Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Les stratégies internet des maisons d’édition | 1

Publishing live

dans joël | lire | usages

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]


Avec cette véritable vie sur le net parallèle à la vie “réelle”, le site web d’un éditeur est un endroit où un catalogue peut être apprivoisé, des auteurs contactés, le fonds soutenu, des livres d’actualité exposés, des best-sellers célébrés. Loin des sites aux allures de bases de données, ce sont des sites vivants montrant combien les maisons ont en permanence toutes leurs antennes tournées vers l’extérieur pour saisir le pouls du monde qui nous entoure. C’est une ruche où l’histoire de la maison et son identité éditoriale rassureront et attireront les lecteurs. Un espace où les maisons d’édition profitent du meilleur des outils informatiques pour valoriser leur production, leurs auteurs, leurs réseaux et partenariats. Une formidable caisse de résonance, une assurance-vie pour écouler leurs fonds via les communautés qui se forment sur le web.

Et c’est l’occasion pour les éditeurs de redécouvrir l’importance de leur nom sur les couvertures. Car pour discret qu’il soit, le nom d’un éditeur est une signature qui était respectée il y a quelques dizaines d’années puis s’est banalisée notamment avec les rachats de maisons intégrées dans des groupes. Le site web redonnera ses lettres de noblesse au nom de l’éditeur en l’incarnant.

Ces dernières semaines dans Publishing live, nous avions plusieurs fois vu comment des éditeurs ou libraires américains repensaient leur métier.

C’est le cas d’Harper Collins par exemple avec sa campagne nationale en faveur des enfants et la lecture ou son partenariat avec BlogHer. Cette maison marche aussi dans les pas du libraire Amazon avec son Search Inside et dans ceux de Random House avec Browse&Search en proposant une petite interface à la disposition des blogs, des sites internet, ou des pages personnelles comme MySpace et communautaires comme Gather.com.

Nommée Browse Inside Widget, elle donne en un seul clic accès à la première et quatrième de couverture, le sommaire et plusieurs pages de livres. Plus que le javascript utilisé pour l’interface, qui est une simple écriture informatique, c’est bien l’idée de changer la relation avec le lecteur qui est annonçée.

C’est l’idée de faire du bruit autour du livre grâce à nous tous connectés et à l’image de ce que le libraire Borders Media est en train d’expérimenter.

Autre exemple avec Speakers Bureau qui présente une sélection de ses auteurs sous un autre jour. Cette interface internet d’Harper Collins donne accès via une sorte de centre d’appels à une équipe chargée de mettre en relation les demandes de lecteurs, associations, écoles, entreprises avec les auteurs le mieux à même d’y répondre. Service gracieux pour les prestations du bureau et une fourchette de prix pour les interventions des auteurs.

Idem pour Wharton School Publishing & Financial Times Press avec programme encore discret et conçu comme un carnet d’adresses d’auteurs : Need an expert source?

Ces deux éditeurs font partie du Pearson Technology Group, le premier éditeur de livres informatiques, qui contrôle également, pour mémo, cette longue liste :

Addison-Wesley, Adobe Press, Apple Certified, Cisco Press, Exam Cram 2Fair Shake Press, Future Network USa, IBM Press, Leo Ville Press, MySQL Press, New Riders, Novell Press, Peachpit, Pearson Education, Prentice Hall, QUE, SAMS et TechTv.

Une longue liste et autant de points de passages potentiels sur internet…

le 02/03/2007 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Naître en français

Récit d'enfance dans divers lieux

dans ancres | lire

Stella Baruk n'est pas que l'auteur de livres sur les mathématiques…! Même si je vous recommande son dictionnaire de mathématiques élémentaires, ouvrage de 1346 pages — mis en pages par l'auteur sous MacWrite (en 1995), livre d'ouverture sur les maths et preuve que l'on aurait pu me les enseigner d'une manière beaucoup plus agréable et intelligente, ses souvenirs d'enfance sont passionnants.
Ce n'est pas par hasard si ce livre a été retenu par le festival des étonnants voyageurs en 2006.
Un père complice, Une mère un peu gonflante, deux parents enseignants, une naissance à Yezd (Iran) avant de partir à Alep (Syrie) puis Beyrouth (Liban)… La suite, c'est Paris mais cela fera peut être l'objet d'un autre récit. Sans oublier la musique, un petit frère et un monde troublé mais encore vivable…
Avec une France toujours en ligne de mire pour ses parents (la mère patrie pour son père), comme un ancrage dans cette succession de déplacements et de questions d'une mouflette curieuse. Et les réadaptations successives — tous ceux qui ont vécu, gamins, à l'étranger se souviennent de ces périodes où leur univers bascule, les nouvelles odeurs, sons, couleurs, coutumes, terrains de jeu… Et la pension.
Bref, un texte qui m'a ramené à mes propres interrogations d'enfant.
C'est profond, drôle et ironique car cela m'évoque des tas de personnages. Et c'est, faut-il le dire, superbement bien écrit…
Un extrait…
Avec maman, on vivait dans un autre monde. Tel qu'elle le concevait, il était à ce point fait de prescriptions et d'ordonnancements qu'il eût été, si on l'avait voulu, extrêmement facile de vivre avec elle. Il n'y avait qu'une seule façon de plier sa serviette, de faire sa toilette, de laver une assiette. Il n'y avait qu'une seule façon de bien se tenir, de bien parler, de bien penser, de bien réagir, en particulier à ses bienfaits. Et comme ceux-ci remplissaient le temps diurne, et parfois nocturne, en cas de maladie ou de réveils intempestifs, une sorte de perpétuelle louange aurait dû nous emplir et déborder chaque fois qu'une occasion se présentait. À part cela, je pouvais poser quelques questions, mais surtout approuver puis obtempérer.

Naître en français
Stella Baruk
Collection Haute enfance
Gallimard
9782070776399 | 17,50 €

image

le 02/03/2007 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Poupées numériques

Une autre face des logiciels de modélisation 3D…

dans groummphh | usages

C’est le billet de l’ami Pierre Vandeginste aujourd’hui qui me remets cela en tête. Coïncidence, j’ai essayé pour un projet de couverture, hier, de récupérer sur le site de l’éditeur la version 6 de Poser, application que j’avais mise à la poubelle l’an passé. Impossible…! Il aurait fallu ajouter quelques dollars lors de mon achat en 2005 pour pouvoir recharger le fichier d’installation deux ans plus tard…! J’adore ce genre de gag. Quand à passer à la version 7, même le prix de la mise à jour est dissuasif pour l’emploi ultra limité que je fais de cette application.

Alors, pour laisser libre cours à ma mauvaise humeur, je vous engage à jeter un œil sur un autre business qui est lié à ces produits de modélisation de corps humains en 3D, tous les accessoires d’habillage des figurines en 3D. Je reste en effet convaincu que faire des figures en 3D est une activité difficile et consommatrice de temps réservé à quelques bons praticiens ou professionnels. Bref, un marché de niche.

Alors comment motiver des prospects à s’offrir ce type de logiciel s’ils n’en ont pas un besoin réel, genre positionnement de silhouettes dans un décor, sketchs, etc. Car entre la simple manipulation et l’applicatif et réaliser des rendus exploitables, il y a souvent un gouffre. Réponse : en en faisant un marché de miches…!

Une solution simple est de proposer à ces acquéreurs peu aguerris de jouer à la poupée numérique.
Comme effectivement la création de textures, le choix des positions, la modification des paramètres des mannequins numériques n’est pas aisée, il y a un petit marché qui se développe, celui des créatures (de rêve) et de leurs nombreux vêtements (si l’on peu nommer vêtements ces bouts de tissus numériques qui sont censés les habiller…!).
Bien évidemment, cela offre à tous les détenteurs de ces applicatifs des solutions prêtes à l’emploi (parfois très utiles, ne le nions pas) mais je reste amusé devant certaines panoplies qui me font penser à certains sites de vente de vêtements coquins sur internet…! Sans oublier les body sets qui permettent d’obtenir des volumes surprenants sans chirurgie invasive ou des arts poses qui n’ont plus grand chose à voir avec des gestuelles que dictent la bien séance…!
Bref, un étonnant commerce de Kens et Barbies digitales pour tous les goûts…!

image

Petite image pour doper l’audience…!
Au fait, bon anniversaire à Jacques Lucchino, coincé entre le 28 février et le 1er mars…! L’année prochaine, il sera enfin possible de fêter ses… 11 ans !

le 01/03/2007 à 15:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #