Même en pleins travaux — la cour intérieure se fait refaire une beauté, il est indispensable de visiter le palais Jacques Coeur à Bourges si vous y passez.

Imaginez un bâtiment lumineux (vastes fenêtres dès 1450), intelligent quand à la séparation des espaces publiques vis à vis des espaces privés. Ajoutez un confort incroyable à l’époque : latrines, hammam, cuisine avec passe plat, etc.

Certes, beaucoup de choses ont été refaites comme cette énorme cheminée de la salle des festins (en fait, toutes les cheminées)…

Extérieurement, il faut admirer la finesse des sculptures dans la pierre…


Et lever les yeux pour admirer charpentes (certaines en forme de nef de bateau) et plafonds…




Bref, qu’il fasse beau ou pluie, ce bâtiment exceptionnel mérite votre passage. Attention, faites-le en deux fois car à suivre les flèches, on en arrive à oublier quelques pièces… Quand à Jacques Coeur, sa vie a été également une réelle épopée.
Bon, cela ne se raconte pas, cela se visite…

La seule erreur a été de laisser le pied dans le coffre. Mais le Canon EF 14 mm de f2.8, même à pleine ouverture, fait des miracles.

L’accès à l’un des dortoirs…

Et la superbe charpente à l’intérieur…

Le réfectoire…

À quelques kilomètres du jardin cité hier, celui d’Orsan. Le temps passe goutte à goutte, lentement…



Un détail m’a un peu agacé. Certains passages sont pavés en bois. Je me suis posé la question de savoir s’il s’agissait (ou non) de traverses de chemin de fer imprégnées de créosote, un produit interdit depuis 2003 pour cause de santé publique… En tous cas, au soleil, les produits d’imprégnation de ces bois se diffusent dans l’atmosphère et c’est peu agréable.

Hormis cela, le jardin est découpé en chambres vertes et chacune a sa propre personnalité, meublée d’un gigantesque fauteuil en bois tressé, ponctué par une vasque ou ouvrant sur un potager bourré d’oignons et de tournesols…
Un labyrinthe permet de sa balader entre les plans de rhubarbe et, au terme du cheminement, de se mettre à l’ombre…
Et rencontrer des libellules (…spécialement pour Marie) sur des pavots…!

Info supplémentaire : nous avons passé deux nuits dans la maison du fermier au Moulin d’Epineuil-le-Fleuriel (…oui, c’est tout au bout du chemin qui démarre à côté de l’école Alain Fournier — une reconstitution de l’école décrite dans le Grand Meaulnes). Confort, calme, silence mais connexion minimale avec la clé 3G, CQFD.