non.

Comme vous pouvez le découvrir au fil de ce billet, la grande annonce reste — à mes yeux — la sortie de l'OSX 10.6.x dès septembre, au moment même où Microsoft sortira Seven, avec les passerelles pour capter ou rassurer les entreprises qui souhaitent basculer sans perdre leurs outils habituels. Et à un prix attractif pour les MacUsers.

Certes, l'OS 3.0 pour iPhone apporte son lot de nouveautés mais il me semble que l'on se trouve dans une étape de consolidation et même de sécurisation. Néanmoins, les utilisateurs actuels ne sont pas oubliés et c'est aussi cela que je retiens.

Toutes les infos en détail sur les sites mac cités au départ et sur Apple.fr. Pour le moment, c'est un vrac forcément incomplet, un simple exercice de recollement des nombreuses informations.

Bref, à suivre.

le 08/06/2009 à 22:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Travailler sans les autres ?

Danièle Linhart

dans bosser partout | lire

Difficile, impossible même, de résumer en quelques lignes cet excellent livre de la sociologue Danièle Linhart. Changer le rapport au travail, moderniser, pourquoi pas, mais à quel prix…? Ce que je retire comme impression, c'est que peu-à-peu, sous prétexte de pure rentabilité, on gomme un point essentiel dans l'action de travailler, le plaisir. Ou, plus simplement l'envie de travailler. Pour le travailleur indépendant qui s'active chez lui, la charge de travail, les coups d'accélération pour terminer les missions en temps et en heure n'ont pas encore entamé cela. Mais je bosse de manière autonome avec des process et des outils que je fais évoluer en fonction des problèmes que je rencontre. Enfin je bosse chez moi, dans un cadre qui j'ai choisi et que je continue à construire. Bref, mes conditions de travail sans les autres sont, pour le moment, encore différentes.

Ce livre a été une excellente occasion de me replonger dans des univers que j'ai rencontrés dans une vie antérieure, une époque où je bossais comme intérimaire dans des entreprises qui m'employaient pour des durées déterminées. Et par extension, dans des réalités que je n'ai pas toujours croisées mais avec lesquelles je me sens en phase, tant par mon expérience personnelle que par des échanges avec des anciens ou des gens de rencontre, par mes lectures. Je suis pourtant rentré à reculons dans ce texte avant d'y retrouver des points de convergence. Ceux qui éclairent en partie les faits que nous retrouvons dans les informations télévisuelles.

En vrac…
Où est l'esprit de groupe, l'esprit d'équipe — ambiance quasi familiale — qui soudait alors les individus…? Qui prend désormais le temps d'expliquer au petit nouveau la tache qu'il va endosser, de mettre cette tâche en perspective avec les autres…? Où se cachent les synergies qui permettaient de travailler d'abord pour le reste de l'équipe…? Permettre aux acteurs suivants de la chaîne de bénéficier de la meilleure qualité des opérations faites en amont…? Quid des quelques minutes en fin de journée à discuter ensemble sur un point précis à améliorer en prenant un verre avant de rentrer chez soi…? Ou est l'esprit de corps, d'entraide…? Ou est passé le sentiment d'avoir été utile au client, à l'usager…? Ou se planque la fierté de travailler pour une boîte, de se sentir "corporate", fier d'appartenir à une équipe performante et soudée…? Pire, qui prend le temps d'écouter les plaintes des corps, les améliorations possibles sur les chaînes ou dans les process de production…?

Il y a tant à dire — et l'auteur de couvrir le privé comme le public dans cette enquête fort intéressante — sur le terrain qui prend en compte une foule de témoignages dans des univers différents. Pour finir par montrer le côté quasi schizophrène des demandes faites aux employés.
La modernisation se déploie dans un contexte d'intensification du travail où on demande toujours davantage aux salariés sans leur donner nécessairement plus. On leur demande d'aller plus vite mais aussi de travailler mieux, c'est-à-dire d'assurer des contrôles de la qualité, d'être polyvalent et polyfonctionnel. Mais on ne met pas toujours en œuvre les moyens adéquats, ni les effectifs suffisants. On ne leur donne pas la possibilité de négocier leurs missions, et on les consulte rarement sur l'organisation de leur travail. On ne leur donne pas non plus la reconnaissance qu'ils pourraient attendre sur le plan matériel, professionnel et symbolique. Leur adhésion, pourtant est considérée comme indispensable.

Sans oublier la peur…
La peur est omniprésente, elle est ressentie sur un mode individuel, tel un étrange Janus à deux têtes. Peur “de ne plus avoir de travail et en même temps d'avoir trop de travail" comme l'explique un chef d'équipe. Les deux étant liés par le fait que, avec des tâches parfois démesurées, on risque de ne pas pouvoir bien les faire et de perdre son emploi.

Bref un livre implacable à lire sur les causes profondes du malaise au travail, ce travail sans pitié qui demande de plus en plus de sacrifices dans son emploi comme dans sa propre vie privée.
Précarisation de la vie au travail (même si l'emploi est dit stable), avec la peur de ne pas parvenir à relever tous les défis, avec un sentiment permanente de vulnérabilité ; précarisation de la vie privée et familiale qui est enrôlée dans ce combat jamais gagné ; précarisation citoyenne, car chacun peut être contraint, pour faire ses preuves au travail, à ses propres yeux comme à celle de sa direction, de piétiner ses propres valeurs morales.

La lecture de ce livre passionnant ne changera malheureusement pas grand-chose — car ce ne sont pas les principaux acteurs qui le liront — sauf à réduire un peu cette méconnaissance collective exprimée par Pierre Bourdieu.

Travailler sans les autres ?
Danièle Linhart
Collection "Non conforme"
Seuil
9782020983792 | 16 €





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Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe, le boss de Clicit, ajoute…
Thème passionnant, apparemment très bien traité. Le livre semble être dans un très petit format, et peut-être un peu difficile à lire lorsque la vue commence à fléchir…

En tout cas, je note pour ma part que le divorce entre l’esprit corporate et l’individu est une vraie difficulté, et que nombre de cadres moyens que je rencontre (ingénieurs, commerciaux), quittent le système pour retrouver du sens. Je suis persuadé qu’au bout du compte, les marques qui s’imposeront auront su développer cet esprit qui permet de faire que le talent collectif est plus grand que la somme des talents individuels. Je remarque enfin que la notion d’entreprise « à taille humaine », ces milliers de PME constellant le paysage économique, cultivent naturellement cet esprit de corps, surtout en période de crise.

Non, le texte est assez gros (pour mes yeux fatigués, ça marche sans souci)… Ce qui me permet de rebondit sur ce point, ajouter un critère de facilité de lecture optique dans urbanbike, loin d'être idiot…
Un peu de mal à rentrer au départ dans ce livre mais, une fois l'intro passée, on se fait peur en pensant à nos propres mômes qui vont débarquer dans ce système qui risque de les broyer assez efficacement.

le 08/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #