Juste ne pas se laisser envahir par les images en double ou simplement de moindre intérêt…



Deux images avec le iPhone 7 plus et une avec le Canon EOS 5D… Toutes traitées dans Lightroom mais les deux sous iOS dans l’iPhone directement, dans la version mobile…
Il y a encore dix ans, l’exploit en balade ou vacances était de se connecter et, plus fort encore, de rester connecté ! Aujourd’hui, internet serait devenu une drogue dont il faudrait impérativement se défaire par retrouver son “moi” profond, devenir injoignable une nouvelle forme de résistance… à l’unique condition, ô tartuffes, de pouvoir se reconnecter immédiatement si besoin !
Je suis amusé par ces articles qui évoquent les péripéties existentielles de ces chroniqueurs qui ont su “vivre” sans portable pendant… une semaine, un mois. Applaudissements !
Pour ma part, tant pour communiquer que prendre des notes, photographier, trouver une info dans un dictionnaire de référence, lire (si, si !) des bouquins, me repérer, m’organiser en fonction de la météo, pas question de supprimer ce que d’aucuns voient comme un fil à la patte. Ce n’est pas que ce me soit impossible, c’est juste que je ne vois pas l’intérêt de m’en séparer.
Car, à l’inverse de l’addiction décrite par ces experts estivaux, je n’ai pas ces écrans en permanence sous mon nez, mon iPhone est dans une poche et extirpé d’icelle quand le besoin s’en fait sentir.
Ce midi, j’ai croisé sur un point haut de l’île une jeune femme essayant d’expédier à ses clients ses projets via une connexion 4G. Et cela m’a remis en mémoire les deux dernières décennies où, indépendants comme elle, nous nous devions de conserver le contact malgré les vacances, sous peine de nous retrouver sans boulot à la rentrée.
S’il est plus facile de rejeter l’usage d’un portable – surtout quand on est même payé pour l’écrire – quand on est salarié, avec des collègues pour être remplacé temporairement, il en est différemment si l’on est sa propre entreprise.
Bref, je ne me sens pas coupable de rester connecté, ma santé mentale – à moins que ma famille ne prenne beaucoup de précautions – à peu prés stable malgré 35 années d’écrans…
Certes, je pourrais acheter des cartes postales, écrire au dos un texte banal de ma jolie mais illisible écriture et utiliser les services de la Poste. Je préfère expédier régulièrement des clichés réalisés au iPhone, envoyer un message lisible qui pourra même être agrandi par mes correspondants aux yeux fatigués.
C’est dit. Posté avec une connexion réduite depuis une île…
Il semble que la dernière mise à jour — début août — de lightroom Mobile sur iOS (sous iOS 11 pour ma part) semble accélérer son usage.

Petit détail, le mode PRO est intéressant, produit un fichier DNG (le RAW adobesque). Mais c’est également le cas lors du choix de la prise de vue en HDR…

Rien ne vous empêche de revenir sur le motif même en HDR…
Éloge de la lenteur
Rappel horripilant : Il faut toujours attendre que les clichés réalisés sur le iPhone passent (enfin…!) au compte-gouttes dans la visionneuse de Lightroom qui doit être actif sinon rien.
C’est un état d’esprit à accepter de suite si l’on s’appuie sur cette application pour prendre des photos, on se doit impérativement d’être moins speed !

Si l’attente d’affichage sur le iPhone peut agacer (mais non, mais non…!), il y a une autre étape qui est encore plus longue. C’est celle qui correspond au transfert même des visuels vers le cloud de CC (et donc aussi sur un iPad) qui peut même vous faire exploser de rage si vous êtes pressé !

Intérêt : si vous utilisez également Lightroom sur un iPad, c’est nettement plus confortable de corriger sur ce dernier…

Même si cela veux dire synchronisation lente…

Mais comme vous voilà prévenu, tout va bien.
En revanche les corrections effectuées sur un écran sont visibles sur tous les autres. Assez vite…
Une fois cette contrainte acceptée (façon de parler), on s’habitue. Et on fait de la photo.
Vider le Cloud
Même avec des Go de mémoire, un iPhone comme un iPad, ça sature.
Pour ma part, les images sont enregistrées non en ligne à la fin mais sur des disques durs externes (…un disque maitre et trois clones). Pensez à créer un répertoire de récupération de vos précieux clichés… Là, chacun sa méthode…
Sinon, avant de purger le Cloud…
- Déjà, vérifiez que tous vos visuels sont bien transférés depuis iOS vers la version de Lightroom sous macOS…
- Vérifiez que le nombre de clichés sur votre iPhone et sur votre Mac (on est un peu en mode contrôle visuel pour le coup) soit identique…!
- Puis, et seulement…

- Activez la suppression des images synchronisées (vous pouvez moduler : c’est la sélection active des images qui est prise en compte sur Mac)…

- Du coup, j’ai d’abord testé sur une image…, vérifié que cette image (de moindre importance) était virée aussi sec de mes écrans iOS …mais bien conservée sur mon Mac… avant de poursuivre pour toutes les autres…!

Bref, une fois cette suppression du nuage CC comme des écrans sous iOS qui ont été purgés, prêt à recommencer…
Des outils uniquement sur Mac
Pour mémoire : La version Mobile ne dispose pas de toutes les options de la version CC… Un exemple…?

Ce redresseur de perspectives (ici, Via dell’Indipendenza à Bologna)

À suivre…
Note de fin : je vais virer l’envoi automatique de mes billets vers Facebook… Avant de me virer de cette plateforme également… Bref, soit RSS soit Twitter…