Je suis tombé récemment sur ce billet alertant sur une Augmentation du rayonnement UV en Belgique et en Allemagne – DAILY SCIENCE, billet qui faisait écho à un article que j’avais vu passer une semaine plus tôt sur un site australien.
L’an passé, j’ai eu une rendez-vous chez une dermatologue qui a brûlé à l’azote liquide les trucs bizarres qui sont apparus ces dernières années sur mon visage.
Depuis cette séance, j’ai compris (!!) que mon capital soleil était largement entamé et qu’il me fallait impérativement me protéger soit avec un bonnet, un chapeau mais, en règle générale, avec un produit solaire.
L’an passé, j’avais acheté par erreur un produit en grande surface, cette version collante qui laisse de sublimes traces blanches, puis d’autres qui, après consultation de leurs principes actifs, ne sont pas les plus soucieux de notre environnement…
Alors ?
Cette année, ma résolution est de me protéger sérieusement, ce que je fais à chaque sortie sur la Sainte-Victoire ou dans Aix-en-Provence tout comme sur notre caillou océanique.
Vu que le soleil est revenu depuis la mi-février dans le Sud et que je ne vais pas porter un bonnet de marin continuellement (…quoi que !), je me suis résolu à protéger mon crâne !

Soutenant Yuka depuis des années, j’ai pris le temps de regarder leurs appréciations (sur l’app installée sur mon iPhone) puis me suis rendu à la pharmacie proche de chez ma fille à Aix-en-Provence.
De fait, j’ai indiqué que je souhaitais un produit de la liste avec l’appréciation 100 % Yuka.

Les pharmaciennes m’ont recommandé un produit de cette liste, le Lait Solaire Douceur Invisible SUN PROTECT SPF50+. Notée SFP 50+, c’est un produit pas gras, pas collant.

Seul réserve (…de mon pont de vue…), ce produit contient des nanoparticules. Certes, il fait l’affaire depuis un mois mais, dès à présent, je cherche une version adaptée à une activité nautique et donc sans nanoparticules.

En gros, j’ai le choix… celui-ci, celui-là, de cet autre ou encore celui-ci.

Le labo qui commercialise celui que j’utilise depuis quelques semaines propose un fluide qui semble posséder les caractéristiques que je recherche.
À suivre…!
Protection indispensable
Autre option, porter un béret comme feu mon paternel ou mes deux grands-pères !
En règle générale, l’été, aucun membre de ma tribu ne s’expose en plein cagnard ! Nous allons nous baigner le matin ou en fin de journée. Mais l’exposition forcenée au zénith sur une serviette de plage, non !
Or, en quittant nos lieux de baignade vers 11:30, nous croisons les estivants qui arrivent avec glacière et parasol.
Pour finir : cette résolution n’est pas inutile d’autant que j’ai également de très jolies fleurs de cimetière (lentigo) sur les mains.
C’est tout !
Bonne année (9x5)^2 aux lecteurs de ce blog…! Autant commencer par un livre sur la cuisine !
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire l’ouvrage de Luca Cesari, ouvrage qui rejoint celui d’Alberto Grandi, Denominazione di origine inventata Le bugie del marketing sui prodotti tipici italiani et déconstruit, avec humour (…mais après de sérieuses enquêtes) nombre de mythes culinaires solidement ancrés dans notre imaginaire collectif et généralement assénés d’autorité …sans aucune vérification !
J’ai particulièrement apprécié le chapitre trois sur les pâtes à la Carbonara, plat simple que je réalise de temps à autre et qui m’ont valu quelques remarques d’experts auto proclamés (sic !) sur l’usage inapproprié de tel ou tel ingrédient dans la recette !!
Luca Cesari nous propose une argumentation soutenue pour rétorquer à les gastropuristes qui ont un avis sur tout (…des hommes à 99 % ;-)…
Le livre de Luca Cesari Storia della pasta in dieci piatti — Dai tortellini alla carbonara | il Saggiatore S.r.l., Milano 2021 a été traduit en français sous le titre… La véritable histoire des pâtes — Les dix recettes qui ont fait l’Italie et conquis le monde | Buchet-Chastel, Libella, Paris, 2022.
C’est drôle, ironique et particulièrement étayé !
Et ça démarre fort (la version française suit ces quelques extraits…!!)
Parlare di cucina, oggi, in Italia, non è affatto un’operazione innocua o priva di rischi.
Provo a farvi un esempio che con tutta probabilità avrete già osservato o sperimentato sulla vostra pelle almeno una volta nella vita, e che si verifica quotidianamente su qualsiasi blog o sito di cucina che tratti di ricette italiane «tradizionali».
Mi sono scordato di comprare il guanciale; malauguratamente, non ho neanche il pecorino. Apro il frigo, prendo la pancetta affumicata, le uova e il parmigiano. Mi faccio una carbonara. Prima di assaggiarla la fotografo e la posto su Facebook. Una pioggia di insulti. Se provo a difendermi, si passa alle minacce.
Chi mi aggredisce in questo modo?
Un particolare tipo umano (una legione, in verità) che nel corso del libro chiameremo «il gastropurista». Il gastropurista è il nuovo sacerdote della tradizione culinaria italiana. Il gastropurista sa (crede di sapere) sempre quali sono gli unici e insostituibili ingredienti ammessi in ogni ricetta tipica. Perché sua nonna, la nonna di sua nonna, i suoi più remoti antenati «la facevano così».
L’assunto di base è che i piatti della tradizione siano sempre stati identici a quelli che conosciamo oggi e abbiano superato indenni secoli di storia fino ad arrivare sulle nostre tavole. È una tendenza viziata da una visione fortemente ideologizzata della storia gastronomica che ha come solo scopo quello di spostare indietro le lancette della nascita delle ricette tradizionali. Il motivo è semplice: l’antichità e la stabilità nel tempo sono i due criteri principali per definire cosa può essere considerato «tradizionale» e cosa no.
En français…
Traduits de l’italien par Marc Lesage qui a adapté le texte pour le contextualiser…
Parler de cuisine, aujourd’hui en Italie, est tout sauf une entreprise innocente ou sans risques.
Pour vous en convaincre, partons d’une situation dont, très vraisemblablement, nombre de mes compatriotes ont déjà été témoins ou qu’ils ont eux-mêmes vécue au moins une fois dans leur vie. Elle se répète d’ailleurs chaque jour sur n’importe quel blog ou site de cuisine consacré aux recettes italiennes « traditionnelles ».
En ouvrant mon frigo, je tombe sur un morceau de pancetta fumée, des œufs et du parmesan. Et si je me préparais une carbonara ? Avant de la déguster, je la prends en photo et la poste sur Facebook. C’est un déluge d’insultes. Comment, j’ai osé mettre de la pancetta alors qu’il faudrait du guanciale ? Et ce parmesan, que vient-il faire ici ? C’est du pecorino qu’on doit mettre !
J’essaie de me défendre. Constatant qu’on passe aux menaces, je n’ose imaginer ce qui me serait arrivé si j’avais mis de la crème fraîche, comme vous auriez pu le faire en France…
Qui m’agresse avec tant de violence ?
Une frange particulière de l’humanité, qui fait légion, d’ailleurs, et que nous croiserons régulièrement au cours de cet ouvrage, j’ai nommé les « gastropuristes ». Les gastropuristes sont les nouveaux grands prêtres de la tradition culinaire italienne ; ils savent toujours (enfin, croient toujours savoir) quels sont les seuls ingrédients typiques de chaque recette. En dehors, point de salut. Pourquoi ? Parce que leurs grands-mères, les grands-mères de leurs grands-mères, leurs ancêtres les plus lointains « faisaient comme ça ».
Ces gens partent du principe que les plats traditionnels ont toujours été identiques à ceux que nous connaissons aujourd’hui et qu’ils ont traversé sans difficulté des siècles entiers avant d’arriver sur nos tables. Ne nous y trompons pas : il s’agit là d’une vision fortement idéologisée de l’histoire gastronomique dont le seul but est de faire remonter la naissance de ces recettes le plus loin dans le temps.
[…] L’histoire de l’Italie se peuple ainsi de paysans durs à la tâche mais ingénieux ou de mystérieux cuisiniers de cour capables de créer des recettes inoubliables en mariant les quelques ingrédients qu’ils ont sous la main.
Carbonara !
[…] Parlons à présent d’un véritable étendard de la cuisine italienne, l’un des plats de pâtes les plus connus et appréciés au monde, mais aussi l’un des plus discutés et controversés : la pasta alla carbonara. Il suffit de surfer sur Internet pour tomber sur des sites de cuisine proposant la recette « originale ». On se retrouve alors noyé sous des centaines de conseils mais, dans l’ensemble, tous se concentrent sur les trois ingrédients qui constituent le « canon » : les œufs, le guanciale et le pecorino, avec l’ajout d’un généreux nuage de poivre noir.
[…] Cuisiniers, blogueurs culinaires ou simples passionnés, tous font bloc autour d’une même recette pour défendre la tradition, comme un seul homme.
[…] Bref, retracer l’histoire de la carbonara nous oblige à slalomer entre différentes « fausses » versions, si nous voulons trouver la « version originale » de la recette, celle des bergers, et peut-être des charbonniers, allez savoir.
[…] L’hypothèse la plus probable reste celle d’un restaurateur qui, à l’arrivée des Alliés en 1944, a fait de nécessité vertu en puisant dans leurs rations qu’il a mélangées aux ingrédients locaux.
Seule certitude : la carbonara symbolise indéniablement la rencontre de deux mondes à travers la superposition de conceptions de la gastronomie divergentes mais complémentaires, au sein d’un même plat. D’un côté, les œufs et le bacon des militaires américains, sous forme de rations alimentaires. De l’autre, un symbole de l’Italie, les pâtes, agrémentées de fromage. Ensemble, ces éléments ont donné vie à un mariage unique – une recette à mi-chemin entre les goûts alimentaires respectifs de ces deux pays, tel un pont culinaire au-dessus de l’Atlantique. Ou, pour le dire autrement, un plat américain né en Italie.
Soyons décomplexés !
Voila, j’ai juste extrait le début de l’introduction qui rappelle l’objectif (!) puis quelques autres paragraphes du chapitre 3 pour vous inciter à lire cet épatant bouquin qui me fait encore plus apprécier l’inventivité de la cuisine italienne d’autant que l’auteur la désacralise comme l’avait fait également avec beaucoup d’humour Alberto Grandi (qui est cité d’ailleurs).
Comme ma fille, je lis régulièrement une revue italienne en ligne, dissapore, qui met souvent les pieds dans le plat.
À noter que ces deux ouvrages (en italien et en français) de Luca Cesari sont disponibles au format ePub.
Bonne lecture et, surtout, cessons d’avoir peur d’ajouter des ingrédients mis à l’index par les gastropuristes !
Merci Luca !
Dans la série, c’est pas parce que l’on a rien à dire qu’il faut la boucler, alias #MaVieEstPassionnante, ce billet…
En quittant #BelleÎleLand en septembre pour rejoindre une partie de ma tribu à Aix-en-Provence, j’ai été tenté de glisser un Brompton dans le coffre, encouragé par mon fils qui ne se déplace pratiquement qu’en vélo.
Au final, je me suis abstenu. Ai-je bien fait ?
Je ne dois pas oublier que j’aime marcher …quand mon tendon d’Achille ne se met pas en grève. Et qu’un vélo à Aix-en-Provence me semble superfétatoire dans notre situation…
Explications.
Le centre…? À deux kilomètres…
L’endroit où nous séjournons est proche des universités (…c’était notre objectif en 2019 en y arrivant) et à moins de 2 kilomètres de la Rotonde, la place emblématique d’Aix-en-Provence. Je ne vais pas évoquer ici notre fille qui a une forme olympique mais ses vieux parents…!
En forme de boutade… Cas pratique : si je veux acquérir des madeleines chez Christophe (une institution ici…!) en partant de ce logement, l’app iOS de mapy.cz m’indique plusieurs itinéraires compris entre 2,2 et 2,7 kilomètres pour un dénivelé positif de 62 mètres !
Soit 30 minutes de marche, sac au dos. C’est mon premier choix…

Mais dans une ville comme Aix-en-Provence, il y a également un chouette réseau de bus qui permet d’effacer une partie du chemin en m’amenant, si besoin, en périphérie de la vielle ville. À la Rotonde précédemment citée…

Mon trajet pédestre se réduit alors à moins de 600 mètres.
Ceci démontre en partie que l’on peut circuler sans difficultés à pied et/ou en bus dans cette ville…
Marcher jusqu’au centre ville au moindre prétexte (…expos, marché en plein air, passage à la librairie Goulard — l’équivalent de La Feltrinelli, Corso Vannucci à Perugia — ou commerces) est un excellent exercice quotidien…

…histoire de conserver une forme minimale…

Point perso : cette année…
Versus les deux années précédents…

Une révolution récente
La décision de piétonniser la vielle ville (lire cet article de 2011) tout en laissant circuler les véhicules des riverains disposant de garages, les véhicules de livraison faire leur boulot le matin et en organisant des lignes dans la vielle ville avec de petits transports électriques (diablines) a rendu la ville agréable au plaisir simple de la déambulation !

- Ici sur le Cours Mirabeau…

- Ou dans les rues étroites d’Aix-en-Provence… Il suffit de se signaler au chauffeur pour qu’il s’arrête…

- La densité automobile reste faible (…même s’il faut nuancer, cliché pris pendant les vacances de la Toussaint…!)
Rien à voir avec le centre-ville d’Aix que j’ai connu jadis, littéralement infesté de voitures. L’axe commercial nommé les allées provençales (aujourd’hui avenue Guiseppe Verdi) était alors un entrelacs d’ateliers et de petites voies qui ne manquait pas de charme…

Désormais le piéton est roi…

- Quelques voitures sont présentes mais c’est sans commune mesure avec la densité des années soixante-dix…!

En arrivant à l’été 2019, nous avons vu les derniers chantiers dont celui du bus électrique A qui relie le parking extérieur (le Krypton) à Saint-Mitre au Nord en passant par le campus universitaire (quartier des facultés) et le centre ville…

- Ces gros bus desservent tous les quartiers hors du centre ancien…
Il suffit de voir le nombre de touristes qui se balade, la foule des aixois faire leurs courses quotidiennement, celle du week-end sur les principaux marchés, les terrasses des restaurants pour le vérifier.

Seul souci, les trottinettes et vélos qui ne savent pas jouer de la sonnette…?!
Idem à Perugia…
Depuis 2005, Aix-en-Provence et Perugia ont des objectifs semblables à propos de la circulation, la piétonnisation et le stationnement.
En 2023, nous avons vécu à Perugia en Ombrie et, idem, la vielle ville haute a été piétonnisée en majeure partie (elle est ZTL).
Nous avons passé 5 mois à explorer Perugia quasi chaque voie à pied. L’endroit où nous avions garé notre jeep il y’a près de 40 ans n’est plus accessible en voiture comme il l’était alors.
En 2014, nous avions garé notre véhicule au nord (Parco Sant’Angelo) et idem en décembre 2022 !

En 2023, nous avons opté pour une place dans un parking public en périphérie (Piazzale Europa) mais jamais utilisé les bus. Et pour cause, cette ville s’est dotée très tôt d’escalators — dès 1983 — et d’un mini métro qui permet de relier la gare ferroviaire au centre ville historique.
Du confort au quotidien…
Est-ce que la piétonnisation fait de Aix-en-Provence et de Perugia des déserts urbains, commerciaux…? Non.
Au contraire, ne pas se soucier de prendre et garer sa voiture sont d’énormes avantages même si cela a été compliqué au départ avec certains commerçants nourris au mentra… « pas de parking, pas de business » qui s’avère …faux…!
Bref, facile de prendre un bus et redescendre à pied (ou inversement) à Aix-en-Provence. D’autant qu’il y a pas mal de parkings en périphérie très proche, que la vielle ville se traverse en 20/25 minutes…
À Perugia, en plus des parkings payants proches, un gigantesque parking gratuit qui accueille le Festival de Jazz est disponible avec une station dédiée du mini métro…
Et je ne reviens pas sur ses nombreux escalators…
À Perugia, nous étions au pied de la Via Sant’Ercolano, excellente mise en jambes quotidienne…!
Et dans ces deux villes, il suffit d’interroger les visiteurs étrangers, ravis de circuler sans se confronter à l’automobile, ravis de s’arrêter à tout propos, de prendre leur temps…!
- À Aix-en-Provence il y a quelques jours…

- À Perugia dès mars, les terrasses se remplissent…
