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SSD comme… silence

Sur un MacBook Pro 17

dans bosser partout | dans mon bocal

Après avoir très (trop…?) longtemps hésité, j'ai fini par passer à l'acte. Et commandé une machine plus mobile que mon fidèle G5 après avoir obtenu l'accord de mes banquières. Si ce dernier est parfait pour mes tâches habituelles d'écriture, de gestion de bases de données ou de consultation internet et même de mise en page, ce sont les actions sur les images qui commençaient à me poser de sérieux problèmes. Entre des applications qui nécessitent de plus en plus de puissance et celles carrément arrêtées pour cause de changement de processeur — voir d'OS, l'avenir du PPC dans cet univers spécifique s'annonce bouché. Il n'y a avait pas réellement d'urgence, juste de l'inconfort, du temps perdu à attendre que telle tâche soit effectuée, etc.

Du coup, j'ai opté pour un portable, ayant utilisé trois ans de rang un Apple Titanium 667 entre mon bureau et mon domicile à l'époque où j'effectuais encore des allers et retours quotidiens sur Paris.

L'idée est de n'avoir plus qu'une seule machine, ne plus utiliser de manière intermittente un portable pour mes déplacements ou mes rendez-vous client. Bref, d'éviter de me retrouver au loin avec, comme par hasard, un fichier ou, pire une typo ou une application manquant…! Du vécu, du stress et une autre forme de temps perdu…!

Du coup l'option portable me semble une bonne alternative d'autant que je pense étendre mon concept de nomadisme domestique…! Me donner la possibilité d'éviter un climat caniculaire en été ou les chutes drastiques du thermomètre dans ce qui me sert de bureau en fuyant dans d'autres pièces nettement plus tempérées…!

Bien entendu il est possible de déplacer un iMac comme le nouveau 27 aux performances vertigineuses mais, en cas de coupure de courant, cela ne fonctionne pas du tout. Bref, le portable ne semble une solution adaptée à mon usage (je n'évoque que mes besoins, chacun étant un cas particulier, CQFD).

Une configuration atypique
Au risque de passer pour un blaireau, je me suis décidé pour toutes les options décriées à longueur de forum, celles vilipendées par des pros anonymes dans des commentaires vénéneux… Au mieux ! En résumé, un 17 pouces qui adresse autant de pixels qu'un écran 24 pouces (j'en avais discuté avec Lucas comme avec Dominique) ; un simple Core duo alors que l'on est à la veille de processeurs nettement plus puissants (dixit les road maps d'Intel) pour les portables ; un disque SSD (si, si, j'ai bien lu le lien que Guillaume Gete m'a fait parvenir sur les 5 bonnes raisons de ne pas acheter de SSD). Bref, j'ai tout faux selon les critères en vigueur !

20091118-IMG_0589_ub.jpg

Alors ? Alors quoi ?! J'ai reçu cette machine mercredi midi. J'ai transféré le soir en trois heures toutes mes données via l'application de migration proposée par Apple en utilisant un câble Firewire 800 entre mon G5 bi-bro en mode T comme Target et ce portable.

Au bout de l'opération, un redémarrage avec mes codes d'administrateur, une mise à jour de quelques composants Applesques et de réelles surprises.
Des bonnes, voire très bonnes surprises.

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D'abord la migration impeccable de toutes mes applications avec leurs préférences et leurs licences à quelques exceptions près. ProLexis qui tournait en mode démo (…mais retour de licence codée dès le lendemain matin suite à mon courriel du soir, merci…!) et Synchronize! Pro X qu'il m'a fallu mettre à jour pour une simple raison de compatibilité avec OSX 10.6.x, tout a fonctionné d'emblée…

Ensuite ce sont les caractéristiques propres à cette machine qui m'ont séduit et qui continuent à me séduire au moment où je rédige ces lignes. Je n'ai pas encore eu le temps de connecter ce portable à un 24 pouces ni à un clavier étendu, je l'utilise tel. Ce qui m'a frappé est la qualité de l'écran — ce 17 pouces affiche autant de pixels que mon écran de 24 pouces, à savoir 1900 par 1200 pixels — et un élément de confort que j'avais oublié depuis plus de 5 ans, le silence.

Le SSD ne fait aucun bruit. Aucun. Ce sont désormais mes disques externes que je trouvais silencieux qui s'entendent…!

Ensuite avec ce SSD, ce portable ne chauffe pratiquement pas. Au bout d'une journée de travail, la face arrière est tiède. Pas chaude ni brulante, tiède…! Pas besoin de coussin pour le poser sur ses jambes.

La vitesse de réaction de ce disque est incroyable. Certes, j'ai opté pour un 3.06 avec de la RAM en abondance (vieille habitude) et je ne laisse sur ce SSD que le système, mes applications, mes utilitaires et mes fontes. Mes dossiers de travail sont sur des disques externes comme d'habitude. D'abord pour afficher le bureau à partir du moment où je rentre mon login et password, je compte jusqu'à 10 secondes. Avec mon G5, il me fallait patienter près de deux minutes. Enfin, pour lancer une application, c'est immédiat et là aussi, c'est très agréable de ne plus attendre.

Côté performances, l'affichage des vignettes sous DPP n'est plus un calvaire et le défilement des images sous Lightroom se fait immédiatement ce qui accélère leur correction.

20091121_ub_001.jpg

Côté regrets mais dus à Snow Leopard, la gestion de mes vieilles imprimantes. C'est un peu énervant que mes deux QMS increvables dont ma 1660 soient disqualifiées. Du coup je conserve mon G5 comme backup (et pour cause, toutes mes applications sont en place, la migration vers le portable n'a rien détruit) et départ d'impression.

Et l'écran…? Ce miroir quasi inutilisable…?!
Pour l'instant, je ne me prononce pas même si je le trouve très agréable pour bosser. J'attends de connecter simultanément mon 24 pouces en recopie d'écran pur juger des mêmes éléments.

J'oubliais le Trackpad Multi-Touch. Encore un truc renversant dès lors que l'on a compris qu'il ne fonctionnait pas de la même manière avec un, deux, trois ou quatre doigts…! Bien que très attaché à ma souris Apple pré-pubère (celle avec boutons…!), la possibilité de circuler dans Lightroom par exemple avec le trackpad est fluide… À condition de s'entrainer…!! Le contact est soyeux et agréable. Bon, il faut mémoriser les actions mais c'est jouable.

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À suivre.
Note(s) de lecteur(s)…

Nicolas ajoute ceci :
Si ça peut te conforter,
J'ai fait presque exactement les mêmes choix
au mois de juin pour les mêmes raisons.
Fini les 2 ordis, fini le gros macpro.

macbook pro 17 pouces, le même.
SSD (256 giga, donc cher, mais j'ai déjà crashé un DD dans un portable,
je suis aussi assez mobile et peu soigneux : pour moi un portable se porte.)
et écran 30 pouces mat avant qu'il ne disparaisse, génial.
le 17 pouces supporte même les deux écrans : le sien + le 30 pouces !

et évidemment, coquetterie : un vieux apple extended keyboard (insurpassé :-)
avec une souris logitech filaire, franchement meilleure que les Apple.

Donc une config haut de gamme, mobile.
En revanche, je garde toutes mes données de travail
dans le portable, pas sur un disque externe.
Sauvegardes abondantes, automatiques.

PS : seul regret, je confirme que l'écran brillant est inutilisable
(en déplacement, dans le train, etc.) mais tant pis, je ne changerai
que dans de nombreux mois.

le 21/11/2009 à 09:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Concevoir des bâtiments en bottes de paille

André de Bouter et Bruce King

dans architecture | dans mon bocal | potager

Pourquoi ce livre ce soir…? Pour coller à l'actualité…! Explication…!

Aujourd'hui et demain se tiennent les rencontres nationales de construction en paille à Eymoutiers (87). Construire en paille n'est pas une douce utopie prônée par quelques illuminés mais bien une manière de concevoir un habitat écologique.

Des exemples de plus en plus fréquents apparaissent ci et là : la coopérative Kolotec, ce blog qui a suivi l'auto-construction d'une telle maison, la maison de Richard Saouzanet, etc. Une simple recherche via Google vous en dira bien plus.

Certes, les exemples ne manquent pas mais il manquait un ouvrage qui regroupe tous les points indispensables pour se lancer dans un projet, un livre qui évoque tant les problèmes de structure que d'humidité, d'isolation, des risques au feu, des problèmes acoustiques, de choix et enduits. En, surtout, qui évoque les codes et normes propres à nos régions.

Aux USA, construire en paille est une réalité et l'éditeur greenbuildingpress.com a édité un livre de référence à ce sujet, celui de Bruce King, Design of Straw Bale Buildings. L'auteur participe par ailleurs au site ecobuildnetwork.org.

Et chez nous…? C'est ici où intervient André de Bouter avec La Maison en Paille. Avec Odile Bruder qui a assuré la traduction, il s'est attelé à l'adaptation de l'ouvrage de Bruce King à notre environnement.

Voici désormais un ouvrage de référence de 320 pages en grand format, très illustré et superbement mis en page, qui déroule tous les problèmes que vous pouvez rencontrer dans votre projet. Ce livre est autant destiné aux particuliers qu'aux entrepreneurs et architectes soucieux désormais de penser construction écologique.

Je ne résiste pas à citer Luc Floissac (je copie/colle), conseiller environnemental, chercheur à l’école d’architecture de Toulouse, porte-parole du Réseau Français de la Construction en Paille Les Compaillons.
La version américaine de ce livre recèle une quantité impressionnante et jusque là inédite de données techniques et scientifiques sur la construction en bottes de paille. La version française que vous avez entre les mains, ne se limite pas à une simple traduction mais intègre en plus des problématiques spécifiques au contexte technique et réglementaire français. Cet ouvrage séduira les plus exigeants car la construction en paille y est abordée à la fois de manière rigoureuse et pédagogique.

Ce livre fait en outre la démonstration qu’une approche écologique de la construction de bâtiments performants et confortables est possible à partir de matériaux peu transformés. Il met en évidence l’importance du savoir-faire, de la gestion des détails dans les projets de construction tout en ouvrant un immense espace de création aux concepteurs. Je conseille donc à toute personne ou entreprise souhaitant construire en paille de lire et relire ce document jusqu’à en faire un de ses livres de chevet !

Bref, LA référence de tous ceux qui souhaitent aujourd'hui s'investir dans un tel projet.




Concevoir des bâtiments en bottes de paille
Adaptation française de l’ouvrage Design of Straw Bale Buildings de Bruce King sous la direction d’André de Bouter
Traduction de l’américain par Odile Bruder

Eyrolles | La Maison en Paille
9782952265331 | 49 €



Je place ce lien même si je sais qu'il est indisponible en ligne car uniquement en stock à la librairie Eyrolles ou disponible via La Maison en Paille. Bref, faites un saut à la Librairie Eyrolles à Paris ou passez par le formulaire de La Maison en Paille pour l'obtenir…

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NB : pas d'inquiétudes, ce type de maison tient même aux assauts du loup…!

le 14/11/2009 à 18:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Où sont les bougies…? Et les allumettes…??

En attendant la grande panne…!

dans dans mon bocal | groummphh | potager | usages

4 heures sans électricité au Brésil la semaine dernière, un scénario improbable par chez nous…? Pas si certain avec une fabrication en baisse en France (30 % des centrales en maintenance) et des imports d'Espagne ou de Belgique.

Bref, hormis réduire individuellement notre consommation (éteindre les produits en veille, utiliser des lampes basse consommation, éviter de laisser éclairées des pièces alors que nous n'y stationnons pas, etc.), il n'est pas inutile de prévoir la coupure en cas de forte demande électrique.

Et, en prévision de ces situations là, mettre de côté bougies et allumettes…!

Autre option qui n'engage que l'auteur de ces lignes, la lumière à la demande avec ce système quasi perpétuel qui ne requiert que vos propres efforts musculaires, à savoir tourner la petite manivelle pour actionner une dynamo qui délivrera à son tour du courant pour alimenter les leds…!

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Il existe des versions avec lampe frontale et d'autre capables même de recharger votre téléphone portable.

L'intérêt de ce type de produit…? Pas besoin de retrouver dans le noir les bougies planquées au haut du dernier placard de la cuisine ou les allumettes au fond du tiroir, pas de mauvaise surprise de tomber — comme par hasard — sur des piles à bout de souffle ou une batterie non rechargée…
Info(s) pratique(s)…

Utilisé hier soir comme lampe de chevet. Quelques tours de manivelle (une quinzaine) et, hop ! À moi la lecture de Un zoo en hiver de Jirô Taniguchi — 232 pages — sans avoir besoin de remouliner… Et en mode 3 leds actives (pleine puissance).

le 14/11/2009 à 13:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #