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Bonjour, je parle bien à Monsieur Barabari…?

Centre d'appels et démarchage à domicile

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Je viens de lire un très bon billet sur le blog ouinon.net qui évoque, en miroir, mon propre quotidien. Je vous engage à le lire car il est inutile que je revienne sur ce qui a été évoqué de manière fort plaisante par Christophe Druaux.

Et pourtant, le nombre de fois où je me retrouve dans une situation similaire, interpellé courtoisement au téléphone. Bonjour je parle bien à Monsieur Barabari…? alors même que j'ai décliné posément mon nom en décrochant. Le seul avantage de la présentation de mon nom est que le télévendeur pense parfois qu'il s'est planté dans la mesure ou ce n'est pas ce nom qui est inscrit sur la fiche affichée sur son écran. Et raccroche. Mais généralement, cet interlocuteur insiste et se présente. C'est souvent étrange. Sans vouloir vexer quiconque, j'ai du mal à amalgamer la voix (…quelque fois charmante) avec le titre annoncé, le propos de l'appel et, surtout, la difficulté à dérouler clairement l'objet de ce coup de fil inattendu… Non, je n'ai pas des revenus abondants qui méritent de l'optimisation fiscale…! Non, je suis satisfait de ma banque, de mon opérateur téléphonique, de ma couverture d'assurance maladie, que sais-je encore…!

J'ai tenté nombre de solutions.
La connivence, genre j'ai aussi fait ce boulot.
La gentillesse, type je ne vous envoie pas bouler, il fait beau chez vous…?
La résignation, mode faut que vous gagnez votre vie mais bon cela ne m'intéresse pas, essayez quand même de me convaincre…, etc.

Mais comme cela devient de plus en plus fréquent, après avoir essayé le… Ah, désolé, nous l'enterrons demain — de très mauvais goût et totalement inefficace, j'ai opté pour une formule ferme, concise suivie d'un coupure immédiate de la conversation avant même que mon interlocuteur ait le temps de sortir les avirons lors de son explication embrouillée 
Un simple "bonne journée…!" avec du vrai sourire dans la voix.

Deux ou trois fois, mon lointain correspondant m'a rappelé, n'ayant pas compris (…ou que trop…!) qu'il m'importunait mais cela c'est très vite calmé. Je me suis fait juste engueuler une fois, brièvement car j'ai raccroché à nouveau en prononçant ma phrase rituelle avec un plus grand sourire dans ma voix.

Néanmoins, avant de mettre un terme définitif à l'échange, j'analyse le contexte. Français laborieux, argumentaire ânonné, réverbération, déphasage, bruits de fond, qualité médiocre de la ligne et, bien entendu, angle abordé pour me contacter. Dans près de 99 % des cas, mon "bonne soirée" en mode amical clôt le sujet.

Mais il m'est arrivé également pour une fraîcheur de voix particulière, une tessiture sympathique, une présentation réussie, de passer un peu de temps avec mon interlocuteur. Étonnamment, ce dernier l'a bien perçu comme une respiration, une pause dans sa soirée parsemée de refus. Nous avons échangé quelques phrases d'humain à humain, entrecoupés de petits sourires téléphoniques puis nous nous sommes quittés sans rancoeur.

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Note(s) de lecteur(s)…

Jean M. ajoute ceci…
J'ai opté depuis longtemps pour le mode "connivent supérieur", efficace semble-t-il vu le peu d'appels vécus au quotidien.

"Connivent supérieur" consiste à laisser entendre au téléphoniste que l'on fait appel régulièrement à ce type de service (et donc qu'on en connait parfaitement les règles...)

2 cas :

J'ai le temps (et envie de le perdre) : Chaque phrase de l'interlocuteur est reformulée avec une suggestion de modification : vous voyez, à votre place, j'aurais plutôt dis ça... au bout de 4 ou 5 reformulations de ce type, on me raccroche au nez.

J'ai pas le temps (ou pas à le perdre) : Là, dès le départ, ça donne : "Dans votre plan de dialogue téléphonique, vous devez avoir un nombre d'objections au-delà duquel, vous DEVEZ laisser tomber, on va gagner du temps tous les deux, vous les avez eues..."


Jean-Fréderic D. propose une autre solution…
amorcer la conversation et poser le combiné :
selon le mode opératoire, le correpondant va aller quasiment au bout de son argumentation avant de s'apercevoir qu'il n'y a personne au bout du fil...
Reste plus qu'à racrocher après le biiip biiip biiip sonore

Arf !

le 23/12/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Vieillir chez soi | 1

Déni et manque d'anticipation

dans dans mon bocal | groummphh | vieillir

Bon, les prochains jours, urbanbike va réduire la voilure. Jamais simple de prendre le taureau par les cornes et d'essayer modestement de gérer des fins de parcours pour les rendre plus douces… En cause, un paquet de facteurs difficiles à cerner même si, nous tous, nous avons bien quelques idées à ce propos. Trop souvent, des décisions prises dix ou quinze ans plus tôt sans aucune anticipation. Des "non" décisions, quoi ; des "on verra plus tard". Ben "plus tard", on y est et rien n'a bougé. Plutôt empiré.

Sans oublier le plus gros déni, celui de se voir vieillir.

Ce manque d'anticipation, c'est que tout corps physique vieillissant peut lâcher, que la "maison de poupée" de l'époque peut devenir un enfer, que prendre sa voiture pour aller faire des courses met en danger tant le conducteur que les autres usagers des voies publiques. Je ne parle même pas de l'ascension de l'Annapurna que représente la montée d'un étage, des jambes qui se dérobent malgré l'usage d'une canne, des épreuves quotidiennes pires que celles d'intervilles… Comment ça, non ? Bien sûr que si : se laver, enjamber une baignoire, préparer un repas, faire sa vaisselle, fermer les volets, tout ceci demande à nos anciens une volonté sans faille.

C'est souvent d'autant plus rageant que l'on envisageait très bien la fin du film, que l'on a même la formation idoine et de solides arguments,. Sauf qu'il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Des solutions pratiques d'accessibilité existent mais, comme elles ressemblent de trop à celles préconisées pour les handicapés, elles sont souvent refusées. Pire, elles sont moquées alors que c'était le moment d'y penser et de les mettre simplement en œuvre. D'autant plus que le corps et l'esprit d'alors galopaient de concert et qu'il était facile d'anticiper, de préparer son logement pour ce futur inéluctable.

Dix ans après, "bingo"…!
Aucune satisfaction de ma part à découvrir que nos "fadaises" étaient fondées. La question, quand on se repasse le film, est de comprendre qu'est-ce qui a buggué ; pourquoi nos signaux, nos explications, nos solutions n'ont pas été prises en compte…?

Et puis la chute — dans toutes les définitions du mot — s'accélère sans qu'il soit toujours possible d'intervenir. À la limite, elle est presque souhaitable rapidement pour enfin intervenir. Sauf que dans de nombreux cas, on se heurte à un entêtement inoxydable, à un refus net et catégorique. Quand ce n'est pas à une perte de sens…!

Satisfaction d'avoir eu raison…? Aucune. Juste l'envie de tout envoyer paître par moments. D'autant que cette salve de problèmes tombe toujours au moment où tout se dégrade…!

Une météo exécrable alors qu'il faut emmener son petit monde à des tas d'examens sur des routes enneigées — la "maison de poupée" est évidemment loin du centre ville ; un engorgement délirant des urgences pour des causes incroyables comme celle expliquée hier par une professionnelle de santé, la mise à l'hôpital volontaire des "vieux" pour cause de fêtes de fin d'année (le vieux sous le sapin, c'est pas glamour…!)

Sans oublier les réticences mêmes de ceux même qu'il faut aider alors qu'il est clair que c'est urgent…! Ras le bol des "attends, attends, attends…" Attendre quoi…?

Voilà, lecteur, pourquoi urbanbike va se mettre un peu à la cape ces prochaines temps.

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Note : l'avantage de bosser chez soi, d'être indépendant, de faire son boulot en toutes circonstances (la nuit, quoi) et d'avoir des clients compréhensifs permet de gérer cela. Je troque mes chroniques quotidiennes pour le mode ambulancier, pousseur de fauteuil roulant, nettoyeur de paperasses. À ce propos, il me manque quasiment une lampe frontale lors de mes fouilles archéologiques dans les papiers nombreux et épars — comprendre planqués dans tous les coins de la maison — à la recherche de la carte vitale perdue, des attestations des assurances, etc.

Conserver un esprit de dérision et de l'humour permet de relativiser en toutes circonstances, fussent-elles parfois abomifreuses…!

À suivre…
Note(s) de lecteur(s)…

Oh…! Je pensais que seuls les sujets polémiques déclenchaient un afflux de commentaires (ici des mails). Merci à tous ceux (Aude, Olivier, Philippe, Dominique, Joël et bien d'autres…) qui m'ont écrit ce matin ou téléphoné, c'est très sympa, j'essaye de répondre à tous.
La situation est pour le moment sous contrôle (enfin, on croise les doigts) mais je note que ce sujet est étonnamment sensible. Comme l'écrit Thierry, Anticiper ses vieux jours, un vrai sujet. Merci aussi à FK qui est toubib et a un regard de l'intérieur du système (et c'est pas joli, joli…).

le 17/12/2009 à 09:19 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

WoordServe de chez Unite

Un support universel pour portable

dans bosser partout | dans mon bocal | voir

J'avais évoqué récemment le BookArc que j'utilise désormais pour caler mon MacBook Pro sur ma table de travail… Dominique m'a expédié un lien vers un produit tout aussi sympa et plus écologique dans l'esprit. Un support en bois qui fonctionne pour tous les portables qui supportent ce mode fermé pour alimenter un écran externe.

Hop, une image empruntée à Unite pour comprendre en situation comment cela se passe…

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Certes, pour vendre le produit, vous ne voyez pas les câbles sur l'image…!

Aussi, je n'hésite pas à vous les montrer sur mon BookArc (ah, c'est moins design ou glamour mais c'est la réalité — pratique ce G11 — même si il y a aussi ceux de mes disques derrière…!)

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NB : chez twelve south, les câbles disparaissent aussi…!

NB2 (du 06 juin 2010 à cause de François Bon :-) : depuis j'ai inversé la face de mon Mac, ce qui me permet de voir le pomme dans le bon sens…!

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le 04/12/2009 à 10:59 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #