Un musée de la céramique gigantesque
dans
ancres
Parfois, revenir dans une ville appréciée naguère est un assez mauvais plan. Ce fut le cas pour nous. Certes, trente cinq ans plus tard et par une chaleur monstrueuse (moiteur comme disent… les cinéastes…!), ce n’était pas ça.
Il faut dire que nous étions passés par Gradara alias Disneyland et… rien.
Et entre cette vieille cité transformée en biiiiiiiiip et Faenza, deux heures de bouchon sur l’autoroute (et sans possibilité de sortir).
C’est dans ce type de situation que l’on apprécie la climatisation de la voiture de location.

Bref, oublions Gradara (soupir) et dirigeons nous vers cette fontaine en plein centre de Faenza…

Non, sous cette galerie…

Personne dehors ? Mais ils ne sont pas fous…!

Du coup, nous avons filé en plein soleil vers cette entrée, celle du MIC, alias Museo Internazionale delle Ceramiche in Faenza

CLIMATISÉ…! Et de quoi tourner deux/trois jours sans s’arrêter…

Tous pays, toutes époques…
À voir… impérativement…
À suivre…
Monte Cerignone, Macerata Feltria, Monte Grimano Terme, Mondavio, Orciano di Pesaro, Corinaldo, Cantiano, Piandimeleto, Frontino, Urbania, Fermignano…
dans
ancres
Sillonner un grand territoire en quelques jours, c’est s’exposer à des déceptions. Itinéraires sinueux et longs pour se retrouver dans un village banal à la place principale en plein travaux balayée par la poussière… SI, ça arrive (rarement).
Mais, bien plus souvent, arriver dans des coins sublimes mais déserts, inattendus.

Perdu dans la pente, au bout d’une route improbable, raide, une auberge appartenant à une ferme et cuisinant ses propres produits pour un coût modique. Quelques personnes de la région, une vue épatante, le silence et le soleil en prime.
Ne pas s’attendre à un service rapide ni professionnel, mais avoir affaire à des personnes authentiques qui apprécient en connaisseurs ces clients qui rendent des assiettes nettoyées, récurées ! Du coup, les portions sont généreuses et les verres d’alcool à la fin gentiment offerts.
Ça tombe bien, nous ne sommes pas pressés de repartir. Pire, nous y sommes revenus trois jours après et ce second passage a confirmé que nous n’avions pas rêvé !


Entre temps, nous sommes passés de l’ouest à l’est et du nord au sud. Et vu plein de petits villages sympas, parfois un peu excessifs dans leur propre manière de se décrire. Ou, inversement, nous sommes arrivés dans des coins peu documentés.



Bref, nous avons fini par quitter les Marches à regret, une location de qualité pratique et superbement située, au calme malgré la présence proche (mais encaissée) de l’autoroute.




À suivre…
En testant Routie sous iOS 11, je me suis surpris à m’arrêter — à quelques encablures — une première fois sur un banc avant de constater que j’étais loin d’être le seul !

Et pas que des têtes chenues ou de rares marginaux comme on disait naguère !
Mais, désolé de le rappeler à tous ces corps sportifs revêtus de couleurs écarlates, c’est sympa de cesser de cavaler et de se poser pour écrire en dégainant mon iPhone. Ou juste contempler ce qui m’entoure.
Naaaaan, je ne suis pas (encore) dans le déni. S’arrêter, c’est se mettre à l’affût !
Perte de temps ? Que nenni !
Car il y a des petites scènes qui s’offrent à mes yeux… Ce matin, cette épatante course des serviettes en papier — rouge —devant l’entrée de l’hôtel le Cheval …Rouge…
Échappées d’une poubelle mal fermée, elles tournoient en bande à l’angle du marché, certaines souhaitant rejoindre leurs copines posées sur les tables d’un restaurant, prêtes pour un prochain service ; d’autres s’engouffrent littéralement dans la cour de l’hôtel !

Eh oui, comme personne n’a pris le soin de les ramasser, la ronde n’a de cesse tant que le vent est de la partie ! À croire que ces serviettes sont dotées d’une maligne autonomie et d’humour !