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iPhone et déplacements RATP dans Paris

iApp, internet, carte papier ou simples .pdf…?

dans usages

Voici les fêtes qui démarrent en cette fin d'année et, souvent, la possibilité de prendre quelques heures pour se déplacer dans la capitale pour voir un spectacle ou retrouver des amis…! Avec l'arrivée de l'iPhone et du iPod touch, l'envie d'avoir un dispositif pratique pour circuler en région parisienne semble naturel. D'autant qu'il est toujours astucieux de préparer ses itinéraires à l'avance.

Alors, quid de ce qui est proposé…?
Petit billet non exhaustif à partir de mon vécu (note : je voulais faire court au départ, raté…!).

Internet
La solution la plus simple et efficace, c'est le site ratp.fr bien entendu. Le système de recherche proposé par la RATP permet d'afficher la carte de la zone autour de la station d'arrivée et d'indiquer le temps en fonction des horaires, de tester pour un horaire précis et/ou un jour prochain, etc. Vous pouvez, de plus, imprimer vos feuilles de route, ce qui n'est pas inutile si vous êtes étourdi. Et, accessoirement, ajouter un plan collecté sur maps.google.fr si besoin est…

Sans oublier leur carte interactive…!

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Sauf que tout ceci n'est pas très mobile. Et en cas d'imprévu, de changement de programme, il faut improviser. D'où quelques solutions à ajouter dans votre iPhone.

iApps via iTunes
Note : les liens sont ceux d'iTunes et les prix à la date de rédaction de ce billet.
Trois applications se disputent nos faveurs…
Métro Paris tient la cote mais s'acquière au prix assez élevé a priori de 4,99 € (en Anglais et Français, un peu limitatif pour les étrangers qui viennent sur Paris…). Pas de bus, juste le RER et le Métro (et que les stations de métro accessibles en mode recherche et localisation). Nous y reviendrons.
Paris envi (1,59 €) est manifestement un guide touristique avec ce qu'il faut voir à Paris (et uniquement en Anglais) destiné aux étrangers qui fréquentent l'AppleStore.
Enfin, Paris métro coûte 2,39 € et est pas mal décrié (en Anglais uniquement) comme l'indiquent les commentaires.
Bref, il manque une sorte d'application gratuite comme Hot City Walker qui fait office de plan de bus et d'informations sur les stations de vélo de Luxembourg… D'autant que les solutions proposées sont incomplètes.

Fichiers .pdf
Bien entendu, face à ces applications qui demandent une contribution, il y a toujours l'option de charger sur votre iPhone, via FileMagnet ou un autre produit (voir un précédent billet sur urbanbike), les plans sophistiqués et gratuits proposés par la RATP elle-même et qui sont disponibles au format pdf avec toutes les indications souhaitées… Notez qu'il existe une alternative sur carto.metro.

Comme les conseilleurs ne sont jamais les payeurs, si cette solution ne coûte rien, c'est oublier qu'elle n'est pas très efficace car l'affichage du .pdf peut être assez long et même planter votre application d'affichage.

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Ensuite, on passe son temps à zoomer et dézoomer pour se repérer mais il est possible de basculer le plan à l'horizontale.

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Et il est vrai que cela peut dépanner. J'ai testé plusieurs cartes dont celles des bus…

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Dont celle des bus avec noms de rues. Aie…!

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Inexploitable (3.1 Mo, ceci explique cela) mais superbe…

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Courage car très souvent l'iPhone semble figé.

En ce cas, les vieux plans de Métro et de bus au format papier restent incontournables…!

Internet mobile
Mais comme vous avez un iPhone et donc une connexion 3G, utilisez tout simplement les services de la RATP en ligne…! Connectez-vous via wap.ratp.fr (mais ce n'est pas gratuit, il est bon de s'en souvenir, vous payez la connexion)…

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Ici, un bulletin de trafic disponible avec ses bonnes surprises…

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Des itinéraires et les horaires précis mais aussi des goodies… Mais pas de cartes pour le moment. Comme c'est une adaptation du site principal de la RATP, les stations de RER comme de SNCF sont reconnues et prises en compte dans les calculs d'itinéraires…

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Sans oublier les infos de fréquence de passage des rames…

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Et ma carte…?
Sans vouloir convaincre quiconque, mais comme aucune solution n'est idéale — en parlant d'informations embarquées, s'entend, en combiner plusieurs — de solutions — me semble plus pratique…
En premier lieu, le site pour mobiles de la RATP cité précédemment est parfait quand vous pouvez le consulter.

Ensuite, l'efficacité des cartes embarquées au format .pdf pêche pour les raisons évoquées mais peut dépanner comme aide-mémoire…

Aussi, si vous devez souvent vous déplacer en Métro dans Paris sans vous lester d'une carte papier, la première iApp mentionnée, Métro Paris possède l'énorme mérite d'être bien optimisée, l'affichage des deux cartes principales sont fluide même s'il est impossible de les lire à l'horizontale.

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Je suis un peu plus dubitatif pour les cartes des lignes individuelles de RER, certes complètes, mais un peu limite pour des yeux fatigués.

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À noter que tous ces fonds de carte sont signés par la RATP et de la SNCF eux-mêmes.

Alors oui, l'application est un poil cher, les lignes de bus inexistantes (…c'est l'énorme manque, le réseau parisien s'utilise, à mon avis, tous modes confondus), aucune interconnexion "marquée" entre la carte RER et celle du métro et des trams… (seul celui qui les connaît déjà peut s'en débrouiller et donc optimiser ses trajets), les stations RER non disponibles dans les calculs de trajet ce qui ne permet pas de calculer un itinéraire proche banlieue et métro (dans ce cas, il faut impérativement recourir au site internet de la RATP).

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En revanche, c'est fluide et design…

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Et il est possible de se géolocaliser pour trouver la station de métro la plus proche…

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Comme les développeurs ont signé avec la RATP, je suis enclin à croire au père Noël à des mises à jour qui tiendront compte des remarques utilisateurs, à l'ajout à terme des lignes de Bus. Et surtout à une réelle interconnexion de tous les modes de transport proposés par la RATP et la SNCF.

À suivre.
D'autant qu'il y a la béta d'une appli "made in RATP" qui se profile…
Note(s) de lecteur(s)…

Cyril ajoute une iApp que je ne connaissais pas, un poil plus chère et exclusivement en anglais mais qui semble donner satisfaction, Tube Paris (7,99 €)…
Je me sers de Tube Paris, un peu plus cher que les autres, sans Transilien, mais à l'interface très agréable, en dépit d'un plan au graphisme un peu vieillot. La logique est la même que celle du plan en flash du site de la RATP : on choisit une station, on lui attribut le « statut » de point d'arrivée ou de départ. En revanche, on ne peut chercher une station par son nom, mieux vaut avoir quelques années de métro au compteur pour se repérer rapidement… Les estimations de durée de trajet sont viables, à condition de modifier le temps de correspondance (cinq minutes dans mon cas) dans les préférences. En outre, les étapes de l'itinéraire sont « narrées » à la manière de Google Maps, à l'aide de boutons précédent/suivant.

Les développeurs n'en sont pas à leur coup d'essai et couvrent quelques capitales… Merci Cyril.

Renaud ajoute ceci :
tu mentionnes à propos de la RATP le lien vers leur site WAP. Celui-ci (et tous les sites en WAP) ne rentre pas dans le forfait data, c'est payant, comme je l'ai constaté il y a quelques mois.
Au contraire d'une appli web.

Merci pour cette précision…

le 24/12/2008 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le Pic du Midi de Bigorre

Le nez dans les étoiles

dans ancres | vincent

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]


En rangeant mes photos de l'année écoulée, je suis retombé sur celles prises au Pic du Midi, en mars dernier.
Au sortir de l'hiver, nous avions, ma compagne et moi, ressenti le besoin d'un grand bol d'air frais, d'un peu de neige et de se changer les idées. Le hasard faisant bien les choses, la même semaine, le site futura-sciences évoquait le Pic du Midi… Il n'en a pas fallu plus pour piquer au vif ma curiosité et quelques jours plus tard, les réservations étaient faites…

À environ 30 km au sud de Tarbes, dans le Parc National des Pyrénées, se trouve le Pic du Midi de Bigorre. Ce beau sommet (2877m), situé en bordure de la chaîne pyrénéenne, constitue un magnifique balcon sur celle-ci ainsi que sur toute la région alentour. Sa particularité est de se trouver dans un environnement assez dégagé et de bénéficier d'un ciel d'une grande qualité.

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Trop petit…?! Hop, un poil plus grand…

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C'est la raison pour laquelle, depuis le XVIIIe siècle, des scientifiques se sont échinés à installer du matériel à son sommet. D'abord lieu d'observations et d'expérimentations temporaires, puis station météorologique permanente, et finalement – à partir de 1884 – observatoire astronomique.
D'année en année, la station s'est ainsi développée pour atteindre fin des années 1970 une taille assez impressionnante (et une architecture toute en longueur qui lui vaut son surnom de "vaisseau des étoiles"), elle dispose alors d'une dizaine de coupoles qui abritent télescopes, coronographe, spectrographe et autres, et reçoit tout au long de l'année la visite de nombreux scientifiques étrangers. Elle est également associée régulièrement à de grands programmes internationaux de recherches spatiales (avec la Nasa, l'Esa,…) et reste longtemps le vaisseau-amiral de la recherche astronomique française.

Malgré celà, dans les années 90, les crédits sont rabotés et le Pic est en grande difficulté financière. La fermeture menace. Vient alors l'idée d'ouvrir le sommet au public et de financer une partie de la recherche grâce au "tourisme". Les scientifiques sont très réticents (on les comprends) mais un Syndicat mixte pour la valorisation touristique du Pic se crée et prend les choses en main. Des travaux sont entamés, ils durent 4 ans, et transforment assez fortement la station.

On crée trois secteurs différents sur le site :
1°) Le point culminant est occupé par le bâtiment dit "interministériel" géré par TDF, où se trouve une station émettrice dont l'antenne de 103 m retransmet sur 400 km à la ronde les chaînes hertziennes, la TNT, la téléphonie mobile, les transmissions de l'armée, la navigation aérienne civile et militaire ainsi que la météo (ça doit être cette antenne qui a gratifié certaines de mes photos d'un bel effet de banding… !). Ce bâtiment est complètement autonome et ses installations sont également utilisées par l’armée ; nous nous sommes laissés dire qu'il y a quelques militaires en permanence, mais que les contacts avec eux sont assez rares …
2°) Le secteur touristique qui comprend le téléphérique, le musée, la terrasse et le restaurant. Il est géré par le Syndicat Mixte, qui est également en charge de l’entretien des différents bâtiments.
3°) finalement le secteur scientifique, qui comprend les installations scientifiques, les coupoles, les chambres, la station d'épuration d'eau, etc.

En 2000, le Pic est donc fin prêt à accueillir le public. L'accès pour les touristes est assez simple : le téléphérique part toutes les 15 minutes de La Mongie, au pied de la montagne. Une fois en haut, ils peuvent se restaurer, visiter un petit musée (créé dans deux anciennes coupoles mises à la retraite) et surtout jouir de la vue qui, par temps clair, est proprement époustouflante. Le succès est au rendez-vous.

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Coupoles en enfilade

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Le bâtiment interministériel

En 2006, sont créées les Nuits au sommets. L'idée est simple : permettre à des amateurs (ou de simples curieux comme nous) de passer la nuit dans la station, et bénéficier ainsi d'un "traitement de faveur" : rencontre avec des scientifiques, visite plus complète de la station (et de zones normalement non-accessibles au public), observation nocturne des étoiles, cuisine régionale, etc.

C'est donc ce que nous avons fait en mars dernier.

Nuit au sommet

Je passe sur le trajet de nuit en train + bus pour descendre de Paris au pied des Pyrénées, mais pour un départ le vendredi soir vers 19H00, nous sommes arrivés au sommet le lendemain vers 11H. Ca m'a paru honorable. Et le simple fait de quitter la grisaille du Nord pour se retrouver le temps d'un w-e en pleine montagne valait largement le déplacement.

La montée au Pic dure en tout 15 minutes et se fait donc en téléphérique. Chose amusante, il faut faire un changement de téléphérique à mi-chemin, dans une petite gare intermédiaire coincée sur un éperon rocheux. L'arrivée au sommet et très impressionnante, les bâtiments en grosses pierres coiffés de coupoles étant assez majestueux.

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En arrivant par le téléphérique

Le tour de l'endroit est par-contre assez rapidemment fait ; les multiples terrasses permettent d'apercevoir le paysage environnant et le musée raconte un peu de tout sur l'histoire du Pic, mais également l'astronomie, le système solaire, etc. Intéressant quand il fait trop froid pour admirer le paysage. Signalons le sympathique resto qui est pris d'assaut dès midi par les visiteurs.

C'est en fin d'après-midi, une fois que les touristes d'une journée sont partis, que les choses deviennent intéressantes : le site est quasi-vide et on peut profiter de la belle lumière de ce moment-là. On fait connaissance avec les autres personnes qui "restent au sommet" ainsi que notre guide attitré jusqu'au lendemain. Les consignes de sécurités sont données (on est quand même en haute montagne, début mars), on nous montre les chambres (les mêmes que celles utilisées par les scientifiques de passage). Le soir, une fois le soleil couché sur les Pyrénées, un gros dobson est installé sur la terrasse pour une veillée aux étoiles. Inutile de dire qu'en pleine nuit, à 2800 m d'altitude, il fait assez froid…

Sinon, première fois que j'admire Saturne autrement qu'en photo: un beau moment…

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Coucher de soleil sur les Pyrénées

Le lendemain, après le déjeuner, la visite continue. Le TBL (Télescope Bernard Lyot) de 2,03 m étant en révision, nous avons la chance de pouvoir l'approcher de très très près – car en temps normal, l'intérieur de la coupole est complètement réfrigéré et maintenu à température constante (afin d'empêcher la dilatation des éléments optiques) et l'accès est donc strictement limité. Le tout (coupole, monture et télescope) est piloté à partir d'une salle de contrôle (que nous avons également l'occasion de voir) située plus bas dans la tour.

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Le TBL, de son petit nom.

De l'autre côté de la station, le coronographe Climso fait aussi partie de la visite et l'on nous explique longuement son fonctionnement, l'intérêt de surveiller le Soleil, etc. Les images produites par ce bel engin sont d'ailleurs consultables en ligne.

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Le CLIMSO. La roue permet de mettre en position l'un ou l'autre filtre…

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Salle de contrôle du CLIMSO : le soleil en direct.

En conclusion, ce petit trip nous a laissé de beaux souvenirs et vaut vraiment la peine pour quiconque est un peu curieux de la science en général et de l'astronomie en particulier (les explications sont fort bien données et vulgarisées si nécessaire). L'endroit est étonnant, la vue magnifique, et surtout la gentillesse de l'équipe est à souligner ; on est entourés par de vrais passionnés qui font le maximum pour transmettre leur enthousiasme.

Il y a là de quoi se faire un après-midi sympathique et dépaysant pour qui se trouve en famille dans les parages, mais le fait de passer une nuit au sommet apporte un réel plus à l'expérience, dans le sens où cela permet de s'imprégner de l'ambiance de la station, discuter avec les gens qui y travaillent, se balader un peu partout, et surtout toucher du bout du doigt le caractère scientifique de l'endroit.

De plus, ces "nuits au sommets" apportent un vrai soutien financier au Pic et leur permettent d'atteindre l'équilibre budgétaire.

Bref, si vous ne savez pas quoi offrir à Noël, ça peut-être une bonne idée pour anticiper 2009, année mondiale de l'astronomie

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Quelques liens en rapport avec le Pic du Midi :
- Site officiel du Pic axé sur les activités touristiques
- Site officiel du Pic axé sur les activités scientifiques
- Un historique du Pic
- Sans oublier les webcams et le blog du Pic (pas très actif, hein…!)
Note(s) de lecteur(s)…

Philippe, de sa lointaine région (sic !), ajoute cette info…
Je vous signale une b.d. très sympa qui parle entre autre de sa construction : L'Aigle sans orteils (L'Aigle sans orteils, N° 1), par Lax

le 23/12/2008 à 05:59 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Nikon D90 | la vidéo

Le retour du Super 8 !

dans laurent | photo

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Laurent Thion […]


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Le micro est caché entre la commande d'activation du flash et le récepteur infrarouge de la télécommande.

Comme évoqué lors du précédent billet, je me suis trouvé fort dépourvu de devoir tester cette nouvelle fonction d'enregistrement vidéo qui caractérise ce D90. Non pas en raison de problèmes techniques mais plutôt stylistiques...

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Cliquez dans l'image pour visualiser le film.

Ergonomie
Le problème majeur lié à l'intégration d'une telle fonction dans un boîtier reflex est lié à l'ergonomie. Avec un appareil numérique compact avec lequel on vise généralement avec le moniteur arrière, les commandes de zoom sont à portées de doigts et l'autofocus est fonctionnel. Il est donc plutôt facile de filmer dans ces conditions de visée qui s'assimilent à celles d'un camescope. Sur un reflex, c'est plus compliqué car les commandes du zoom ne sont pas motorisées et la mise au point autofocus est débrayée. Ceci oblige à des manipulations peu orthodoxes. N'oublions pas non plus que la mise au point manuelle s'effectue par dichotomies successives de part et d'autre du plan de focalisation. Cela donne des séquences assez typées qui se distinguent vite de celles réalisées avec un matériel mieux adapté à la capture vidéo. Le pied s'avère rapidement indispensable, et chaque séquence mérite d'être répétée avant l'enregistrement. On déplorera également l'absence de toute indication de distance de mise au point sur certains objectifs, comme le 18-105 mm, ce qui rend la tâche encore plus ardue si l'on veut préméditer des plans de focalisation.

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Tout est dans la mise au point !

Il faut également penser, comme sur n'importe quel camescope, de mettre des "poignées" à la séquence filmée (ce terme désigne les quelques secondes qui précèdent et suivent la séquence proprement dite). Dans certains cas, la simple pression de la touche de démarrage d'enregistrement "ok" suffit pour communiquer des vibrations à l'appareil, qu'il faudra couper ensuite au montage. En effet, il n'est pas possible d'utiliser la télécommande pour déclencher un enregistrement. Celle-ci ne se substitue qu'à la pression sur le déclencheur et produit donc une photo et non une séquence vidéo.

L'appareil corrige en temps réel l'exposition en fonction de la luminosité du sujet. Il est possible de mémoriser une exposition en appuyant sur la commande AE_L avant de faire un mouvement ou de modifier l'exposition nominale avec le correcteur d'exposition (dans une fourchette de -3 à +3 IL).

La balance des blancs est (heureusement) utilisable avec une valeur fixe. Sur certaines séquences de nuit, je me suis aperçu que mon rendu chromatique variait selon la température de couleur des phares de voitures. C'était en raison d'un réglage de la balance des blancs en mode A. Tout s'arrange en choisissant ladite balance avant de filmer, l'effet est directement appréciable sur le moniteur arrière, en mode liveview.

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On peut apprécier ici la capacité de correction automatique de l'exposition et de la balance des blancs, réglée sur A.

L'optimisation d'image est également applicable sur le mode d'enregistrement vidéo, y compris le mode noir et blanc. Ceci est particulièrement intéressant car on peut personnaliser ces réglages afin d'obtenir un effet immédiatement visible en mode liveview.

Le son est enregistré en monophonie et aucune possibilité n'existe concernant la connexion d'un micro externe. La qualité reste correcte notamment dans le registre spectral qui correspond à la voix humaine. Une prise sonore sur un équipement externe sera obligatoire si l'on désire exploiter son travail à un niveau broadcast.

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Cliquez dans l'image pour visualiser le film.

Qualité de rendu
Le résultat obtenu avec le D90 est plutôt bon, particulièrement en basse lumière. En fait le grand avantage de ce concept SLR vidéo est de pouvoir l'utiliser avec des objectifs atypiques comme des fisheyes, de très long téléobjectifs, des optiques macro ou à bascule et décentrement. Ceci est évidement possible sur certains camescopes mais pas sur les modèles de base.

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Cliquez dans l'image pour visualiser le film.

Se lâcher (je n'y suis pas parvenu !)
Avec une durée limitée à 5 minutes par prise et un rendu d'image très photographique, c'est une sorte de concept Super 8 qui refait son apparition. Une fonction techniquement limitée n'est pas forcément un frein à la créativité. Gageons qu'il nous sera donné à voir d'ici quelques temps des films dignes d'intérêts réalisés avec des SLR de ce type. Toutefois, (j'ai eu personnellement de la peine à réaliser ces quelques plans "regardables"), tout le monde n'est pas Depardon ou Abraham Zapruder. Cette fonction vidéo ravira donc les créatifs habitués aux images animées qui trouveront dans le D90 un très bel outil bon marché. Mais ne risquera-t-elle pas de dérouter encore plus certains "photographes" qui penseront la mettre à profit en cas de manque d'inspiration ?

À suivre...
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 22/12/2008 à 05:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #