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Casa Biehl

Jorge Garcia et Daniel Rojo, architectes

dans architecture

En parcourant les fils RSS, je tombe sur cette réalisation étonnante au Chili chroniquée par plataformaarquitectura.

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C'est un concept que j'aime bien, un espace de vie inséré dans une sorte de véranda ouverte sur deux côtés et totalement décollée du sol… La structure vitrée est protégée du soleil par une pergola très simple. Plein d'images et les plans dans le billet de plataformaarquitectura. Cela manque un peu de photovoltaïque pour être complet mais les qualités d'espace comme de lumière semblent remarquables (faudrait tester ces maisons comme on le fait pour des logiciels…! Je suis partant…!).

Rien à voir, cette très belle image de la gare TGV de Liège-Guillmins dessiné par Santiago Calatrava, un architecte ingénieur assez époustouflant et dont l'une des réalisations est commentée dans le livre Comprendre simplement la résistance des matériaux… Toujours sur ce même site, cette façade assez folle en Corée du Sud…

Franchement rien à voir, le test du Canon EOS-1 Ds Mark III sur dpreview…! Le seul problème est son prix (en résumé…!).

le 21/08/2008 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bonne résolution de la rentrée | 1

Simplifier !

dans groummphh | lire

Je ne sais pas si je vais trouver d'autres bonnes résolutions mais ce billet de l'ami Marc Autret m'a bien amusé tant je me sens en phase avec ce qu'il a écrit. Et c'est trop souvent ce que je n'arrive pas à faire…!
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », plastronne Boileau dans son Art poétique (Chant I). Comme pétition stylistique, tout le monde suit ; comme injonction suprême, je m’excuse. L’axiome de Boileau s’impose à toute l’industrie rhétorique, mais il peut rencontrer aujourd’hui un contre-argument, ou tout au moins un contre-emploi, de ce que les auteurs ne cherchent pas nécessairement à faire valoir qu’ils conçoivent bien les choses. La lumière ne passe pas partout. Sans déterrer l’exemple hermétique, on peut rendre compte du désordre, de l’incertain, des ténèbres. Et œuvrer en empathie.

Tout son argumentaire est à lire sur BlogNot!
Et cela commence ainsi…
Laborieux, poussif, torturé, entortillé, emberlificoté, alluvionnaire... Les comités de lecture ont à disposition un riche boisseau lexical pour condamner les manuscrits qui collent aux doigts. Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas vu qu’on s’emmerderait comme un rat mort pendant les 150 premières pages de son bouquin, les dix premières minutes de son film, les trois premières lignes de son billet ? Parce que simplifier est un foutu métier.

Tiens, vous êtes encore ici…? C'est pourtant que ça se passe…!

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le 20/08/2008 à 10:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Ethnologue, mais pas trop

Jean-Didier Urbain

dans ancres | lire

C'est un livre que je pensais chroniquer avant de me retrouver avec une main en rade il y a quelques mois… Je l'ai relu en vacances et j'apprécie particulièrement la philosophie qui s'en dégage : Ethnologue du quotidien, c'est (en gros) découvrir son voisin de palier…!
Dans cette conquête ethnographique d'univers proches par quelques explorateurs curieux de leur "voisin de palier", il y a donc, outre une certaine odeur de désobéissance, voire de provocation ou de transgression, une sorte de défi lancé à une coutume anthropologique bien étable. Ainsi que la dépeint avc humour Nigel Barley, selon cette coutume, pour qu'une réalité socioculturelle soit digne d'intérêt il faut qu'il s'agisse d'un peuple lointain qui, de préférence, pratique le culte du crâne, procède à la circoncision, possède un langage sifflé, momifie ses morts et, c'est encore meilleur, a la réputation d'être sauvage et rétif.

Ce bouquin est toujours aussi drôle, délicieusement ironique et particulièrement documenté. Intéressant par les questions qu'il entraîne sur notre rapport à notre environnement quotidien… Avec, comme corollaire, peut-on, indigène parmi les indigènes, être ethnologue chez soi…? À mes yeux, oui…! Or c'est bien ce que Jean-Didier Urbain nous démontre dans cet ouvrage étonnant où il convoque nombre d'écrivains voyageurs, Flaubert, Perec… Ou encore Temple Grandin, autiste…
Voisin ou étranger, l'autre est à même de noter des faits et vérités que l'indigène ne voit pas. De percevoir des comportements et des coutumes dans leur singularité. D'enregistrer des régularités ou des rites et de relever des signes ou des symboles. Pourquoi se priver de sa vision : des pistes qu'elle ouvre et des informations que nous délivre le récit de ce "pillage" inversé, comme, par exemple, celui de cet africain découvrant Paris et les Parisiens ?

Bref un récit décapant qui devrait permettre au lecteur de s'amuser et de (re)devenir, à l'insu de son plein gré, un explorateur de son propre quotidien, un ethnologue excentrique…! De renouveler constamment son regard, rompre avec les évidences…

Pour finir, impossible de résumer en quelques lignes ce livre étonnant sans avoir envie d'en citer des paragraphes entiers…! Le plus simple est encore de le lire, de le parcourir en diagonal avant de finir, invariablement, par le relire totalement… Ailleurs commence à la porte de son logement et non à dix heures d'avion ou de train…


Ethnologue, mais pas trop
Jean-Didier Urbain
Payot-Rivages
9782228897297 | 7,95 €



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le 20/08/2008 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #