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Les pierres de Florence

Mary McCarthy

dans ancres | architecture | lire

Non, ce n'est un Polar et Florence n'est pas le nom de l'héroïne… Ici on ne parle que de la ville de Florence et des florentins, de l'histoire de cette cité, histoire artistique mais également des périodes sombres (ou rouges, au choix) des époques où les blancs et les noirs s'affrontaient, les Guelfes et les Gibelins… L'auteur évoque nombre d'artistes dont Uccello ou Pontormo, la manière dont Brunelleschi a emporté le concours du dôme de Santa Maria del Fiore en 1418…
Face à une assemblée de sceptiques, pareil à Christophe Colomb, il anticipa sur ce dernier, et sur son œuf. Selon Vasari, « il proposa à tous les maîtres, compatriotes et étranges, que celui d'entre eux qui parviendrait à faire tenir debout un œuf sur un morceau de marbre lisse soit choisi pur ériger la coupole, car son génie serait évident. Ils prirent donc un œuf, d'un commun accord, et tous ces maîtres firent de leur mieux pour le faire tenir debout, sans qu'aucun trouve le moyen d'y parvenir. sur quoi l'on suggéra à Filippo d'essayer. Il s'en saisit, délicatement, en frappa le fond sur la marbre et l'œuf se tint droit. »

Ce sont ainsi mille petites histoires, drôles ou troubles, que l'auteur nous raconte à propos de cette ville et de ses relations avec ses voisines. Dont Sienne. Bref, une histoire de Florence à lire avant de se rendre sur place. J'ai particulièrement apprécié les citations de Machiavel à propose des batailles que se donnaient les mercenaires étrangers, combats de pacotille, payés par les employeurs étrangers, sans risque ni crainte. Et de parler de cette bataille d'Anghiari contre les Milanais où un seul homme succomba.

Mais comme le rappelle l'auteur, à l'époque de Dante, quand les armées étaient composées de citoyens, les batailles étaient vraies.

Sont également évoquées les attitudes (Machiavel écrivait que le "but essentiel — des jeunes florentins — étant de faire étalage de vêtements splendides et d'un esprit supérieurement affûté"…), les trahisons et les petits meurtres entre amis, l'art de la dissimulation… Un ensemble de faits qui éclaire, peut être, notre actualité…!

Les pierres de Florence
Mary McCarthy
Petite bibliothèque Payot
9782228897327 | 7,35 €



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le 11/02/2008 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Capture One PRO 3.7, pas mort…

Mise à jour en version 3.7.8

dans photo

Si certains softs ont du mal à sortir (Capture One Pro 4.x peine également), la bonne surprise est la sortie de la version 3.7.8 qui tourne sous Leopard et ajoute quelques boîtiers à son catalogue (Canon 1D Mark III, 1Ds Mark III, 40D, G9 | Nikon D3, D40X, D300 | Olympus E-3, E-410, E-510). C'est à charger chez .phaseone.com

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L'autre bonne surprise est la vitesse sur mon vieux G5… Certes, j'ai changé de disque il y a quelques mois mais je suis surpris de la vitesse de cette version de Capture One PRO. Ces derniers temps, j'ai avant tout utilisé LightRoom qui me permet de gérer de surcroît mots-clés et copies virtuelles. Pourtant, quel plaisir de se retrouver sur une application qui gère deux écrans à la fois avec un principe d'export multi-formats ultra performant…

Le choix est d'autant plus difficile que je suis devenu particulièrement accro à Adobe LightRoom au quotidien mais, suite à cette mise à jour et ses performances retrouvées, je me dis que je devrais plus souvent revenir sur cette application qui conserve l'un des meilleurs rendus en sortie (dixit Volker Gilbert également) et une optimisation du poids des fichiers étonnante…
Bref, pas si dépassé Capture One 3.7.x en fin de compte…!

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D'autant que la majeure partie des photos qui s'affichent en-tête d'urbanbike sont du pur Capture One… Et si on revenait aux fondamentaux de temps à autre…?

le 11/02/2008 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Hommage | Mathieu Laville, illustrateur

Damn'!!! Je suis découvert ! | Première publication dans Macdigit en 2005

dans groummphh | lire

Lorsque Mathieu Laville ouvrait ses carnets, tout le monde se bousculait autour de la table pour apercevoir les derniers croquis, notes, ébauches de logos, de BD ou de cartoons qu'il nous avait pondu. Une humanité drôlatique, foisonnante, jaillissait de ses pages où chacun tentait de repérer le détail qui avait échappé aux autres ; l'exercice prenait un bon moment, tant les pages fourmillaient de trésors graphiques, impeccablement ordonnés dans des mises en page spontanées.

Bien sûr, on était un peu jaloux de ne pas susciter autant d'engouement auprès de nos camarades, mais Mathieu était si sympathique et sans prétentions qu'on ne pouvait lui reprocher d'avoir plus de talent que les autres. D'ailleurs, on s'était tous mis à son service pour la réalisation de son projet de diplôme, un dessin animé sur une musique de Manhattan Transfert. "Trickle trickle, splash splash !…", chantions-nous alors en chœur. Résultat : l'un des clip vidéo les plus rigolos jamais réalisé.

Ca se passait aux Beaux-arts de Lyon, au milieu des années 80.

Mathieu a poursuivi son chemin jusqu'en Italie, où il a travaillé pour de nombreux journaux (Vogue, Marie-Claire, Vanity…). Son regard critique et ironique, mordant sans jamais être méchant, a fait merveille. Même s'il a toujours gardé le meilleur de sa production pour ses fameux carnets, dessinés dans une totale liberté; il y consignait au fil du temps ses voyages, ses humeurs, ses coups de cœur ou de colère, avec une salutaire auto-dérision. A une époque où l'internet n'existait pas, il se rappelait généreusement à notre bon souvenir par ses lettres d'humour, sous des enveloppes superbement illustrées. L'honnêteté m'oblige à reconnaître que, parfois, les motivations qui nous poussaient à lui écrire n'étaient pas toujours reluisantes— quel plaisir de recevoir un original estampillé à votre nom !

Dans la préface et les articles qu'il lui a consacré, Willem évoque les influences de Mathieu Laville : Swarte, Evermeulen, Crumb… Il est aussi un digne descendant de Dubout (même si les femmes sont quand même moins grosses chez lui).

Il a également innové, en composant des images avec des photocopies (un peu à la manière de ce que réalise aujourd'hui Jean Lecointre), ou en explorant la 3ème dimension avec des pop-ups ou de la pâte à modeler (de ce côté-là, sa digne héritière est Sylvie Perrin). Et il a développé des recherches typographiques dont on pourrait sans peine tirer un catalogue entier.

Tout ça pour vous dire l'importance de cet oiseau-là, au talent inversement proportionnel à sa corpulence.

Jean-Marie Connan, Dominique Jal, Jérôme Camuzat, Simone Christ et Jean-Marc Leprêtre ont rassemblé en 1997 l'essentiel de sa trop brève carrière dans un magnifique objet d'édition : un coffret cartonné à deux compartiments. Dans le premier, un livre réunissant ses travaux commerciaux et personnels; dans le second, un fac-similé de pages extraites de ses carnets de dessins; le tout offrant des heures de découverte au lecteur curieux et attentif, qui retrouve le plaisir que nous avions à l'époque, lorsque nous entourions l'auteur et ses petits mickeys.

Une chance : le tirage n'est pas épuisé, il en reste quelques uns, précipitez-vous ! Le coffret est disponible, avec en prime un nouveau livre de 44 pages paru fin 2003 ("Damn' !!! Je suis découvert ! " rassemblant les images qui avaient échappé au premier ouvrage), auprès des éditions Flou, c/o Jean Laville, immeuble les Jonquilles, 39800 Poligny, pour la somme modique de 15 euros + frais d'expédition (6,50 € en colieco ou 7,55 € en colissimo).

2,7 kg de pur régal : une affaire, je vous dis.

Bonne lecture

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Coffret cartonné
25x35

Contenant :
-Mathieu Laville
25x34
96 p quadri
couv cartonnée, relié

-Croquis maison
25x34
106 p NB
couverture souple, fond cartonné
reliure spirale

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Damn'!!! je suis fait !
21x29,7
44 p Quadri
couv souple, dos carré, collé

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le 10/02/2008 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #