La belle provinciale à deux pas de Bologne
dans
ancres
Ce qui suit (et suivra si j’en ai toujours le courage…) n’est pas un guide de voyage, juste une série de billets en partage…!
Après avoir quitté Parme le matin, nous sommes arrivés assez tôt dans notre hébergement entre Bologne et Ferrare.
Bon, l’autoroute entre Parme et Bologne un samedi requiert une attention toute particulière tant la conduite devient… sportive. Pour mémoire, ne pas attendre d’information des clignotants, ce sont des éléments décoratifs.
En arrivant à Bologne avant de filer vers Ferrare, nous sommes tombés sur de splendides bouchons dus aux départs du week-end en direction de la mer adriatique !
Le propriétaire du gite suivant avait accepté, la veille par courriel, que nous arrivions dans la matinée avec le seul objectif de laisser nos bagages.
Sur place, nous avons découvert un sicilien adorable parlant un excellent français, drôle, disponible, nous conseillant les parkings pour les deux villes qui nous intéressaient.
Nanti des clés numériques (portail extérieur, accès bâtiment et chambre) pour notre hébergement, nous avons suivi ses conseils et commencé par nous rendre à Ferrare.

Je n’insiste pas suffisamment sur l’importance de TomTom GO Mobile mais dans le dédale des petites routes de campagne, ce n’est pas un luxe de se laisser guider jusqu’à l’entrée de la vieille ville.
Aucune inquiétude particulière dans l’espace de stationnement en plein soleil hormis la certitude qu’un panneau sur le toit serait bien pratique.
La seule précaution est juste de ne pas oublier son ticket dans la voiture.
Comme il était quasi midi, nous avons cherché (et trouvé) un petit restaurant au bout de 10 minutes et… fameux. Une des caractéristiques est qu’il possède deux entrées sur deux voies distinctes.
Arriver tôt n’est pas une mauvaise idée, les tables se sont très vite remplies et la qualité de la nourriture expliquait cette effervescence ! Une serveuse adorable parlant un peu français nous a éclairé sur les plats du jour. Les fleurs de courge farcies au fromage étaient divines.
À noter qu’il est rare de trouver en Italie des gens qui font la gueule lors du service ! Du coup, tout se déroule généralement bien. C’est également à nous de poser dos questions et d’être souriants et curieux. Sinon, autant rester chez soi !
Lestés, nous sommes partis à la découverte de la ville par une température torride ! Comme les rues sont souvent doublées par des ruelles (ce qui explique la double entrée du restaurant), l’astuce est de les emprunter pour circuler à l’ombre !
Quelques photos disponibles sur Photager comme d’habitude
Cette ville est à parcourir ainsi, à pied. Si vous êtes vélo, sachez que c’est parfaitement adapté…!

15 200 pas et quelques heures plus tard, nous sommes rentrés épuisés mais en ayant pris deux fois le temps de nous hydrater, les terrasses à l’ombre (et leurs tentations…) sont nombreuses. C’est également le moment, en silence, de prendre le pouls de la ville mais aussi des habitants…
Bien entendu, pas mal de lieux fermés ou en travaux à cette saison mais ville à revoir par une température plus clémente que les 28° affichés lors de notre passage !
Puis 40 kilomètres retour pour revenir à notre piaule dont on a apprécié les moustiquaires aux fenêtres ! Comme les chambres de cet hébergement disposent de minis cuisines, C’est aussi un point pratique à prendre en compte pour faire quelques courses de première nécessité sur le chemin.

À suivre…
Avertissement : Je ne suis pas objectif et ce qui suit ne s’appuie sur aucune enquête, c’est simplement une réaction épidermique à la lecture d’un article…
Je ne suis pas surpris de trouver régulièrement de type de papier (marronnier ?) dans les journaux que je parcours, et donc les abominables écrans que nous employons en première ligne.
Des deux iPads 2 (la seconde génération produite chez Apple) ? l’un coule des soirées heureuses du côté de Malo-les-bains. L’autre sert de machine de prise de notes à l’université. Je devrais ajouter que le iPad 3 est utilisé quotidiennement (prés de huit heures par jour et nuit) par ma moitié qui ne le ménage pas…!
Le vieux iPhone 5S ? Dans les mains de mon fils, le 6S dans celles de ma fille. Et mon vieux Macbook Pro 17 de 2009 continue à me servir pour accéder à mes disques et aux photos stockées. Et poster ce billet après l’avoir relu.
Etc.
Je ne vais pas évoquer les écrans plus récents en usage mais juste souligner/rappeler que ce type de matériel peut tenir dans le temps si on en prend un peu …soin. Et même dans le cadre d’un usage continuel…!
Bref, chaque année on nous parle Obsolescence plus ou moins programmée, produits qui ne s’ouvrent pas, nouvelle génération de connecteurs. Et affreux constructeurs…
Mais jamais… utilisateurs qui s’en servent, mises à jour qui s’installent sans problème, apps qui s’améliorent.
Et si vous pensiez à nous interroger ?!
Et La qualité des box internet, on en parle ?!
Histoire de rappeler que parler de la pomme est un choix comme un autre, une anecdote récente à propos d’orange…
Oui, on peut le voir comme ça.
Hier, j’ai eu au fil ma maman bis, celle qui m’a récupéré en vrac à 9 ans et qui vit seule en bord de Loire.
Sa nouvelle (!) box est tombée en rade, impossible de se connecter au net de temps à autre et impossible pour les services qui surveillent si elle est tombée d’avoir, du coup, de ses nouvelles (et donc appel aux voisins pour vérifier si elle est down alors que c’est juste la connexion qui merdoye).
Le gars qui lui a installé cette box est compétent et charmant mais il n’est pas dans les composants de la box et elle le sait…!
D’ailleurs, j’imagine le binz — une nouvelle catastrophe sanitaire — si une série de box nouvelle génération part en live et ajoute un paquet de dysfonctionnements à la vie déjà compliquée de nos aînés, de ceux qui préfèrent vivre chez eux, arroser leur jardin au lieu de finir dans un mour… EHPAD.
Car depuis ce changement récent de box, c’est radical : dès que la température intérieure monte (près de 29°) et malgré le ventilateur, la box part en vrille. Hop.
Je voudrais éviter ce type d’échanges :
- Pffff, c’est la canicule qui l’a tuée ?
- Non, une défaillance de sa live box, les secours n’ont été prévenus que lorsque la box a redémarrée…
- Ah, coup de chaud de l’électronique !
Comme elle a un putain d’humour, c’est la situation que nous avons imaginé hier…!
Elle va donc à nouveau demander une intervention mais comme elle est âgée, que le service client va encore lui faire faire des tas de manipulations pour vérifier si… tout est bien connecté, c’est fort épuisant !
Rappel à ce propos aux centres téléphoniques : cessez de considérer systématiquement le petit vieux comme une buse !
De plus, elle se sert d’un iPad (je n’y suis pour rien, ce fut son choix !), cela lui a permis de suivre notre périple en Italie tous les jours en récupérant les photos que je postais.
Or, avec le réchauffement climatique, les canicules qui vont se succéder, les petits vieux qui pullulent, manque plus qu’un site complotiste pour imaginer que c’est une sournoise opération téléguidée par le ministère de la santé ou Matignon avec la complicité des opérateurs téléphoniques…!
Tiens une idée de papier, une !
Pour finir, dans ma serre (…c’est le nom que je donne temporairement à notre piaule bureau plein sud), la température monte fréquent à 34° l’été et ma box OVH fonctionne sans souci. Les écrans pommés aussi…
Je plains sincèrement les personnes qui bossent comme lobbyistes.
La semaine, pondre des textes pour expliquer que tel secteur ne remet absolument pas en cause la nature, ne la détruit pas, que rien n’est (encore totalement) prouvé, etc.
Le week-end, chercher des produits bio pour leur petite tribu et s’inquiéter des allergies des mômes.
Car rien n’est lié, hein ?!
Je constate depuis des années la diminution du nombre de bêtes à “z’ailes” tant dans notre microscopique jardin que dans les alentours. Ma commune évite les produits phytosanitaires et, quand je me balade dans le fabuleux Potager du Roi, je ne suis plus assourdi par un concert incessant de petites butineuses !
Avant, j’avais peine à les dénombrer : maintenant, quand j’en vois une, je sursaute… de surprise.
Ma douce se souvient de l’effervescence des abeilles autour de notre cerisier il y a – aie ! – dix-sept ans. Et constate comme moi leur raréfaction, voire leur quasi disparition. Or nous sommes en région parisienne, loin des grandes surfaces agricoles où l’on entend pratiquement plus que le bruit des tracteurs.
Aparté
J’ai peu connu mon grand-père Achille pour des raisons que, gamin, je ne comprenais pas. Quand il a fini par consumer sa dernière gitane maïs, je me trouvais au Mexique. Bref, peu côtoyé.
Hormis l’image du héros qui ne parlait jamais de sa guerre, qui avait envoyé paître ses potes qui souhaitaient lui faire attribuer une rosette (“je la ferais porter par mon chien…”), hormis son activité de vendeur de semences dans la Beauce, ses pigeons voyageurs (…dans les émissions de parachutage sur Radio Londres, il était “pigeon blanc”, un peu transparent comme pseudo…!), chanter minuit chrétien à la messe de Noël, parler couramment allemand et flamand, il avait des ruches dans son jardin à Pithiviers.
Et ça je m’en souviens : je conserve une image de lui avec cette protection en toile comme une grosse moustiquaire.
Gamin, déposé les vacances du côté de Vitry aux Loges chez Leone et Maurice, les butineuses étaient mes seules compagnes.
Certes, je ne m’en approchais pas, je restais un petit citadin et ce n’était pas ces deux taiseux qui l’hébergeaient qui pensaient à m’initier à leur univers. Ils me récupéraient à la demande de ma mère, point final.
Bref, j’observais de loin le ballet de ces bestioles, émerveillé de les voir passer de fleur en fleur.
Je me souviens assez vaguement des ruches. Et puis, quand mon grand-père est allé s’installer à Batilly-en Gâtinais, tout a cessé.
Bref, ceci pour dire que nous, les désormais vieux, nous avions une proximité nette avec les abeilles.
Nous savons parfaitement ce que nous devons quotidiennement à ces butineuses, simplement parce que nous sommes restés des enfants de la campagne et non des technocrates qui ne voient la nature que comme un décor.
La butineuse ne fait pas que du miel, elle pollinise !
Sans elle, Monsieur le ministre, tout irait de travers : pas de fruits, entre autres. Je copié collé un peu de littérature trouvée sur Wikipedia.
Plus de 70 % des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation animale.
Et, mieux encore :
Selon une étude publiée en 2015, les grands champs agricoles sont à 80 % pollinisés par seulement 2 % des espèces d’abeilles sauvages.
C’est pratique Wikipedia, il y a même une belle app Wikipedia sous iOS pour consulter. Je vous engage à la charger et à la consulter…