Je viens de recevoir un avis de contravention. Il y a dix jours, je roulais tranquillement non loin de Senlis — c’était le pont de l’ascension, un vendredi paisible — et hop, on m’informe que je roulais trop vite, un kilomètre heure au-dessus de la vitesse de 50 kilomètres par heure autorisée.
Whaaaaaa, ces petits vieux, tous des dangers publics !
Déjà, je reconnais que c’est un service qui fonctionne car dix jours entre l’infraction décelée par le radar automatique et la livraison de l’avis, bravo. En fait, six si je ne prends en compte que la date de l’avis lui-même…
Mais là où je fronce les sourcils (…qui sont toujours en bataille !), c’est en lisant la description de l’infraction.
Contrôlé à 56 km/h sur une voie limitée à 50 km/h et vitesse retenue de 51 km/h.

Or je me souviens très bien de cette matinée vu que nous allions sur Compiègne où nous nous sommes garés vers 09:50.

- J’ai pris cette photo juste après avoir approvisionné le parcmètre, ce avant de visiter le Palais impérial de Compiègne.
Nous étions partis de Ermenonville et je conduisais tranquillement ma petite tribu en mode découverte de ce territoire.
Est-ce à dire que certaines voies départementales disposent d’automates avec des tolérances en service assez épatantes ?
Déjà me contrôler au volant de ma baleine bleue à 56 km/h en agglomération sur une voie limitée à 50 m’épate…!
Mais ramener cette vitesse à 51, soit un km/h au dessus de la limite me surprend : soit c’est 56, soit le radar — contrôlé pour la dernière fois le 16 juin 2015 — ne me semble déjà pas très précis pour qu’on lui accorde une telle correction…!
Qui a calculé l’algorithme ou décidé que l’on devait appliquer une telle décote sur cet appareil de mesure. Et pourquoi - 5 km/h et pas -4 ou -6. Ou rien…?
Bref, je ne conteste pas que je ne passais pas par là à 09:08, je suis juste surpris par la valeur de la pondération.

Bref, cela aurait eu plus de classe (sic !), si l’automate avait conservé la valeur d’origine pour m’aligner.
Là, j’aurais eu la certitude d’être un vrai délinquant, un chauffard potentiel, un fou de vitesse. Tandis que recevoir cet avis pour un seul kilomètre heure au-dessus de la vitesse mentionnée me donne l’impression d’être un…
Allez, il est temps pour moi de passer de 95 % à 100 % en transports… à pieds, en train, bus urbains et, bien entendu, en vélo !
Comme je l’écrivais à l’ami HDR, les résistances au changement sont nombreuses dont, au premier chef, nos propres habitudes. Or passer à une taille d’écran supérieure est quand même une grosse partie de ce changement. Bref, comme pour le passage du iPhone au iPhone 6s+, basculer vers le iPad Pro, …du grosPod au grosPad comme dit ma fille, nous amène à des compromis, à faire de nouveaux choix et accepter quelques ruptures.
Je ne vais pas évoquer ici — en fait, si…! — mes nombreuses pages d’écriture manuscrites sur l’iPad Pro mais je ne m’en lasse pas trop pour le moment.
Ce qui est certain, c’est que tout ceci a des effets sur mon cadre de travail.
Ainsi, mon Macintosh portable a égaré son écran externe, un 23” de 2007 que j’ai volontiers filé à mon fils. Ces derniers temps, hormis corriger mes billets, il n’avait plus de réelle utilité — comme avant — et celui du MBP 17” de 2009 suffit amplement …en plus du iPad Pro. Ma fille a récupéré le Air 2, Béatrice le Rétina 3, ce qui fait que tout le monde profite de ce changement.
Stylus toujours…
Donc, au risque de vous saouler, j’écris encore avec Stylus, je prends un réel plaisir à calligraphier au lieu de saisir au clavier. Tout n’est pas rose — pas de TextExpander et vitesse raisonnable mais sans plus — mais chacun fait un pas vers l’autre ! J’en deviens un utilisateur averti, n’hésitant pas à jouer avec la ligne d’icônes en dessous de la ligne d’écriture, biffant sans remords des termes erronés, etc.
Mon écriture est mieux reconnue — à moins que ce soit moi qui fasse plus d’efforts de lisibilité ! Je reste convaincu que tous les utilisateurs avec une écriture standard iront nettement plus vite que moi. Ne pas oublier de valider dans les trois propositions inscrites au dessus de la ligne d’écriture — propositions prédictives — la bonne orthographe, ce qui semble permettre au soft — mais je me raconte assurement des histoires — de bien pijer votre graphie. D’heure en heure, je suis surpris des progrès réalisés mais j’ai le gros défaut d’être enthousiaste, voire de prendre mes désirs pour la réalité !
Comme je l’avais écrit, bien que le Pencil d’Apple soit un accessoire épatant, je lui préfère mon truc avec pointe caoutchouc griffé Wacom. Accroche parfaite sur la vitre et total silence sont ses deux arguments clés.
Une cale pour plus de confort
Se souvenir que tout iPad a une épaisseur certaine contrairement à une feuille de papier ! Pour plus de confort, j’ai trouvé une solution temporaire qui consiste à ajouter un support pour hausser ma main à la hauteur de l’écran. En attendant mieux, j’ai retrouvé le manuel du Canon 5D (2005) qui compense la différence de hauteur. Ces 0,8 mm font la différence.
Portrait parfois
Cela se voit sur le seul cliché qui illustre ce billet mais l’orientation du iPad n’est pas neutre. Je n’ai pas besoin d’une imposante surface pour écrire en bas d’écran. Du coup, Je peux lire et relire plus facilement ce qui est à l’écran, et même baliser en markdown avec la barre additionnelle de Drafts 4.

De plus, en mode portrait, je peux me réinstaller dans mon vieux fauteuil étroit et poursuivre ce billet tout en profitant de la luminosité du ciel.
Consommation
Bon — mais c’est à vérifier — cette manière de saisir semble avoir un revers de taille : pomper goulûment la batterie et j’ai besoin de retours pour en attester. Mais, en regard du confort apporté, je m’en moque.
À suivre !
Note de fin : Vous avez le droit de vous méfier ! j’étais également enthousiaste avec le mode Dicté avant de progressivement l’abandonner. Néanmoins, si vous vous souvenez de mes derniers billets sur Noteshelf, je soupirais réguilièrement à propos d’un mode OCR absent. Pour le coup, je pense l’avoir à disposition et pour toutes les applications, chouette !
Avec une telle surface d’écran sur un iPad Pro, on se surprend à vouloir utiliser plus fréquemment le Pencil d’Apple et même, qui sait, se remettre à écrire, à calligraphier !
Or tout cela est possible ! Si, si !
Pour mémoire, ce iPad Pro est rapide, très rapide. Et donc capable de décoder vos gestes, vos mouvements sur une surface précise de son écran. C’est ce que font ces deux applications — Stack et Stylus — de chez MyScript, et fort bien.
le point de départ, pour bien les employer est de bien assimiler leur logique et de démarrer par Stack ⚑, en mode lettre à lettre.
Ne pas hésiter à calligraphier amplement, histoire que le dispositif apprenne votre graphie. Au bout d’un moment, votre écriture sera de mieux en mieux reconnue.
Ensuite, passer à Stylus ⚑, pour former vos mots complets.
Pour gagner du temps, ne pas oublier d’apprendre les gestes supplémentaires et ne plus décoller son stylet de la surface de l’iPad. La reconnaissance des mots est affichée au-dessus de la ligne d’écriture avec trois propositions. Pas de souci pour suivre son texte, enfin plus exactement, sa saisie !
Que dire de tout ceci ? Non, ce n’est pas affaire de divination mais bien d’une bonne gestion d’algorithmes. Or ces derniers sont bien affûtés.
Pour ma part, je suis ravi malgré mes erreurs et mon apprentissage laborieux (oui, j’écris assez bizarrement, c’est graphique mais pas trop compréhensible). Ravi car je ne suis plus obligé de saisir au clavier et ce billet — commencé sur Stack — s’est prolongé sur Stylus avant d’être relu et corrigé sur Byword sur mon Mac. Or, lier les lettres, écrire à la main en continu, ça change tout dans ma manière de poser mes mots et mes idées sur l’écran !
Bien entendu, ce dispositif fonctionne sur tous les traitements de texte, de Ulysses ⚑ à Drafts ⚑ mais aussi Messages ou Mail.
J’insiste sur l’indispensable tour dans les préférences : que ce soit pour l’épaisseur du trait que pour la couleur ou encore la position de la ligne d’appui pour calligraphier. Il manque accessoirement un dispositif pour éventuellement purger les premières interprétations foireuses. Il nous arrive d’écrire des trucs assez bancals puis de retrouver ensuite ces erreurs enregistrées et affichées, restituées par défaut par le soft. Bref, la seule option à l’usage est de corriger de suite ce qui pose problème au lieu d’attendre.
le stylet, dur ou mou ?
Écrire avec le Pencil d’Apple n’est pas mal du tout mais écrire avec une pointe caoutchouc Wacom est nettement plus agréable car moins glissant sur la surface lisse de l’écran et, surtout, moins bruyant. Plus un bruit sur la vitre est un énorme plus …surtout à une heure du matin. C’est mon point de vue… et je le partage…!!
Bref, une application à redécouvrir qui me semble nettement plus fonctionnelle que Writepad ⚑, un traitement de texte qui propose également un clavier alternatif. Or Stylus ⚑ me semble plus universel, efficace à l’usage et fonctionne même sur le iPhone 6s+.

Pour revenir à mon souci de clavier des premières heures sur le iPad Pro, l’usage de MyScript Stylus ⚑ modifie totalement ma façon d’aborder ce grand iPad, me procure même le plaisir d’écrire… à la main !

- Vous n’aurez pas un exemple de mon écriture manuscrite car difficile de faire une copie d’écran tant le soft va vite…
Est-ce plus lent que la saisie au clavier ?
C’est une question d’efficacité. Je suis — pour ma part — plus à l’aise, voire, plus fluide en écrivant à la main. Or disposer d’une application qui reconnait mon écriture en continu, la traduit en caractères accentués me fait gagner du temps précieux : j’effectue moins de fautes car, généralement au clavier, ce sont essentiellement des fautes de frappe.
À suivre…
Note de fin : Cela fonctionne également sur le iPad Air 2 sans aucun problème comme j’ai pu le tester sur ma fille qui a écrit en français puis en Russe sur mon ex iPad ! Reconnaissance instantanée de son écriture bien formée.