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Démarrer par la FIN

Corrections, mode d'emploi

dans outils | usages

En discutant avec Marc Autret ce midi à propos d'un boulot commun, on en est venu à évoquer le problème des corrections, de la manière de les recevoir, de leur forme — avec des conseils comme : inutile de réexpédier un document complet, n'envoyer que les pages modifiées — et du sens dans lequel les prendre…
Et là, ravi de découvrir que nous employons la même méthode…

Du coup, au lieu de vous bassiner avec un nième billet, le plus simple est de vous plonger dans celui que Marc a rédigé en novembre 2007 et plus que jamais d'actualité, l'envers de la maquette…! Et c'est toujours aussi bien écrit…

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Bref, cet été, pensez à (re)visiter BlogNot! comme urbanbike…

le 24/06/2008 à 14:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’accessibilité en pratique

Dominique Ferté

dans architecture | dans mon bocal | lire

Si vous voulez changer votre regard sur le handicap et les problèmes d'accessibilité tant extérieurs que dans le cadre d'un logement, de lieux publics, ne passez pas votre chemin…!

Ce livre est très utile car il ne se base pas uniquement sur des textes réglementaires mais sur un cas bien visible… Par qui passe dans les parages, les bâtiments de l'université de Grenoble, CQFD. Du coup, cela donne un ouvrage plaisant en couleurs qui démontre en images et schémas ce que requièrent les fameuses règles d'accessibilité avec des exemples réels et, également, les détails qui fâchent…

En scène, les étudiants handicapés eux-mêmes, photographiés dans leurs salles de cours mais également dans les logements qui ont été conçus pour eux… Rien à dire, une bonne image vaut mille mots surtout quand elle est complétée d'autres photos qui indiquent des exemples assez limites…

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Les étudiants ont joué le jeu et se sont prêtés de bonne grâce à illustrer les mouvements de leur vie quotidienne en fauteuil. Cela va de l'accès aux boites à lettres de leur immeuble jusqu'au sanitaires (en version soft mais parfois je me demande si il ne faut pas aller plus loin et décomposer — quasi pour de vrai — les soucis réels du transfert comme du passage sous la douche, histoire que les personnes valides ouvrent encore plus les yeux sur les efforts déments que cela requiert… Fin de cette large parenthèse) en passant par leurs espace d'étude comme de cuisine… Si ce livre pouvait aussi intéresser des designers, des équipementiers, ce serait un sacré plus car pourquoi ces installations fonctionnelles se doivent d'être moches…? Certes, le marché n'est pas important (ben voyons…!) mais il ne touche pas que les personnes handicapées… C'est oublier que vieillir amène tôt ou tard à des dispositifs assez proches…! Alors, merci de faire fonctionnel ET beau…!!

À ce propos, pour illustrer, j'ai eu deux témoignages en moins d'une semaine sur des délais de livraison franchement inacceptables de fabricants de douches assez particulières, bloquant dans les deux cas de travaux de réhabilitation d'espaces pour une enfant handicapé moteur et un couple de personnes âgées… Question de marché…? Pas que cela. Tant que l'on a pas été confronté soi-même à des soucis de cet ordre, on ne comprend pas…

C'est d'ailleurs ces vues qui, à mes yeux, sont les plus immédiatement convaincantes et mériteraient d'être insérées dans des cours aux étudiants en architecture comme en urbanisme… Beaucoup d'encadrés accompagnent les descriptions et les visuels. Du coup, c'est un livre que l'on peut lire en diagonal, on y trouve tout de suite des éléments de réflexion qui renvoient à d'autres problématiques.

Mais il n'y a pas que l'architecture intérieure qui a été traitée. La circulation en ville, les obstacles possibles sur les voies que l'on soit handicapé debout ou en fauteuil, etc. D'ailleurs, c'est aussi ces images qui devraient être projetées également aux valides, dès l'école maternelle, histoire que ce soit les mouflets qui fassent passer le message à leurs parents qui souvent s'en moquent où n'ont pas conscience de la gène qu'ils peuvent causer en stationnant, par exemple, avec deux roues de leur voiture sur un trottoir… Si il est relativement facile (façon de parler) à une maman et sa poussette d'enfant de contourner l'obstacle ainsi créé, il n'en est pas de même pour une personne en fauteuil. J'ai assisté à des scènes où les personnes qui commettent ces incivilités sont comme touchées de cécité dès lors qu'elles prennent conscience de leur stupidité et filent sans se retourner, sans s'excuser…!

Alors, difficile de se mettre à la place des personnes handicapées…?
Absolument pas…! En effet, un CD-Rom complète cet ouvrage et permet de mieux comprendre les difficultés de circuler en fauteuil roulant, met l'accent sur des choses qui semblent naturelles à tous les valides mais source de frustration et d'efforts pour toutes les personnes handicapées (le robinet placé à perpète, la poignée de porte mal située qui fait que refermer la porte demande à chaque fois un véritable exploit, le lavabo trop bas qui empêche de passer jambes et fauteuil dessous, etc.). C'est d'ailleurs souvent le même problème pour les enfants soit dit en passant…
À quand un concept d'accessibilité durable, de 5 à 150 ans…?!

Bref, les petites animations sonorisées de ce CD-Rom sont à suivre et à se repasser pour se sensibiliser à la circulation en fauteuil et découvrir tous les aspects oubliés dans les projets… Sur ce point, cet ouvrage complète parfaitement le livre de Louis-Pierre Grobois, Handicap et construction qui manque un peu (beaucoup…) de photos récentes.

Bref, un livre que toute agence d'architecture, d'archie intérieure comme de design devrait posséder et faire circuler parmi ses collaborateurs. Et quelque soit leur fonction…! Idem pour les décorateurs à la mode qui oublient trop souvent que même leurs riches clients peuvent un jour vieillir (si, si, c'est dingue…!).
Pour mémoire, le site du gouvernement français à propos du handicap, handicap.gouv.fr


L'accessibilité en pratique
De la règle… à l'usage
Dominique Ferté
200 pages en couleurs à l'italienne + CD-Rom
Éditions du Moniteur | Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
9782281114126 | 50 €



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le 24/06/2008 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

24 PC nikkor | 2

Opus 2 : la bascule

dans laurent | photo

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Laurent Thion […]


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Petit rappel des principes : la fonction de bascule existe depuis la nuit des temps photographiques et les principales règles d'utilisation ont été établies par ce bon Theodor Scheimpflug, officier de l'armée autrichienne, au début du XXe siècle.

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Le brevet est disponible ici. Et je recommande à tous la lecture de cela.

Pour les internautes pressés, je rappelle une notion fondamentale qui va souvent à l'encontre des idées reçues : la bascule n'augmente en aucun cas la profondeur de champ. Elle ne fait que déplacer le plan de focalisation non perpendiculairement à l'axe optique.

Ceci dit, voici donc un exemple des potentialités du 24mm PC. J'ai trouvé quelques vieilleries propices à illustrer cet article dans mes placards...
Le diaphragme n'a évidemment pas été modifié entre les vues.

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Mise au point sur le premier plan, flou derrière.

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Mise au point sur le dernier plan, flou devant.

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Bascule réglée pour faire coïncider le plan focal sur l'avant des trois appareils. La profondeur de champ est rigoureusement identique.

Un décentrement vertical a aussi été appliqué afin que les appareils soient bien droits.

Néanmoins, ne jetez pas tout de suite votre chambre Sinar à la poubelle (ou alors, envoyez-moi votre adresse avant de le faire). Outre le problème du tri sélectif, (verre ? métaux non ferreux ? objets encombrants pour les 20x25 ?) le 24PC ne remplace pas une véritable chambre pour de simples raisons mécaniques. En effet, pour obtenir parfaitement le résultat souhaité, il est impératif de disposer de bascules et de décentrement verticaux et horizontaux et ce pour l'objectif et le plan de focalisation. Les axes de rotation de bascules doivent, en plus, pouvoir être déplacés par rapport à l'axe optique principal.

Loin toutefois de constituer un gadget, la fonction de bascule du 24PC est exploitable dans certaines conditions plus restreintes en raison d'un axe unique de bascule et, qui plus est, centré. Le décentrement est en effet parallèle à l'axe de bascule et restreint donc les possibilités d'utilisation.

Procédure

- faire la mise au point sur le premier tiers du champ à rendre net.
- régler en premier le décentrement, si nécessaire.
- commencer à basculer (dans le bon sens) avec l'aide de la molette dédiée tout en rattrapant la mise au point
- faire pivoter l'appareil pour recentrer l'image (la bascule, comme le décentrement modifie le cadrage)
- vérifier éventuellement en mode Liveview la mise au point et la corriger via la bascule et / ou la bague de mise au point.

Bien entendu, la mesure de lumière devra s'effectuer avant toutes ces opérations. Les aides à la mise au point (télémètre électronique) sont inopérant dès qu'un mouvement est appliqué sur l'objectif.


Autre utilisation

Qui peut le plus peut le moins. On peut utiliser les bascules pour isoler un objet en rendant flou des parties pourtant situées sur un même plan.

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Sur des vues de bâtiments, le résultat donne une illusion de modèle réduit en raison d'une profondeur de champ subjective très réduite. Effet très typé à utiliser avec parcimonie...

Olivier me signale ce lien qui illustre très bien cet effet, bien que réalisé avec des focales plus longues, d'où un rendu encore plus accentué.


Précaution d'emploi : de l'importance de la mise au point

Lors de l'emprunt de cet objectif, je me suis précipité dans le quartier de la Défense le soir même pour réaliser des essais. Le crépuscule aidant, je me suis contenté de caler la mise au point sur l'infini (bague tournée à fond, au taquet) et d'employer un diaphragme de f/11 : vieux réflexe d'utilisateur de grand angle . Et me suis concentré sur les décentrements et problèmes de composition. Les résultats furent excellents. (cf le premier billet)

Le lendemain, plus au calme, j'ai entrepris de tester l'objectif à toutes ses ouvertures afin de voir le comportement du bord de cercle d'image nette en fonction de celles-ci. J'ai donc tourné comme la veille au soir la bague de mise au point à fond vers la droite.

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Voici les rendus à 100%

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à f/4 !!! Horreur : rigoureusement RIEN de net !

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à f/5,6 : qué passa ?

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à f/8 : c'est mieux...

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à f/11 : c'est bon !


Explication : vers l'infini et au delà...

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Si on regarde de près l'échelle d'indication de distance sur le fût de l'objectif, on s'aperçoit que la butée se situe au delà du repère de l'infini. Ce n'est pas un défaut et l'ensemble des objectifs autofocus de la gamme se comportent ainsi, comme les premiers téléobjectifs vers 1976 à verre ED et mise au point interne et les catadioptriques. Ceci est initialement destiné à offrir une plage de tolérance en cas de dilatation mécanique de l'objectif (écart de température extrême) ou peut-être aussi pour prendre en compte le dioptre constitué par l'atmosphère terrestre. Sur les optiques autofocus, c'est une simple tolérance de bon fonctionnement.

Si on peut faire abstraction de la mise au point sur l'infini avec un autofocus activé (puisqu'il s'en charge lui-même), il est relativement facile de mettre au point très loin avec un gros téléobjectif non autofocus. C'est une autre histoire avec un 24mm et je pense qu'il s'agit là du premier grand angle non autofocus à se comporter ainsi. L'assistance de mise au point est d'un grand recours mais ne fonctionne correctement que lorsque l'optique n'est ni basculée, ni décentrée.

Donc, et même si vous photographiez la lune, il vous faudra ajuster la netteté avant tout autre réglage de bascule ou de décentrement. Ceci n'est pas stipulé dans la notice fournie avec l'objectif et risque de surprendre tout utilisateur habitué au grand angle. L'idéal serait d'ajouter un verrouillage mécanique de la bague de mise au point afin qu'elle ne risque pas de tourner lors des manipulations avec les différentes molettes. Un ruban adhésif peut aussi faire l'affaire, l'esthétique en moins.

À noter qu'à partir de f/8, la profondeur de champ englobe cette zone floue et permet de travailler sans trop soigner la mise au point sur l'infini. Et la nuit, n'oubliez pas votre lampe tempête pour caler à l'estime la bague de focalisation.

Ci-dessous, quelques nocturnes exemples sans bascule mais avec une mise au point soignée.

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Une idée en passant

J'ai bien vérifié : il reste encore suffisamment de place dans l'emballage d'origine pour que monsieur Nikon puisse "offrir" un verre de visée quadrillé type E à tout acheteur du PCE Nikkor 24 mm f/3,5 D ED. C'est absolument indispensable pour tout possesseur de D3 qui utilisera cet excellent objectif !
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 23/06/2008 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #