Me voici doté d’un iPad Pro grand format prété pour quelques temps et je ne vais pas rechigner à l’utiliser d’autant que cela devrait me servir dans le cadre d’un projet à la rentrée.
La seule véritable difficulté que j’ai rencontrée avec cet iPad Pro est de m’habituer (sic…!) à ce nouveau clavier et une solution immédiate a été de basculer en mode portrait, histoire de retrouver approximativement la taille de l’écran du iPad classic. C’est la seconde fois que cela m’arrive, j’ai eu le même problème avec le iPhone 6s+ au départ.
Au bout de 24 heures, retour au mode paysage. Et premier essai sous ma couette, pas forcément le meilleur endroit pour bosser mais c’est pas aussi abomifreux que je le pensais.
Ensuite, rapide test dans ce qui me sert de fauteuil pour écrire. Et là, la taille du classic reste plus pratique. Bon, vu le nombre de fois où ce coquetier m’a accueil ces dernières années (ça se compte sur les doigts d’une main), rien de très acablant. Et l’occasion pour ma fille de l’utiliser sans remords.
Du coup, la table de la cuisine en véritable hêtre de chez Ikea ou encore ce qui me reste de bureau, voire le plan de travail devant la cafetière (…qui me permet de rester debout si besoin) sont amplement suffisants.
Je me répète : il y aura un moment d’adaptation au clavier même si ce phénomène ne touchera pas tout le monde nécessairement. Mais vous avez lu cela dans les bancs d’essais effectués par les experts ces derniers mois, je l’imagine.
Épargnons-nous les superlatifs…!
Alors, quelle impression de saisir sur cette imposante surface, sur ce très grand écran, sur cette vaste fenêtre…?
Une temps d’adaptation est nécessaire car il faut trouver ses marques. Ce moment est plus rapide que je le pensais. Passé vingt-quatre heures, et à condition de ne pas s’entêter à essayer de faire comme avant, on s’y fait. Ou pas !

Écrire sous Ulysses ⚑ est très confortable car les développeurs ont conservé les marges confortables à gauche et à droite en mode paysage. Du coup, la longueur de ligne (la justification…) reste assez étroite pour mes yeux et c’est parfait.
SplitView
Mais le plus intéressant est à venir avec SplitView. Certes, je ne me privais pas de découper mon écran de iPad Classic en deux mais pour de brèves périodes. Là, je peux légitimement me poser la question d’une certaine permance, alternant entre Safari, Twitter, Reeder, Messages ou Plans dans l’espace le plus réduit. Je peux ajouter à cette liste Copied, WikiLinks, Transmit ou un second traitement de texte.

Claviers alternatifs
Comme je suis obstiné, j’ai même réinstallé SwiftKey ⚑, histoire de voir, essayer à nouveau et me débarrasser de tous les a-côtés du clavier made in Apple…
L’objectif à mes yeux est de me bâtir le meilleur confort de travail et non de me conformer absolument à la solution proposée. Dois-je ajouter que retrouver un clavier qui accepte mes débordements de frappe, mes extensions des périmètres des touches est aussi un plus !? Je me suis aussi débarrassé sur ce clavier des emojis qui ne se sont pas ma tasse de café.

Ici, avec Editorial ⚑ et Tweetbot ⚑…
Dessiner
Mais la véritable surprise est l’usage de Pencil. Et, dans ce cas précis, la surface du iPad Pro me transporte quelques décennies en arrière quand j’utilisais une plaque en bois munie d’une grosse pince pour maintenir un ensemble disparate de feuilles ou de calques et, glissé dans l’espace libre de la pince, un critérium à mines carbone.
Bref, je ne vous fais pas un dessin, si vous avez besoin de crobarder, l’iPad Pro est épatant.

Mes premiers essais ont été effectués sur Notes puis dans Noteshelf ⚑. Sur ce dernier, c’est également le plaisir de la calligraphie, d’écrire sans temps de latence.
Naviguer sur le net
Dernier usage sympa en mode plein format, retrouver les quatre colonnes de urbanbike, pas si anecdotique que ça !

Après le grospod, le grospad comme le dit ma fille !
J’arrête là pour ce week-end.
Paradoxalement, l’endroit où je me rends le moins reste Paris. Aussi, quelle drôle d’idée de s’y rendre un vendredi 13 avec alerte orages et averses diluviennes…?

En sortant de la station Musée d’Orsay, c’est un Paris fraîchement lavé par la pluie qui m’accueille. Passage par le jardin des tuileries pour débouler dans mon ancien quartier, là où j’ai passé plus de trente ans à gratter.

Ça démarre par un passage chez mes amis opticiens que je cueille dès l’ouverture et qui s’occupent illico de mon inusable monture en titane.

Elle n’est pas à la dernière mode et ne pèse rien sur mon nez. Néanmoins, je dois faire vérifier les deux machins usagés qui sont en arrière-plan (!) et ensuite changer de verres.

Après coup, tour dans ce quartier, passage devant nos anciens bureaux et un peu de nostalgie en déambulant…



Avant d’atterrir à Neuilly pour discuter d’un peu d’activité à la rentrée…


Mon vieux copain (Bob, 35 ans…? Au bas mot…?!) m’a préparé une surprise à tester…

Je précise que la sienne est sans bulles…

Enfin, dument lesté, je reprends la voie ferrée…

Avant de finir, 24 heures plus tard, les transferts de données d’un écran vers l’autre… Merci Bob.
À suivre…
- clichés effectués comme d’habitude avec Provoke ⚑ — l’ami Henri Dominique m’est témoin (…car en copie du Mail), Toshihiko Tambo va ajouter Touch 3D à la prochaine version de cette application…
Je reste circonspect quand je lis, au début d’une information, le mot expert. Non pas que je me méfie des spécialistes mais je sors instantanément mes pincettes. Les experts pullulent (…mon facétieux correcteur m’a proposé polluent) et ont un avis sur tout, ce qui est bien pratique.
Je reviens brièvement sur cette histoire du jeune William qui localise une cité maya et qui est flingué aussi sec par une tripotée d’experts. Je n’ai pas compris comment il avait déduit la localisation d’une cité mais ce que je lis depuis 48 heures me sidère plus encore…!
Certes, j’ai conservé mes rêves de môme. Je me souviens de mes lectures d’adolescent, de celle de la découverte des vestiges de Troie par Schliemann. Même si aujourd’hui, les experts (sic !) ne sont pas d’accord, les fouilles continuent.
Et la ville existe bien… C’est ballot…!
Pour finir, un souvenir personnel.
Vous pouvez interrompre votre lecture d’ailleurs…!
Quand je suis retourné au Mexique juste avant mes 21 ans pour une grosse semaine (en 1974…), mon père qui bossait sur place avait décidé d’effectuer une virée dans le Yucatán à cette occasion. Je n’ai rien consigné à l’époque, mes souvenirs étaient frais et j’étais persuadé qu’ils étaient inoxydables (eh bien, non…!).
Nous avions quitté Mexico en voiture (…je me souviens qu’elle etait bleue, que c’était une voiture du parc du l’entreprise qui l’employait, Soletanche) et mis le cap sur Merida tout en passant par Veracruz (au retour) et Villahermosa (à l’aller), deux villes dans lesquelles nous avions dormi.
Je me souviens que nous avions passé quelques heures à Palenque puis remonté vers Merida sur une route peu fréquentée avant de finir non loin de Tulum à Cancún. Dans ces années là, il n’y avait pas encore de spots touristiques… mais par contre, je me souviens des quelques paillotes qui donnaient sur la mer et du sommeil réparateur du à la fraîcheur de l’océan.
Ensuite nous sommes repartis en sens inverse car ma permission avait une fin. J’avais eu le temps de visiter à Mexico le musée archéologique et, bien sûr, de faire un saut à Teotihuacan, site que j’avais parcouru quelques fois avec ma mère une douzaine d’années plus tôt (…voir en fin de page).
L’idée était de profiter de ma venue pour me faire découvrir les sites mayas que mon père avait eu l’occasion de visiter pendant ses propres périodes de repos. Dont Uxmal et Chichén Itzá.
Je me souviens de la route quasi vide, du fait que mes parents se relayaient (…et s’engueulaient quotidiennement…!), me laissant le volant quelque fois. C’était généralement mon père qui conduisait.
Je me souviens que nous avons souvent roulé tardivement (quand la nuit tombe, elle tombe brutalement…!), que je ne cessais de regarder le paysage défilant sous mes yeux.
Et de rêver à tout ce que j’imaginais masqué par la végétation, m’attardant sur les volumes nettement plus géométriques que d’autres…
Sans être un expert, je reste convaincu depuis cette longue traversée effectuée naguère que des tas d’autres sites n’attendent que leurs découvreurs. Et pourquoi pas un William en mode Schliemann…?
Laissons-le grandir et poursuivre ses rêves. Qui sait, un jour ce serait splendide qu’il nous démontre qu’il avait raison.
Clin d’oeil…
Vu que cela n’intéresse pas les experts, pour vos yeux…





Une suite si cela intéresse l’un de mes 6 lecteurs…