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Concevoir des bâtiments bioclimatiques | Fondements et méthodes

Pierre Fernandez et Pierre Lavigne

dans ancres | architecture | dans mon bocal | lire | potager

Développement durable, HQE, bioclimatique, des incitations très légitimes à réduire tant la consommation énergétique des bâtiments que de les concevoir de manière durable, à choisir des matériaux plus respectueux de l’environnement, etc.

Pour pas mal de personnes, cela s’arrête souvent au choix des matériaux. Et d’aucuns de décrier le béton, plébisciter le bois, etc.. Si l’on peut gloser et s’invectiver à ce propos, ce n’est qu’une fraction du problème. Le livre édité par les éditions du Moniteur revient sur toutes les contraintes de la conception d’un bâtiment bioclimatique et le feuilletage du livre m'a remis en mémoire nombre de réalisations construites ces dernières décennies. Celles oubliant l’incidence de la forme et de la taille des bâtiments (chapitre 13). Ou celles faisant l'impasse sur les problèmes aux turbulences générées par le vent (chapitre 24)… Chacun a en tête sa collection particulière de lieux et bâtiments que l'on ressent comme particulièrement ratés, ce livre nous délivrant un certain nombre de clés.

Ce qui est également intéressant dans les 30 chapitres et les annexes qui composent cet ouvrage, c’est de rappeler que des solutions intelligentes ont été trouvées localement par les habitants vivants sous certaines latitudes et qu’il serait astucieux de s’en inspirer à nouveau… Illustration…

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Photo d’une maison laotienne (©Michaël Thévenet)

Murs « Trombe » pour capter la chaleur du soleil, brise-soleil, flux d’air pour assurer la ventilation naturelle d’un logement, puits de fraîcheur, ombre, utilisation de l’eau, plantations pour bloquer le rayonnement solaire ou les échanges par rayonnement infrarouge entre façades, toutes ces notions sont revues de manière claires et systématiques. Et selon que l’on soit en pays froid ou chaud.

L’intérêt d’un tel ouvrage est bien d’expliquer, à l’aide de courbes et de leurs équations respectives, les incidences de tous ces points à prendre en considération. Le tout appuyé par un texte précis et de très nombreux schémas. Bref, rappeler pour chaque point les paramètres indispensables.

Ainsi ceux qui constituent ce truc bizarre que l’on nomme « confort » avec les notions de température mais également d’hygrométrie. Dont la thermophysiologie humaine…!

Là, devant mon écran, ma production de chaleur oscille entre 105 et 140 W. Bien moins que le gars qui bosse, par exemple, dans un garage à démontrer un moteur et qui lui peut atteindre… 700 W !

Bref un excellent ouvrage à l’usage des architectes et des constructeurs mais, surtout, un bouquin de référence à mettre entre les mains de tous les étudiants en architecture mais aussi entre celles des élèves ingénieurs qui se destinent à l’univers du bâtiment pour leur éviter de négliger ces notions essentielles dans la conception de nouveaux produits.

430 pages grands format très aérées sur deux colonnes et agréables à lire, excellente iconographie, schémas clairs. Le type de bouquin que j’aurais aimé avoir lors de mes propres études, notamment pour dynamiter certains préjugés d’alors. Mais ceci est une autre histoire.

Comme le disent les auteurs…
L’architecture est fatalement climatique, il n’y a architecture que lorsqu’il y a contraintes. Le climat en est une à laquelle on n’échappe pas.




Concevoir des bâtiments bioclimatiques
Fondements et méthodes
Pierre Fernandez et Pierre Lavigne
Éditions du Moniteur
9782281114546 | 85 €

Vous trouverez le sommaire complet sur ce lien…



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le 21/01/2010 à 09:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Voigtländer Ultron SL II pour Canon | 3

Neige matinale

dans dans mon bocal | photo

Ficher brut de correction… 1/13° | f/2.2 | 200 ISO

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Sympathique piqué…! Après chacun traite à son idée, selon son ressenti.

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Bref, il neige ce matin !

Pour mémoire :
Divers produits Canon chroniqués…

le 07/01/2010 à 08:35 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bonjour, je parle bien à Monsieur Barabari…?

Centre d'appels et démarchage à domicile

dans bosser partout | dans mon bocal | groummphh

Je viens de lire un très bon billet sur le blog ouinon.net qui évoque, en miroir, mon propre quotidien. Je vous engage à le lire car il est inutile que je revienne sur ce qui a été évoqué de manière fort plaisante par Christophe Druaux.

Et pourtant, le nombre de fois où je me retrouve dans une situation similaire, interpellé courtoisement au téléphone. Bonjour je parle bien à Monsieur Barabari…? alors même que j'ai décliné posément mon nom en décrochant. Le seul avantage de la présentation de mon nom est que le télévendeur pense parfois qu'il s'est planté dans la mesure ou ce n'est pas ce nom qui est inscrit sur la fiche affichée sur son écran. Et raccroche. Mais généralement, cet interlocuteur insiste et se présente. C'est souvent étrange. Sans vouloir vexer quiconque, j'ai du mal à amalgamer la voix (…quelque fois charmante) avec le titre annoncé, le propos de l'appel et, surtout, la difficulté à dérouler clairement l'objet de ce coup de fil inattendu… Non, je n'ai pas des revenus abondants qui méritent de l'optimisation fiscale…! Non, je suis satisfait de ma banque, de mon opérateur téléphonique, de ma couverture d'assurance maladie, que sais-je encore…!

J'ai tenté nombre de solutions.
La connivence, genre j'ai aussi fait ce boulot.
La gentillesse, type je ne vous envoie pas bouler, il fait beau chez vous…?
La résignation, mode faut que vous gagnez votre vie mais bon cela ne m'intéresse pas, essayez quand même de me convaincre…, etc.

Mais comme cela devient de plus en plus fréquent, après avoir essayé le… Ah, désolé, nous l'enterrons demain — de très mauvais goût et totalement inefficace, j'ai opté pour une formule ferme, concise suivie d'un coupure immédiate de la conversation avant même que mon interlocuteur ait le temps de sortir les avirons lors de son explication embrouillée 
Un simple "bonne journée…!" avec du vrai sourire dans la voix.

Deux ou trois fois, mon lointain correspondant m'a rappelé, n'ayant pas compris (…ou que trop…!) qu'il m'importunait mais cela c'est très vite calmé. Je me suis fait juste engueuler une fois, brièvement car j'ai raccroché à nouveau en prononçant ma phrase rituelle avec un plus grand sourire dans ma voix.

Néanmoins, avant de mettre un terme définitif à l'échange, j'analyse le contexte. Français laborieux, argumentaire ânonné, réverbération, déphasage, bruits de fond, qualité médiocre de la ligne et, bien entendu, angle abordé pour me contacter. Dans près de 99 % des cas, mon "bonne soirée" en mode amical clôt le sujet.

Mais il m'est arrivé également pour une fraîcheur de voix particulière, une tessiture sympathique, une présentation réussie, de passer un peu de temps avec mon interlocuteur. Étonnamment, ce dernier l'a bien perçu comme une respiration, une pause dans sa soirée parsemée de refus. Nous avons échangé quelques phrases d'humain à humain, entrecoupés de petits sourires téléphoniques puis nous nous sommes quittés sans rancoeur.

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Note(s) de lecteur(s)…

Jean M. ajoute ceci…
J'ai opté depuis longtemps pour le mode "connivent supérieur", efficace semble-t-il vu le peu d'appels vécus au quotidien.

"Connivent supérieur" consiste à laisser entendre au téléphoniste que l'on fait appel régulièrement à ce type de service (et donc qu'on en connait parfaitement les règles...)

2 cas :

J'ai le temps (et envie de le perdre) : Chaque phrase de l'interlocuteur est reformulée avec une suggestion de modification : vous voyez, à votre place, j'aurais plutôt dis ça... au bout de 4 ou 5 reformulations de ce type, on me raccroche au nez.

J'ai pas le temps (ou pas à le perdre) : Là, dès le départ, ça donne : "Dans votre plan de dialogue téléphonique, vous devez avoir un nombre d'objections au-delà duquel, vous DEVEZ laisser tomber, on va gagner du temps tous les deux, vous les avez eues..."


Jean-Fréderic D. propose une autre solution…
amorcer la conversation et poser le combiné :
selon le mode opératoire, le correpondant va aller quasiment au bout de son argumentation avant de s'apercevoir qu'il n'y a personne au bout du fil...
Reste plus qu'à racrocher après le biiip biiip biiip sonore

Arf !

le 23/12/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #