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VMware Fusion en 1.1 et PathFinder en 4.8.2

Fonctionnent sous Tiger et sous Leopard…

dans usages

Je ne suis pas encore passé sous Leopard et j'ai installé Windows XP sur le MacBook Pro (voir les épisodes précédents). Par contre comme écrit précédemment, la version 1.1 de Fusion règle quelques soucis avec DirectX 9 (indispensable pour les amateurs de jeux vidéo). Je découvre que les développeurs de VMware — les fourbes ! — proposent aux utilisateurs de Parallels de récupérer leurs images disques… Astucieux…! Je ne connais pas Parallels mais j'apprécie la simplicité apparente de Fusion, tant à l'usage qu'en terme d'installation de Windows. Seul aspect pénible, le clavier.
La mise à jour devrait être détectée par l'application déjà installée mais le plus rapide est de partir de cette page pour télécharger les 172 Mo au format .dmg. Si vous avez un numéro de série, ce dernier sera reconnnu, pas de souci.
Un dernier point est à noter, le produit est désormais localisé en Français (plus confortable) et la mise à jour est gratuite pour les utilisateurs enregistrés, CQFD. Ne pas oublier ensuite de laisser VMware Tools s'installer sous Windows et dedémarrer le session Windows…

Tiens, en parlant de détection, c'est PathFinder qui vient de m'avertir d'une nouvelle version, de la télécharger et de redémarrer en 4.8.2 et compatible avec Leopard (et Tiger).

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le 13/11/2007 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Derniers feux, dernières feuilles

Sans commentaire

dans potager

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Rien à voir (quoi que…!) : ce billet de François Bon… Et si le livre électronique mourait avant d’exister ?

le 12/11/2007 à 15:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Courrier de Tartarie

Peter Fleming

dans ancres | lire

Ces derniers jours, en me réfugiant sous ma couette le soir alors que la température fléchissait, je me suis régalé en lisant par étapes Courrier de Tartarie, le récit d'un voyage quasiment improvisé de 6 000 kilomètres allant de Pékin (Chine) à la région du cachemire (Inde), une épopée réalisée par deux voyageurs dotés d'une force de caractère peu commune…

Sept mois de traversée à pied ou à cheval dans un contexte mouvementé, car ce voyage a été effectué en 1935 en pleine guerre entre russes, nationalistes, armée rouge, des meilleurs et j'en passe…! Lui fête ses 28 ans (31 mai) vers Issik Pakte. Elle lui prépare un festin de roi alors qu'ils n'ont quasiment rien à se mettre sous la dent…
Pendant sept heures, nous cheminâmes entre la ligne spectaculaire des grands monts et le lac qui scintillait d'un superbe bleu de carte postale. Le désert, en pente inclinée, était nu comme la main ; la seule créature vivante que je vis ce jour-là fut un aigle; À quatre heures et demie, nous nous arrêtâmes au fond d'un ravin peu encaissé, et le campement fut dressé sous une vive bourrasque de grésil. Notre sac d'orge était pour ainsi dire vide ; des miettes furent mélangées à de la tsamba pour le plus grand régal de Slalom, mais Cynara, plus déconcertée que jamais, ne touche pas à cette mixture, bien qu'autour de nous, il n'y eût plus rien à brouter pour les chevaux. Kini confectionna un magnifique festin de riz, d'antilope et de curry qui me réconcilia parfaitement avec l'approche de la vieillesse et nous remerciâmes tous deux le ciel que nous ne nous trouvions pas au Savoy en train de célébrer quelques solennité de même espèce.

Kini, c'est Ella Maillart
Ce voyage s'est déroulé sous le signe d'une faim permanente et de la peur d'être renvoyé vers Pékin car ces deux européens se sont baladés dans un territoire interdit d'où ne provenaient que de maigres informations. Sans oublier le règne de l'arbitraire et d'une bureaucratie tatillonne…
Ce périple a été improvisé (j'insiste) dans des conditions indignes d'une expédition organisée…! Et pourtant…
Nous traversions l'Asie à l'allure qui lui convient. Dans l'Histoire d'Angleterre de Macaulay (…), celui-ci parle avec une condescendance et une suffisance bien victoriennes « de la difficulté extrême que nos aïeux éprouvaient à se déplacer » ; eh bien, nous goûtions pleinement le charme de retrouver ainsi tout un étage de l'expérience humaine dont le monde actuel a perdu jusqu'au souvenir. Nous avions laissé le XXe siècle loin derrière nous à Lanchow en même temps que les camions, et nous nous trouvions à l'heure actuelle aux prises avec les obstacles immémoriaux, toutes choses qui déjà embarrassaient Alexandre et inquiétaient les compagnons de Gengis Khan — absence de pâturages, absence de bêtes, absence d'eau. Nous nous attaquions quotidiennement aux étapes que Marco Polo aurait franchies s'il s'était détourné de la Route de la Soie pour franchir les montagnes du Sud.

Et Peter Fleming ajoute un peu plus loin…
Ces expédition scientifiques qui parcourent le désert dans des auto-chenilles, accompagnées le jour du ronronnement des appareils de cinéma et la nuit de la musique de la radio, rapportent certes une grande quantité d'informations ; mais je doute qu'elles « sentent » véritablement le désert. Ignares en tout, nous étions du moins instruits en cela.

Bref, je suis resté scotché par ce récit, par ce voyage dément réalisé par deux voyageurs solitaires qui ont partagé une existence des plus sommaires pour aller au bout de leurs rêves… Rien à voir avec certaines expéditions sponsorisées que l'on peut suivre quasiment en direct à la télévision…!
Lui est épaté par cette fille dure, fataliste et incroyablement adaptable comme lui.
Nous n'étions ni l'un ni l'autre particulièrement sensible à l'inconfort, à l'incertitude et à la dure nécessité d'avoir à nous priver de bien des choses que les gens civilisés considèrent comme inséparables d'une vie rationnelle.

D'ailleurs, Peter Fleming dédicacera en 1936 un exemplaire de son livre à Ella de cette manière…
À Kini, une bonne fille, ce souvenir inadéquat d'un voyage que nous ne sommes pas près d'oublier est offert avec avec admiration, affection et gratitude.
Tu as été drôlement bonne, tu n'aurais pas pu faire mieux.

Bref, un récit bien écrit qui relativise soudainement le peu d'inconfort provoqué par une température plus fraîche d'automne, un simple problème de transport ou le manque de croustillant du morceau de pain qui accompagne le repas !
Ce serait, de plus, rendre justice à cet auteur car tout le monde connaît les ouvrages de son frère, Ian, le créateur de James Bond. Or Peter a eu une vie aventureuse riche… et bien réelle.

Courrier de Tartarie
Peter Fleming
Phébus Lbretto
9782859407490 | 11,50 €

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Note : Ella Maillart a relaté cette même aventure dans son livre, Oasis interdites. Je ne l'ai pas encore lu.

le 12/11/2007 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #